Léon Spilliaert : deux livres et une expo au Musée d'Orsay

Léon Spilliaert : deux livres et une expo au Musée d'Orsay
Léon Spilliaert : deux livres et une expo au Musée d'Orsay - © DIRK WAEM - BELGA

Une exposition d’œuvres de l’artiste ostendais Léon Spilliaert (1881-1946) a été inaugurée mardi au musée d’Orsay à Paris. Dans le même temps, deux livres sortent, retraçant le parcours du peintre symboliste.

Né à Ostende, dans une famille bourgeoise francophone – comme beaucoup de famille bourgeoise flamande de l’époque- ses parents sont parfumeurs et fournissent la cour de Léopold II. Spilliaert, autodidacte, devient peintre par lui-même. Entre Ostende, Bruxelles et Paris, il rencontre Emile Verhaeren, James Ensor et Stefan Zweig qui influenceront son art.

Le style de Spilliaert, c’est avant tout grâce aux couleurs sombres qu’il s’impose. Il travaille tant à l’encre de Chine qu’à l’aquarelle, la gouache ou le pastel. Ses œuvres sont fragiles, car réalisées sur du papier. Chacune évoque un confinement, une solitude "aux couleurs nostalgie" comme le chantera Arno dans Ostende Bonsoir.

 

L’Ostendais est exposé à travers le monde. C’est donc naturellement que le musée d’Orsay, qui détient par ailleurs l’œuvre Clair de lune et lumières dans sa collection permanente, ait choisi de mettre l’artiste symboliste en avant dans une exposition intitulée "Lumière et solitude", elle est la première consacrée à Spilliaert en France depuis près de 40 ans. L’exposition se concentre sur les années 1900 à 1919 et présente ses œuvres les plus radicales. Elle se déroule jusqu’au 10 janvier.

"Léon Spilliaert est l’homme des solitudes inquiétantes, des perspectives infinies. Entre interrogations métaphysiques et culture flamande, il surprend, déroute par des œuvres inclassables, inventant un symbolisme de la nuit intérieure qui marquera l’art belge", annonce le site du musée.

Et puisqu’il est déconseillé de se rendre dans la capitale française pour l’instant, deux ouvrages sont sortis en librairie, "Léon Spilliaert, œuvre au noir" d’Eva Bester et "Être moi toujours plus fort, les Paysages intérieurs de Léon Spilliaert" de Stéphane Lambert.

Retrouvez la chronique Grand Angle de Françoise Baré dans Soir Première