Pourquoi dit-on "monter sur ses grands chevaux"?

HIPPISME-BICENTENAIRE-HARAS DU PIN-BUSSEREAU
HIPPISME-BICENTENAIRE-HARAS DU PIN-BUSSEREAU - © JEAN-FRANCOIS MONIER - AFP

Quel rapport, me direz-vous, entre l’état d’une personne énervée et ces chers équidés ?

Cette semaine encore, vous aurez l’occasion de booster la culture générale de vos collègues autour de la machine à café. 

Au Moyen-Âge, les chevaux se distinguaient par le type d'activités : à l'époque, on se promenait avec un palefroi, on travaillait la terre avec le roussin mais, aussi, il valait mieux partir en guerre avec son "fidèle destrier" qu'avec un cheval de bât.

Destinés à accompagner les hommes sur le champ de bataille, les destriers s'imposaient par leur taille et leur robustesse. Ainsi, cette symbolique a donné naissance à l'expression "monter sur ses grands chevaux", signifiant "le fait de partir au combat avec fougue en chevauchant les montures les plus imposantes".

Quand l'ardeur se mue en agressivité

Aujourd'hui, pourtant, "monter sur ses grands chevaux" évoque une attitude (excessivement) coléreuse. Dès le XVIe siècle, en effet, le courage et l'ardeur avaient laissé place à la colère et à l’agressivité