Des artistes new-yorkais remplaceront des affiches publicitaires par de l'art tout au long de 2017

Affiche de la série "Shipwrecks of Unicorn Beach" par Adam Wallacavage placée au croisement de Lorimer Street et de la Metropolitan Avenue à Williamsburg, Brooklyn
Affiche de la série "Shipwrecks of Unicorn Beach" par Adam Wallacavage placée au croisement de Lorimer Street et de la Metropolitan Avenue à Williamsburg, Brooklyn - © Photo by Luna Park

Un collectif new-yorkais lance un projet qui prend des airs de guérilla publique: il vise à remplacer les affiches publicitaires de la rue par des oeuvres d'art ces 52 prochaines semaines.

Toutes les semaines pendant un an, Art in Ad Places (AiAP) s'associera à un nouvel artiste pour coller des affiches artistiques sur les cabines téléphoniques de New York, "une réponse active et artistique à la prolifération infinie de la publicité urbaine à New York et ailleurs", selon AiAP.

Les origines du projet remontent au printemps 2016. À l'époque, l'une des chargées du projet, Caroline Caldwell, passait tous les jours devant une publicité pour un remodelage fessier brésilien à Greenpoint (Brooklyn) et détestait son message. AiAP serait une "réponse à la croyance selon laquelle l'argent peut acheter de la visibilité, peu importe le message".

Caroline Caldwell travaille avec RJ Rushmore, autre responsable du projet, ainsi qu'une petite équipe d'artistes et d'amateurs d'art.

La semaine dernière, AiAP a initié son projet avec une affiche de l'artiste de Philadelphie Adam Wallacavage issue de sa série "Shipwrecks of Unicorn Beach". Elle a été placée au croisement de Lorimer Street et de la Metropolitan Avenue à Williamsburg, Brooklyn.

Adam Wallacavage explique à Hyperallergic: "J'aime l'idée que quelqu'un, en voyant mon oeuvre, se demande ce qu'il est censé acheter ou bien où se cache le slogan inexistant".

L'équipe publiera les photos de ses futures affiches sur les réseaux sociaux, ainsi que les biographies des artistes sur son site web. On peut suivre le travail d'Art in Ad Places sur www.artinadplaces.com, sur Instagram (avec le tag "Why are there even still phone booths?") ou sur Facebook.