Adel Abdessemed expose au Mac's

Adel-Abdessemed au MAC's - Otchi Tchiornie
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Adel-Abdessemed au MAC's - Otchi Tchiornie - © RTBF Pascal Goffaux 2018

Adel Abdessemed est né à Constantine en 1971 d’une mère musulmane, dans une maison juive avec des sœurs chrétiennes comme sages- femmes. Il entre à l’Académie d’Alger en 1990. En 1994, le directeur de l’académie et son fils sont assassinés par des islamistes. Menacé à son tour, il quitte le pays pour la France. Il s’inscrit à l’Ecole des Beaux-Arts de Lyon. Il sera aussi à New York le 11 septembre 2001.

L’œuvre la plus médiatique de l’artiste est la grande sculpture du coup de tête de Zidane donné lors de la finale du Mondiale en 2006.

Il a récemment défrayé la chronique en projetant des images de poulets enflammés dans un exposition à Lyon. Le trucage dénonçait les atrocités commises par le feu.

L’extrémisme religieux et la violence du monde sont des sujets qu’il dénonce dans des sculptures, des installations, des vidéos et des dessins. L’exposition est titrée Otchi Tchiornie en référence à un chant célèbre du Chœur de l’Armée rouge dont 64 membres périrent dans un accident d’avion en 2016. Vingt-sept effigies en bois calciné imposent le silence dans une salle du Mac’s. Parmi les œuvres principales, une remarquable série de soldats dessinée au charbon, une sculpture d’un pigeon kamikaze posé sur le dossier d’un banc public et un mécanisme d’horlogerie au mouvement implacable rendant l’écoulement du temps assourdissant. Les images, frontales, sont facilement lisibles.

Adel Abdessemed a aussi déployé un tapis rouge dans les salles du Mac’s. Il transforme le Grand-Hornu en palace, alors que le lieu porteur à l’origine d’un idéal communautaire défendait une forme d’utopie sociale, défunte aujourd’hui. Une exposition à voir au Mac's jusqu’au 3 juin.

L’extrémisme religieux et la violence du monde sont des sujets qu’il dénonce dans des sculptures, des installations, des vidéos et des dessins. L’exposition est titrée Otchi Tchiornie en référence à un chant célèbre du Chœur de l’Armée rouge dont 64 membres périrent dans un accident d’avion en 2016. Vingt-sept effigies en bois calciné imposent le silence dans une salle du Mac’s. Parmi les œuvres principales, une remarquable série de soldats dessinée au charbon, une sculpture d’un pigeon kamikaze posé sur le dossier d’un banc public et un mécanisme d’horlogerie au mouvement implacable rendant l’écoulement du temps assourdissant. Les images, frontales, sont facilement lisibles.

Adel Abdessemed a aussi déployé un tapis rouge dans les salles du Mac’s. Il transforme le Grand-Hornu en palace, alors que le lieu porteur à l’origine d’un idéal communautaire défendait une forme d’utopie sociale, défunte aujourd’hui. Une exposition à voir au Mac's jusqu’au 3 juin.

L'interview d'Adel Abdessemed