Christie's mettra en vente une oeuvre de Nicolas de Staël estimée à plus de 18 millions d'euros

Nicolas de Staël, "Parc des Princes" (1952)
Nicolas de Staël, "Parc des Princes" (1952) - © Courtesy of Christie's

"Parc des Princes" sera mis en vente à l'ouverture de la Foire internationale d'art contemporain (FIAC) à Paris, qui se tiendra du 17 au 20 octobre.

Le tableau aux impressionnantes dimensions appartient à la série des "Footballeurs". L'artiste né en Russie l'a créé après avoir assisté à un match au stade parisien du Parc de Princes au début des années 50. Figure montante de l'art abstrait à son époque, De Staël s'est logiquement davantage intéressé à la forme et aux couleurs des joueurs qu'à leur performance physique. "Les Footballeurs" marquent un tournant dans la carrière du peintre, qui choisit une palette chromatique plus vaste et délaisse ses fameux effets de matière (impasto).

"Parc des Princes", resté dans la famille De Staël depuis la mort de l'artiste en 1955, devrait rapporter entre 18 millions et 25 millions d'euros. Le record de 12,1 millions de dollars (10,8 millions d'euros) en 2018 pour "Nu Debout" chez Christie's New York devrait donc être pulvérisé.

"C'est un honneur pour nous de présenter une œuvre qui appartient à l'Histoire de l'art du XXe siècle à Paris lors de la FIAC. Le "Parc des Princes" est un chef d'œuvre de Nicolas de Staël, l'une des œuvres plus symptomatiques des enjeux picturaux de l'immédiate après-guerre. Nous pensons que le marché accueillera ce tableau inédit avec le même enthousiasme qui nous anime.", affirme Pierre Martin-Vivier, Directeur International des Arts du XXe siècle, dans un communiqué.

"Parc des Princes" de Staël sera au catalogue de la vente parisienne du 17 octobre, jour d'ouverture de la foire.

Depuis quelques années, Christie's propose des œuvres de très grande renommée lors de ses ventes à la FIAC. Celle de 2017, consacrée à l'Avant-garde, s'est ouverte sur la sculpture d'Alberto Giacometti "Grand Femme II", qui a rapporté 24,9 millions d'euros, un record en France cette année-là.

Les publications spécialisées attribuent cette tendance au contexte d'incertitude croissante liée au Brexit et à ses conséquences sur le marché international de l'art. Le phénomène offre du relief à Paris en tant que place forte dans ce domaine.

Récemment, David Zwirner, l'un des poids lourds du marché de l'art au niveau mondial, a annoncé que sa sixième galerie internationale s'installerait cet automne dans la capitale française. "Le Brexit change la donne. Après le mois d'octobre, ma galerie londonienne deviendra une galerie britannique, et non plus européenne. Je suis Européen et je souhaite que ma galerie le soit aussi", affirme David Zwirner au Financial Times.

archives France 3