En Italie, le service minimum requis également dans les musées

Le Colisée, à Rome
Le Colisée, à Rome - © GABRIEL BOUYS - AFP

Le parlement italien a approuvé jeudi le projet de loi obligeant les musées et monuments publics à un service minimum en cas de mouvement social, pour tenter de mettre fin aux fermetures intempestives frustrantes pour les touristes.

Cette année, les touristes venant découvrir le Colisée à Rome et le site archéologique de Pompéi, les deux sites les plus visités du pays, ont plusieurs fois trouvé portes closes en raison d'une réunion syndicale.

Furieux de ces incidents à répétition répercutés dans le monde entier, le gouvernement a présenté en septembre un projet de loi "Colisée" intégrant les lieux de culture et d'histoire aux "services publics essentiels" comme les transports, la santé ou l'éducation, où le droit de grève est plus réglementé.

Validée en première lecture par l'assemblée, qui avait cependant restreint la portée du texte aux sites publics, la loi a été adoptée jeudi au Sénat par 138 voix contre 67 et 14 abstentions, dans les mêmes termes puisque tous les amendements présentés par les sénateurs ont été rejetés.

"Le décret-loi 'Colisée' est devenu loi. Les musées, les archives, les bibliothèques deviennent des services publics essentiels, comme les écoles, les hôpitaux, les transports", s'est réjoui le ministre de la Culture, Dario Franceschini, sur Twitter.


Belga