David Hockney : le Pop Art inspiré par la Normandie

Pommiers en fleurs, maisons à colombages et prés verdoyants : trois ans après une rétrospective présentée au Centre Pompidou, à la Tate de Londres et au Metropolitan de New York, David Hockney, 83 ans, est de retour sous les cimaises avec de nouvelles œuvres célébrant le printemps en Normandie.

Figure majeure du Pop Art, célèbre pour ses œuvres gaies et colorés, l’artiste britannique qui s’est fait souffler l’an dernier par Jeff Koons le titre d’artiste vivant le plus cher du monde, a quitté sa villa de Los Angeles pour vivre désormais dans une ancienne ferme normande au cœur du Pays d’Auge, après un coup de foudre pour la région en octobre 2018.

"Un soir, face au coucher du soleil sur le pont de Normandie et le port du Havre, il s’est dit qu’il viendrait bien s’installer là… Trois jours après, il avait trouvé une maison sans discuter le prix !", raconte Jean Frémon, ami proche et président de la galerie Lelong à Paris, qui présente jusqu’au 23 décembre les peintures et dessins les plus récents de l’artiste, consacrés à cette région.

J’ai voulu représenter l’arrivée du printemps en Normandie. Cela m’a pris environ trois mois, et je pense que c’est la chose la plus excitante que la nature puisse offrir dans cette partie du monde

déclare David Hockney, des propos rapportés dans le catalogue de "Ma Normandie".

Gestes-barrière et distanciation obligent, le vernissage a été annulé, et le maître des couleurs s’est contenté d’un très bref passage à Paris pour valider l’accrochage, avant de regagner son cocon normand.

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#ONVIEW / The exhibition "David Hockney : Ma Normandie" is now on view in our three spaces. The show gathers eleven new paintings as well as a series of inkjet prints on paper by David Hockney.⁠ ⁠ The access is free but limited due to the current health situation. It is highly recommended to book your ticket online, by clicking the link in our bio.⁠ Due to the current situation, there will be no opening reception event. ⁠ David Hockney : Ma Normandie⁠ Until December 23, 2020⁠ 13 rue de Téhéran & 38 avenue Matignon, Paris⁠ ⁠ David Hockney⁠ Photo: Fabrice Gibert / Courtesy Galerie Lelong & Co., Paris.⁠ ⁠ #HockneyMaNormandie #davidhockney #exhibition #hockney #normandy #galerielelong

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Les poiriers du jardin
"L’instauration du confinement ne m’a pas dérangé […] Avec les changements qui se produisaient constamment autour de la maison, je faisais au moins un dessin par jour", ajoute l’artiste qui vit seul, comptant juste sur deux assistants pour l’intendance.

J’ai dessiné en continu les arbres en hiver, puis les petits bourgeons qui sont devenus des fleurs, puis la pleine floraison. Ensuite, les feuilles sont apparues et, finalement, les fleurs sont tombées en laissant un petit fruit et des feuilles

"J’ai tout dessiné à partir du regard. J’ai toujours eu besoin de voir les choses dans l’espace…", écrit David Hockney dont la toile la plus célèbre est "A Bigger splash" (1967), jet d’écume laissé par un plongeon dans une piscine.

En novembre 2018, "Portrait of an Artist", toile peinte en 1972, a été adjugée 90,3 millions de dollars à New York. Chacune des onze nouvelles peintures de la série "Ma Normandie" exposées à Paris, est affichée 5 millions de dollars (4,3 millions d’euros).

L’une des peintures à l’acrylique les plus spectaculaires est un panorama plein de couleurs, en deux toiles juxtaposées, de la place du village de Beuvron-en-Auge. Un peu plus loin, l’artiste a immortalisé les poiriers de son jardin, depuis la fenêtre de son atelier installé dans l’ancien pressoir à cidre.

La mare sous la pluie
Dans un hommage au "Bassin aux nymphéas" de Monet, David Hockney a restitué aussi la mare sous la pluie de son jardin, jouant avec les lumières changeantes et le clapotis de l’eau.

Le visiteur sera captivé par deux frises de douze mètres de long représentant un panorama de la propriété normande de l’artiste. L’une retranscrit l’hiver, l’autre l’été.

"J’ai toujours aimé dessiner […] Enseigner le dessin, c’est enseigner le regard. La plupart des gens ne regardent pas vraiment, ils balaient des yeux le sol devant eux pour voir où ils mettent les pieds", se désole David Hockney qui, en plus du chevalet, continue de travailler sur iPad, sa nouvelle "palette", dit-il.

"Aujourd’hui, la photographie m’ennuie fondamentalement, et j’imagine qu’elle ennuie beaucoup de gens. C’est pourquoi la peinture ne peut pas mourir", estime David Hockney.

"La photographie n’est qu’une vue optique du monde, ce qui n’est le cas ni du dessin ni de la peinture", dit-il. "Nous en avons vraiment besoin aujourd’hui !".

Les poiriers du jardin
"L’instauration du confinement ne m’a pas dérangé […] Avec les changements qui se produisaient constamment autour de la maison, je faisais au moins un dessin par jour", ajoute l’artiste qui vit seul, comptant juste sur deux assistants pour l’intendance.

J’ai dessiné en continu les arbres en hiver, puis les petits bourgeons qui sont devenus des fleurs, puis la pleine floraison. Ensuite, les feuilles sont apparues et, finalement, les fleurs sont tombées en laissant un petit fruit et des feuilles

"J’ai tout dessiné à partir du regard. J’ai toujours eu besoin de voir les choses dans l’espace…", écrit David Hockney dont la toile la plus célèbre est "A Bigger splash" (1967), jet d’écume laissé par un plongeon dans une piscine.

En novembre 2018, "Portrait of an Artist", toile peinte en 1972, a été adjugée 90,3 millions de dollars à New York. Chacune des onze nouvelles peintures de la série "Ma Normandie" exposées à Paris, est affichée 5 millions de dollars (4,3 millions d’euros).

L’une des peintures à l’acrylique les plus spectaculaires est un panorama plein de couleurs, en deux toiles juxtaposées, de la place du village de Beuvron-en-Auge. Un peu plus loin, l’artiste a immortalisé les poiriers de son jardin, depuis la fenêtre de son atelier installé dans l’ancien pressoir à cidre.

La mare sous la pluie
Dans un hommage au "Bassin aux nymphéas" de Monet, David Hockney a restitué aussi la mare sous la pluie de son jardin, jouant avec les lumières changeantes et le clapotis de l’eau.

Le visiteur sera captivé par deux frises de douze mètres de long représentant un panorama de la propriété normande de l’artiste. L’une retranscrit l’hiver, l’autre l’été.

"J’ai toujours aimé dessiner […] Enseigner le dessin, c’est enseigner le regard. La plupart des gens ne regardent pas vraiment, ils balaient des yeux le sol devant eux pour voir où ils mettent les pieds", se désole David Hockney qui, en plus du chevalet, continue de travailler sur iPad, sa nouvelle "palette", dit-il.

"Aujourd’hui, la photographie m’ennuie fondamentalement, et j’imagine qu’elle ennuie beaucoup de gens. C’est pourquoi la peinture ne peut pas mourir", estime David Hockney.

"La photographie n’est qu’une vue optique du monde, ce qui n’est le cas ni du dessin ni de la peinture", dit-il. "Nous en avons vraiment besoin aujourd’hui !".

Regardez ce reportage de nos confrères de France 3 à propos de l’artiste et de sa Normandie d’adoption.