Des tribus amérindiennes s'opposent à une nouvelle vente d'objets sacrés à Paris

Masque sacré Hopi
Masque sacré Hopi - © MIGUEL MEDINA - AFP

Des représentants de tribus amérindiennes ont décidé d'introduire un recours contre une nouvelle vente aux enchères d'objets sacrés prévue mercredi à Paris.

La vente, qui doit se tenir à la maison d'enchères Drouot, comprend une dizaine de masques et de statuettes des tribus Hopi et Acoma, dont certaines pièces estimées à plusieurs dizaines de milliers d'euros.

Le président de la tribu Hopi d'Arizona, le gouverneur de la tribu du Pueblo Acoma, du Nouveau-Mexique, ainsi que le "Holocaust Art Restitution Project" (Harp) ont annoncé dans un communiqué conjoint le dépôt d'"une requête devant le Conseil des ventes français afin d'obtenir la suspension administrative de la vente".

"Pour des raisons légales, culturelles et morales, ces objets ne peuvent ni être vendus ni faire l'objet de transactions", estime Ori Z. Soltes, président de l'Harp, organisation basée à Washington qui se consacre à l'identification et à la restitution d'oeuvres d'art volées.

"Nous déposerons toutes les requêtes pertinentes afin de protéger les droits des Acoma et des Hopi devant les juridictions", ajoute Ori Z. Soltes.

A quatre reprises depuis 2013, des tribus amérindiennes ont tenté de faire interdire des ventes similaires en France, sans jamais obtenir gain de cause.

La tribu Hopi, reconnue par le gouvernement des États-Unis, est l'une des tribus traditionnelles les plus religieuses du pays. Elle compte 18.000 membres qui vivent dans le nord-ouest de l'Arizona.

La tribu du Pueblo Acoma, elle aussi reconnue par le gouvernement fédéral, vit à l'ouest d'Albuquerque, au Nouveau Mexique. C'est l'une des plus anciennes communautés tribales des Etats-Unis, ses traditions remontant à plus de deux mille ans.


Belga