"Carambolages" : le concept d'exposition repensé au Grand Palais

Pied reliquaire de saint Adalhard, Italie, XIVe siècle
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Pied reliquaire de saint Adalhard, Italie, XIVe siècle - © Rmn-Grand Palais (musée de Cluny - musée national du Moyen-Âge) / Franck Raux

Du 2 mars au 4 juillet 2016, le Grand Palais à Paris accueille l'exposition "Carambolages". Pas question ici de chocs entre plusieurs véhicules mais de rencontres entre œuvres, en rupture avec la conception traditionnelle des expositions d'art.

"Carambolages" propose un voyage dans l'art mondial à travers plus de 180 pièces issues de toutes les époques et de toutes les cultures. Celles-ci ne sont pas choisies en fonction de leur contexte de création mais plutôt pour leur effet visuel.

Pour ce qui est de leur organisation, chacune d'entre elles dépend de celle qui la précède et de celle qui la suit. Des associations qui lient des œuvres comme celles de Boucher, Giacometti, Rembrandt, Dürer, Man Ray ou encore Annette Messager.

Ainsi, l'exposition se défait des impératifs liés à la chronologie, aux courants de l'histoire de l'art, pour donner un accrochage qui évoque celui des collections privées, mélangeant ainsi des ex-voto antiques à des pièces contemporaines ou des peintures occidentales et orientales.

Les œuvres présentées proviennent d'établissements comme la Bibliothèque nationale de France, le Centre Pompidou, le Musée du Louvre, le Musée national des Arts asiatiques-Guimet, le Musée du quai Branly ou encore le Musée Barbier-Mueller de Genève.

L'exposition se présente comme un "aperçu des désirs, peurs ou espoirs de l'humanité qui font écho aux siens".

 

("Carambolages" du 2 mars au 4 juillet 2016 au Grand Palais à Paris: www.grandpalais.fr)