130 ans plus tard, un indice éclaire les experts sur la mort de Vincent Van Gogh

Auto-portrait de Vincent Van Gogh et Wouter Van der Veen, directeur de l'Institut van Gogh.
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Auto-portrait de Vincent Van Gogh et Wouter Van der Veen, directeur de l'Institut van Gogh. - © AFP et EPA/LUCA ZENNARO

Un suicide ou un tir accidentel ? La mort du peintre Vincent Van Gogh reste encore, à l’heure actuelle, une information incertaine pour les spécialistes. Mais 130 ans jour pour jour après le décès de l’artiste néerlandais, la découverte de l’endroit exacte représenté sur sa dernière toile permettrait de confirmer une des deux théories.

Le 29 juillet 1890, dans la petite auberge dans laquelle il résidait à Auvers-sur-Oise, au nord de Paris, Vincent Van Gogh s’éteint après plusieurs jours d’agonie à la suite d’une balle logée près de son cœur.

Si la théorie la plus courante veut que le peintre se soit tiré lui-même une balle dans la poitrine, avec le revolver de l’aubergiste, depuis 2011, une autre hypothèse évoque la possibilité d’un tir accidentel réalisé par les frères Gaston et René Secrétan, deux adolescents qu’il connaissait. Les enfants auraient volé le revolver de l’aubergiste et auraient tiré involontairement sur l’artiste alors qu’il travaillait à proximité d’eux. Mais cette théorie ne tient plus la route selon Wouter van der Veen, directeur scientifique de l’Institut Van-Gogh, qui a découvert, il y a quelques jours, un lien entre une carte postale et le dernier table du maître.

 

 

Un tableau comme testament

Sur la carte postale (ci-dessus) datant de 1900-1910 retrouvé par le chercheur, se trouve un coteau couvert d’un taillis avec des troncs et des racines. Pour Wouter van der Veen, "la configuration des racines et des troncs sur la carte postale correspondait à celle sur le tableau". Une découverte validée par le Musée Van Gogh d’Amsterdam.

Mais le spécialiste du peintre va plus loin Pour lui cette découverte discrédite la théorie de la mort accidentelle et confirme celle du suicide : "Ce tableau est un testament, une lettre d’adieu. Dans ce tableau, il y a une cohérence. C’est le thème de la vie et de la mort, cher à Van Gogh. Depuis un an, le suicide était une option pour lui. Cela élimine toutes les théories foireuses, qui n’ont pas fait de bien à sa mémoire, celle affirmant qu’il aurait été tué par des gamins."

 

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Si les théories risquent encore de se confronter dans le futur, une chose est sûre : 130 ans après sa mort, la tragique fin de vie d’un des plus grands peintres impressionnistes de l’histoire ne cesse de fasciner le monde entier.