"Ceci n'est pas un graffiti" : un art plus très street ?

"Ceci n'est pas un graffiti" : un art plus très street ?
"Ceci n'est pas un graffiti" : un art plus très street ? - © TDR

Dans une nouvelle websérie, Arte s'intéresse à l'art qui nous vient de la rue : le graffiti, le "graff", le "tag" ou l'art des vandales.

 

Réalisée par Jim Gabaret et Samuel Boujnah pour Arte, la série "Ceci n'est pas un graffiti" se penche sur ce mouvement artistique bien particulier né dans la rue. Contrairement à ce que l'on peut penser, le graff est un art qui date de l'Antiquité où il prenait la forme d'inscriptions creusées dans les murs. Aujourd'hui, le tag est davantage exercé à l'aide d'aérosols ou autres marqueurs et est souvent utilisé pour transmettre un message : du "j'existe" au message politique ou social, le graffiti est toujours porteur de sens pour son concepteur. 

Ce qui fait aussi la particularité de cet art de rue c'est son lien avec l'illégalité. Le vrai graffiti est généralement exercé sans le consentement des propriétaires des murs qui sont utilisés comme toile de fond de l'expression artistique. Il existe autant de styles de graffitis que de peintures, puisque c'est un art à part entière. Mais depuis quelques années, le graff s'exporte dans les musées et les graffeurs sont considérés comme des stars, on pense à Bansky, Basquiat ou encore chez nous Denis Meyers. Le mouvement artistique ne perd-il pas un peu de son essence en entrant dans la légalité et en laissant l'argent lui donner une valeur ?

 

"Ceci n'est pas un graffiti" se penche sur le graff français en particulier avec des artistes comme VLP, Miss.Tic, Kashink, Speedy Graphito, Jean-Charles de Castelbajac. En 10 épisodes, la série retrace l'histoire du street-art, ses enjeux et son paradoxe actuel.

 

A voir sur Arte depuis le 20 mars 2017.