Charlemagne Palestine, le corps et l'esprit

CHARLEMAGNE PALESTINE - AA SSCHMMETTRROOSSPPECCTIVVE à Bozar
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CHARLEMAGNE PALESTINE - AA SSCHMMETTRROOSSPPECCTIVVE à Bozar - © RTBF Pascal Goffaux 2018

Bozar présente la première grande exposition solo de Charlemagne Palestine en Belgique.

L’artiste musicien et plasticien vit à Bruxelles depuis 20 ans. Né à Brooklyn en 1947, il devient carillonneur à l’église Saint Thomas à Manhattan à l’âge de quinze ans. Il n’en croit pas ses oreilles. Il recherche le Golden Sound. Il joue de l’orgue dans une église à New-York. Après sa rencontre avec Terry Riley et Philip Glass, il expérimente la composition de musique électronique. Charlemagne Palestine préfère au terme minimaliste l’adjectif maximaliste, car l’œuvre déborde et le son se brouille. Le corps est au centre du travail. Créateur vocal et caisse de résonance, le corps est l’essence d’un rituel qui invite à une communion avec le public via une expérience immersive à l’écoute des sons. Charlemagne est un sacré pianiste qui joue sur un Bösendorfer aux touches surnuméraires, 97 au lieu de 88. L’intervalle entre deux notes ouvre un espace de répétition et d’accélération du son qui séduit par sa sensualité.

Les sens en éveil, le visiteur découvre des installations de Gesamtkunstwerk ou œuvre globale. L’artiste installe des centaines de peluches sur le couvercle de son piano à queue aux côtés de ses synthétiseurs et il crée des installations multimédia projetant des sons et des vidéos dans les antichambres du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. Le lieu d’exposition constitué de chapelles rayonnantes invite à une expérience intra-utérine qui privilégie les ressentis ; les sons et les images touchent le corps et l’esprit et la peluche inanimée devient divinité totémique dans la culture animiste d’un créateur chamane.

L'interview de Charlemagne Palestine