Tom Bonte, Beurs y'a d'la joie

Tom Bonte
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Tom Bonte - © copyright Fabienne Cresens

Deux doigts d’audace, un grain de folie, le Beurs fête ses cinquante ans. L’occasion de rencontrer son actuel directeur Tom Bonte, passionnément pour. Le Beurs n’a pas fini de grandir.

Sylvia Botella : Le Beurs fête ses cinquante ans. Vous sentez-vous dépositaire d’une histoire ?

Tom Bonte : J’ai toujours eu conscience que le Beurs avait une longue histoire, faite de succès et d’échecs. Ce qui, paradoxalement, nous laisse une très grande liberté, celle d’essayer. " Essayer " est inscrit dans l’ADN de notre maison.

" Essayer ", c’est prendre des risques. " Ne pas en prendre ", c’est occuper une position médiane, ce qui n’est pas très intéressant. À mon sens, mieux vaut être dans l’échec ou le succès. Le Beurs a toujours eu cette position-là. Ma première programmation s’intitulait I feel good, c’était déjà un clin d’œil (sourire).

Il est très difficile d’expliquer ce que je fais du legs. J’aime travailler avec de jeunes artistes, sur des formes très multidisciplinaires. Nous programmons du théâtre, de la danse, des arts visuels, de la vidéo, du cinéma, des installations, etc. Nous transgressons les frontières artistiques, en créant notamment du débat sur l’urbanité, l’écologie ou la mobilité. L’art est notre fil rouge mais il n’est en aucun cas une limite.

 

En quoi le Beurs, incarnait-il ce que vous cherchiez en tant que directeur général et programmateur artistique ?

Le Vooruit où j’ai travaillé et le Beurs se ressemblent beaucoup. Même si le Beurs est plus petit, on peut y fabriquer de l’hétérogénéité en soulevant des interrogatives sociétales, comme le pratique le Vooruit qui est très connecté à la ville de Gand.

Lorsque j’ai pris la direction du Beurs, c’était une sorte de tour d’ivoire. Ceci n’est pas une critique adressée à la direction précédente, cela n’aurait aucun intérêt. C’est seulement un constat.

Le chemin a été long. Mais, aujourd’hui, nous sommes de plus en plus en lien avec la ville. Le Vooruit est toujours un exemple mais il a d’autres problématiques. La ville de Bruxelles est très différente de la ville de Gand. Il n’y a pas de comparaison possible.

 

Lorsque vous avez pris la direction du Beurs, vouliez-vous déjà développer une relation à la ville ?

Je savais qu’il était possible de le faire. Lorsque je travaillais au Vooruit, j’habitais à Bruxelles, je n’avais donc pas de lien véritable avec la ville de Gand. Rétrospectivement, la programmation que j’y ai faite était seulement " artistique ". Je ne veux pas reproduire le même schéma au Beurs. Je ne veux plus faire seulement une programmation artistique, qui est peut-être intéressante en tant que telle mais qui est sans prise réelle avec la ville.

J’ai aussi travaillé au deSingel qui est une grande " île " déconnectée de la ville d’Anvers. À mon sens, les opportunités existent mais elles ne sont pas suffisamment exploitées. Ma remarque est très subjective et à sa décharge, contrairement au Beurs et au Vooruit qui sont au cœur de la ville, le deSingel est à la périphérie d’Anvers.

 

Qu’avez-vous découvert au Beurs qui a modifié votre travail de programmation ?

Auparavant, l’Art était ma priorité. Aujourd’hui, même si je suis entouré de programmateurs qui ont cette priorité, ce n’est plus la mienne. Je suis directeur artistique mais je me considère plus comme directeur général. Le directeur général s’efforce de trouver davantage de liens avec la ville, alors que pour le directeur artistique, c’est l’art qui est au centre de son action. Cela pourrait être problématique mais ça ne l’est pas pour moi.

 

Comment le directeur général influence-t-il le directeur artistique concrètement ?

Je vais vous répondre en vous donnant un exemple. Aujourd’hui, le contexte politique flamand a changé. Il y a trois ans, nous avons choisi de faire une programmation " ouverte " à tous, aux néerlandophones, flamands, francophones, arabophones, etc., autrement dit à la diversité bruxelloise dans son entièreté avec, peut-être in fine, une langue commune : l’anglais. Nous avons choisi de développer un projet artistique susceptible de communiquer avec tous, tant dans ses formes que ses disciplines. Nous avons décidé de ne pas faire du " Théâtre flamand " parce que c’est trop limitatif et contraire au rôle que nous souhaitons jouer. Je ne veux pas que le public qui lit le programme dise : " Ce n’est pas pour moi ! ". Certaines compagnies flamandes ne m’aiment pas pour cette raison.

La décision que nous avons prise peut être problématique dans la mesure où nous ne parlons plus seulement de " qualité artistique "… Mais, à ce jour, je n’ai ressenti aucune hostilité à notre égard. Le gouvernement nous soutient. Et bon nombre de compagnies flamandes ne travaillent pas uniquement sur la langue. Mais c’est vrai, nous devons davantage expliquer notre positionnement.

Je suis très sensible aux projets qui tissent des liens entre les différentes populations qui font de la ville de Bruxelles ce qu’elle est, aujourd’hui, et qu’on attire peu ou pas encore.

Le KVS a beaucoup œuvré dans ce sens, il a bâti de nombreux projets multiculturels mais je ne suis pas convaincu que ça ait changé radicalement la composition du public.

 

Dans certaines soirées au Beurs, on parle plus anglais que français ou néerlandais.

Oui. Pour moi, c’est le fruit de la réflexion que nous menons sur la ville. Nous devenons, au fil du temps, de plus en plus bruxellois (rires).

Qu’avez-vous changé au Beurs ?

J’ai changé l’atmosphère de travail. Pour moi, il est très important d’avoir une équipe en tant que telle. Lorsque j’ai pris la direction du Beurs, il n’y avait pas véritablement d’équipe, c’était un groupe de scouts (sourire) ! Des personnes très chouettes, mais comme dans beaucoup d’institutions, peu professionnelles.

Je n’ai rien contre l’atmosphère scout car je n’aime pas trop le principe de hiérarchie. Mais il est indispensable d’avoir une structure pérenne. Il y a souvent une confusion entre " ce qui est hiérarchique " et " ce qui est structurel ". On a plus besoin d’une structure que d’un grand chef qui a toujours raison.

Je ne me sens pas directeur tout le temps, ce qui signifie que tout le monde peut dire ce qu’il pense. Beaucoup d’idées ne sont pas les miennes.

On a créé une structure. Ça ne se remarque pas d’emblée. Pourtant le travail accompli, aujourd’hui, au Beurs, ne peut pas se faire avec un groupe de scouts.

J’ai toujours aimé la programmation faite par mon prédécesseur Cis Bierinckx. Il est bien meilleur programmateur, voire curateur que moi. Toutefois la cohérence d’ensemble faisait peut-être défaut : un artiste intéressant ici, un autre là-bas…

Avec beaucoup d’autodérision, je dirai que nous avons aussi beaucoup travaillé sur " l’emballage ". Avec Yasmina Boudia, nous avons adapté notre manière de programmer à notre manière de communiquer. Nous avons conçu un programme plus clair afin de faciliter notre travail de communication et sa lisibilité.

 

Comment se passe concrètement le travail ? Il y a un brainstorming…

Dans un premier temps, nous travaillons sur des focus avec des thématiques spécifiques. Nous n’avons pas de saison, ni de festival. Nous voulons rester flexibles. Savoir en mai 2014, ce qu’on va faire en mai 2015, c’est la mort pour un lieu tel que le Beurs. Nous sommes da ns un entre-deux.

Très souvent, la thématique naît des discussions avec les artistes et je fais seulement le lien. Cela signifie que la thématique générale excède parfois celle des différents projets, elle est plus large. Mais ce n’est pas grave. C’est aussi une manière de créer une sorte de parapluie pour tous les projets et d’imaginer une brochure bimensuelle ou trimestrielle.

Il est nécessaire de penser la communication en amont. Après, c’est trop tard. Notre programme est très hybride, les artistes viennent de tous les horizons, s’il n’y avait pas de fil rouge, ce serait l’horreur pour notre équipe de communication. Sans compter que nous présentons en moyenne cinq projets par semaine. Notre vocabulaire a beaucoup changé. Le Beurs a longtemps communiqué avec des mots très " connotés ". À mon sens, cela ne présente aucun intérêt. Avant de gloser sur le sens, il faut d’abord inciter les gens à venir découvrir ce qui se passe dans le lieu. Après, la rencontre est une quête de sens commune.

Nous avons une certaine distance critique par à rapport à ce que nous faisons, nous nous moquons beaucoup de nous-mêmes. Nous ne nous prenons pas au sérieux. Le projet de David Helbich en est la parfaite illustration. Nous avons beaucoup discuté du nom du lieu. Voulions-nous encore du nom " Beursschouwburg " alors que 80% des bruxellois n’arrivent même pas à le prononcer correctement ? Nous avons finalement décidé de le garder tout en le critiquant de manière positive. Nous sommes fiers d’être le Beursschouwburg mais ce mot est imprononçable (rires).

 

Votre programmation est profondément existentialiste, hantée par le politique et la question de l’individu.

Les programmes qui fonctionnent le mieux sont ceux qui ont pour origine l’individu et qui rejoignent les questions sociétales. À l’exception du projet sur la Politique en 2013, c’est ce que nous faisons. Par exemple, " avoir un focus sur l’échec, autrement dit parler de son échec propre et le mettre en perspective avec notre société " reflète vraiment ce que nous sommes et fait évidemment politique. Mais c’est plus " Bottom-up " que " Top-down ".

Beaucoup de centres d’art développent des thématiques " Top-down " : développement durable, diversité, etc. C’est peut-être intéressant mais ce n’est pas le Beurs. À mon sens, si on veut parler, par exemple, du développement durable, il faut le faire en partant du bas.

C’est peut-être parce que notre infrastructure est plus petite que nous pouvons jouer ce rôle-là. C’est peut-être pour ça aussi qu’une Political Party avec des politiques DJs a bien fonctionné. Ils étaient dans un rôle qui n’était pas le leur habituellement. Si nous les avions jetés dans une discussion politique, surtout avant une élection, nous n’aurions rien appris de plus. Ils sont trop rompus au discours. Certes, ils n’ont pas parlé de politique, ni des questions de société, mais ils avaient un visage humain comme vous et moi.

 

Même si le Directeur général prend beaucoup de place, y-a-t-il un moment que vous préférez dans le processus de programmation ?

Le moment qui m’intéresse le plus c’est celui où tout se rassemble. Peut-être parce que c’est la première fois que je travaille sur des focus. Au Vooruit, j’avais un programme de saison classique.

Les artistes ont leurs projets et je ne veux pas m’en mêler. Parfois, l’ensemble fait sens, parfois non. Tant pis, il est trop tard pour reculer. J’aime beaucoup le moment où le projet fait partie d’un tout socio-artistique.

 

C’est rare pour un lieu d’investir, aujourd’hui, à ce point dans l’audace et la qualité du projet artistique. On a l’impression que vous cherchez un mode de programmation de plus en plus affranchi. Partagez-vous mon analyse ?

Je dois vous croire si vous le dites (rires). Aujourd’hui, je connais mieux le Beurs, je sais ce qui est nécessaire et ce qui ne l’est pas. Ce n’est pas moi qui invente le lieu. C’est le lieu qui m’influence. C’est là que se situe la différence entre un curateur et un programmateur. Le curateur vient d’en haut, il se pose, il fait un programme et il s’envole. Ce n’est pas ma manière de travailler.

De plus en plus d’artistes viennent au Beurs. Ils veulent faire partie du programme " fou ".

 

Le Beurs devient un lieu des possibles.

Je l’espère. Bien sûr, il y a encore des idées folles qu’on ne peut pas réaliser. Mais si nous pouvons être une plateforme des possibles qui incitent les artistes à proposer des projets " extraordinaires ", c’est formidable. Cela signifie qu’au Beurs, on peut encore inventer.

Mais nous avons encore un long chemin à parcourir. Depuis trois ans, nous avons beaucoup travaillé le projet à l’intérieur. Aujourd’hui, nous devons explorer l’extérieur, ce que nous avons peu fait, jusqu’à présent.

Vous avez envie que le Beurs soit hors les murs.

C’est la prochaine étape. Mais quoiqu’il en soit, la question se pose. La rue Auguste Orts devient piétonne en juillet 2015. Donc qu’allons-nous faire ? Pour les cinquante ans du Beurs, la rue sera bloquée pendant cinquante heures, puis à nouveau lors de notre fête de clôture le 27 juin 2015. La ville est en pleine mutation et nous devons l’accompagner. Je n’ai pas les réponses mais les mutations en cours soulèvent de nombreuses questions.

 

Pourquoi ça vous paraît-il aussi important d’investir l’espace public ?

Lorsqu’on est un centre d’art ou un théâtre, il y a des limites, surtout si le projet est très spécifique. C’est comme une paroisse, même si on ouvre les portes, beaucoup n’y entrent pas. Il est difficile de convaincre quelqu’un qui n’est pas du tout intéressé. Certes, beaucoup viennent déjà au Beurs mais si nous ramenons leur nombre à celui des Bruxellois, cela signifie qu’il y en a plein que nous ne convainquons pas.

Cependant, je n’aime pas l’idée d’organiser seulement un concert sur une grande place, ou de faire du théâtre dans la rue. C’est une manière un peu trop " classique " de penser la participation. Aujourd’hui, il est nécessaire de la penser autrement. C’est une question ouverte.

 

Dans votre réponse, il est beaucoup question de médiation culturelle. Est-ce que cela signifie que " toucher de nouveaux publics " est plus important que de trouver de nouvelles formes artistiques ?

Les deux importent. Mais il y a un défi dans la rue. Quelle est la relation de l’artiste avec cette ville qui change ? Qu’est-ce qui s’y passe ? Est-ce que les artistes peuvent mettre au jour ce qui s’y passe réellement ? Peuvent-ils nous donner un autre regard ? Si oui, que pouvons-nous en faire pour inventer autre chose ? Je ne connais pas encore de projet artistique qui change véritablement notre regard sur cette ville. Mais je me trompe peut-être. Quoiqu’il en soit, je suis très curieux d’explorer cette dimension.

 

Il y a sans doute beaucoup de choses à inventer dans la rue en dehors de l’Happening/Marketing.

En même temps, j’aime bien voir la manière dont la ville joue avec le tourisme. On doit sans doute se mêler à lui. L’art ne doit pas prendre une certaine distance et se retirer dans une tour d’ivoire. Pourquoi ne pas faire quelque chose dans le cadre des Plaisirs d’Hiver ?

 

C’est une manière d’infiltrer la vie.

Oui. C’est trop facile pour un centre d’art de dire : on n’a rien avoir avec eux. C’est une réalité. Pourquoi se préoccuper de questions politiques ou d’écologie et rejeter le tourisme et des manifestations telle que les Plaisirs d’Hiver ? Pourquoi se mettre à distance aussi facilement ?

 

J’aimerais que vous parliez des artistes associés au Beurs ?

Au début, c’était pour éviter d’avoir seulement un plat du jour (rires). Nous avons trois vitesses : les projets ad hoc (plus les débats, moins les projets artistiques), les focus et les artistes associés pendant quatre ans, symboles de notre action et avec lesquels nous avons développé une vraie relation de confiance et l’envie d’être influencés par eux.

Ainsi nous travaillons avec Miet Warlop, artiste flamande très importante ; l’Amicale de production que j’avais déjà programmée au Vooruit, un groupe d’artistes franco-belges intelligent qui ne se prend pas véritablement au sérieux ; Olivia Rochette et Gérard-Jan Claes, deux jeunes vidéastes bruxellois en devenir et enfin, le projet Timelab avec lequel nous avons cessé de travailler d’un commun accord depuis novembre 2014. L’idée initiale, c’était de faire le lien entre une institution et une ville. Mais peut-être était-ce trop tôt de travailler ensemble ? À ce jour, il y a trois artistes associés et par ces temps de restrictions budgétaires dans le secteur culturel flamand…

 

Quelle est l’essence du cinquantième anniversaire du Beurs ?

Nous avons beaucoup discuté. Lorsqu’on regarde dans un rétroviseur, il peut y avoir beaucoup de nostalgie. Nous avions même pensé au sous-titre No Nostalgia et présenter uniquement des projets de jeunes artistes. Mais ce n’était pas envisageable. L’histoire du Beurs est trop importante, beaucoup d’artistes qui y ont joué, sont devenus, aujourd’hui, les très grands noms de la scène : Anne Teresa de Keersmaeker, Jan Decorte, U2, Tom Waits, The Cure, etc. Sans compter tous ceux qui y ont travaillé et qui ont tissé le maillage culturel flamand tels que Guy Gypens, Johan Wambacq, pour ne citer qu’eux. Pareil pour des initiatives nées au Beurs qui sont devenues des lieux emblématiques de Bruxelles. Argos, ça a commencé avec la collection vidéo du Beurs. Ce qui allait devenir plus tard L’Ancienne Belgique a commencé aussi au Beurs avec une série de concerts sous la houlette de Jari Demeulemeester, etc. Les exemples foisonnent.

 

Supportez-vous le poids de la lignée ? Elle est incroyable.

Oui. Nous ne sommes pas nostalgiques. Fêter les cinquante ans du Beurs, c’est reconstruire le passé et construire le futur. L’origine du monde flamand, c’est le Beurs (rires).

À l’origine, le Beurs était un choix très politique fait par le gouvernement flamand : faire des investissements dans des infrastructures flamandes pour défendre l’idée de la Flandre. Autrement dit construire un lieu où les artistes flamands pourraient présenter leurs œuvres au public. Aujourd’hui, ce n’est pas tenable, nous sommes ailleurs. Grâce aux réseaux sociaux, nous sommes connectés les uns aux autres. Le monde est moins binaire, les relations sont plus transversales.

 

Quel est votre premier souvenir d’art ?

J’ai deux souvenirs importants. Quand j’étais plus jeune, j’habitais à Turnhout, une ville néerlandophone située dans la province d’Anvers, il y avait un centre culturel très actif qui présentait les très grands noms de la scène. J’avais un abonnement, j’y allais avec l’école. Adolescent, j’y ai vu une pièce de Wim Vandekeybus. J’étais moins fasciné par la chorégraphie que par la musique live de X-Legged Sally (XLS)/ Peter Vermeersch. J’adorais ce groupe, j’ai encore tous leurs disques. Mon initiation à l’art a donc commencé avec la musique (sourire).

Après, j’ai découvert les autres formes d’art. J’ai étudié l’Histoire de l’art à l’Université catholique de Louvain. Seule la peinture médiévale trouvait grâce à mes yeux, je détestais l’art conceptuel. À cette époque-là, j’allais souvent au Stuk. C’est grâce à la pièce Jérôme Bel de Jérôme Bel que j’ai compris ce qu’était l’art conceptuel. Grâce à Jérôme Bel, j’ai compris qu’il y avait une autre manière de regarder le monde.

 

Sylvia Botella

50 hours of Beurssc50uwburg, du 5 au 7 février 2015.

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