Alberto Giacometti, au LaM de Villeneuve d'Ascq

Alberto Giacometti - L'homme qui marche
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Alberto Giacometti - L'homme qui marche - © RTBF Pascal Goffaux 2019

Le LaM, musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut de Villeneuve d’Ascq - Lille Métropole - présente une exposition consacrée à Alberto Giacometti.

Le sculpteur et peintre suisse né en 1901 et décédé en 1966 est actif à Paris pendant toute sa carrière. Il côtoie les avant-gardes, le cubisme et le surréalisme. Les poètes René Char et René Crevel sont ses amis. Dali apprécie La Boule suspendue (1930-1931) à la présence énigmatique. Représentation du fantasme, Objet désagréable à jeter (1931) est une étrange surface avec creux et relief. L’œuvre la plus intrigante de la période surréaliste est un bronze qui représente un personnage aux Mains tenant le vide, rebaptisée L’Objet invisible (1934-1935) par André Breton. Un obscur objet du désir ? Le retour au modèle éloigne l’artiste du mouvement surréaliste, mais l’empreinte subsiste dans les cages et les plateaux. Le Nez (1947) inscrit la figure dans un espace fermé et ouvert, circonscrit par la structure d’une cage.

Les arts antiques et extra-occidentaux influencent Alberto Giacometti. L’art premier africain et l’art de l’Egypte antique nourrissent les représentations de la Femme cuillère (1927) et de L’Homme qui marche (1960). Cette sculpture est la plus connue de l’artiste. Elle rappelle le hiératisme de la statuaire égyptienne. Vu de profil, L’Homme qui marche est un hiéroglyphe.

L’exposition réunit plus de 150 chefs d’œuvre sortis de la collection de la Fondation Giacometti. Sculptures, peintures et dessins attestent l’omniprésence de la figure humaine dans l’œuvre singulière de Giacometti. A voir au LaM jusqu’au 11 juin.

 

L'interview de Sébastien Delot, directeur-conservateur du Lam et un des commissaires de l’exposition

La séquence Grand Angle