Mais qui est Drue Kataoka ? Elle explose sur Clubhouse et expose dans l'espace

L'artiste Drue Kataoka est devenue le nouveau visage de l'application Clubhouse.
L'artiste Drue Kataoka est devenue le nouveau visage de l'application Clubhouse. - © Courtesy of Drue Katoaka Studios - Pohot by Spencer A. Brown

Une nouvelle icône est née. Drue Kataoka est devenue la nouvelle égérie de Clubhouse, l’application de salons vocaux qui ne cesse de gagner en popularité depuis le début de la pandémie. Retour sur le parcours de l’artiste américaine dont le travail mêle art et nouvelles technologies.

Depuis ses débuts en mars, Clubhouse a su attirer du beau monde dans ses salons de discussion. De grands noms du rap comme Drake et Wiz Khalifa y découvrent des morceaux en cours de composition, tandis que des géants de la tech comme Elon Musk ou Mark Zuckerberg y font des apparitions pour parler des crypto-monnaies, de la réalité virtuelle et même de Facebook.

Une figure du monde de l’art est également devenue incontournable sur le réseau social phénomène : Drue Kataoka. A tel point que Clubhouse a fait de l’artiste et activiste américaine sa nouvelle égérie et affichera son visage à la place de son logo durant tout le mois de mai. Elle est la huitième personne à avoir été sélectionnée pour ce rôle, ainsi que la première artiste visuelle et femme d’origine asiatique à être mise en avant par l’application. Une distinction que Drue Kataoka estime être "une reconnaissance collective pour les activistes et les artistes de la plateforme qui ont été l’âme de tant de salons".

Dans la lutte contre le racisme anti-asiatique

L’Américaine a été l’une des premières à rejoindre Clubhouse, où elle a notamment lancé "The Art Club". Ce salon de discussion se définit comme un "espace inclusif pour tous ceux qui aiment et veulent discuter ou créer dans l’espace artistique". Une formule qui semble plaire puisque "The Art Club" est suivi par plus de 99.500 personnes sur le réseau social. Si certaines voix s’élèvent contre l’aspect "réseautage" inhérent à Clubhouse, Drue Kataoka a su le mettre à profit pour la bonne cause. La plasticienne a été la figure de proue de nombreuses initiatives philanthropiques telles que #24HoursOfLove et la campagne #StopAsianHate, qui a permis de récolter près de 85.000 dollars pour la Asian-American Federation.

#stopasianhate, campagne réalisé par Drue Kataoka

#stopasianhate est une campagne réalisé par Drue Kataoka.

Une œuvre dans l’espace

En plus de son engagement philanthropique, Drue Kataoka est connue pour son travail à la croisée de l’art et de la technologie. Elle y intègre des techniques anciennes de peinture à l’encre japonaise avec des ondes cérébrales, des miroirs et des technologies mobiles. La preuve avec "UP !", une œuvre d’art conceptuelle que la plasticienne avait créée en 2008 pour la première exposition d’art en apesanteur à la Station spatiale internationale. Cette pièce avait été conçue pour être séparée en deux : une partie a ainsi voyagé dans l’espace aux côtés de Richard Garriott tandis que l’autre est restée sur Terre. "Ainsi, l’unité des parties cosmiques et terrestres du tableau symbolise la dualité de la mission, du programme spatial et de l’histoire d’amour de l’humanité avec l’espace", a expliqué Drue Kataoka sur son site officiel.

Ses premiers pas vers les NFT

Si cela ne suffisait pas, l’artiste compte investir le marché florissant des jetons non fongibles. Selon Forbes, Drue Kataoka a créé sa propre collection de NFT disponible à l’achat d’ici peu, et son travail fera partie d’un prochain événement autour de ces objets numériques qui sont en passe de révolutionner le monde de l’art. L’artiste y croit dur comme fer. "Bien que les résultats soient encore mitigés, l’essor des NFT et l’adoption de l’art numérique qui l’accompagne seront inévitablement une force positive, qui secouera un système très vicié. Avec un peu de chance, cela pourrait aboutir à un écosystème artistique plus viable, plus diversifié et plus juste. Il est certain qu’il y a plus d’élan en ce sens aujourd’hui qu’il y a un an", a-t-elle affirmé à la publication américaine.