Partez à la découverte des street artistes Libanais via la web-série "Bombing Beirut"

Partez la découverte des street-artistes Libanais via la web-série "Bombing Beirut"
Partez la découverte des street-artistes Libanais via la web-série "Bombing Beirut" - © Tous droits réservés

Si en France, le graffiti est considéré comme une dégradation, à Beyrouth la peinture semblerait être un vecteur de paix sociale. C’est ce que la web-série "Bombing Beirut" veut nous faire découvrir à travers huit portraits de graffeurs Libanais.

Dans une ville encore meurtrie par les traces de la guerre, les graffeurs libanais peignent pour couvrir les impacts de balles et participer à la reconstruction du pays. La journaliste Lisa Miquet, reporter pour Planète+ part à leur rencontre et nous fait découvrir ces hommes et ces femmes qui recouvrent les murs de Beirut de leurs graffitis.

Il faut savoir qu’au Liban, le graffiti n’est pas considéré comme du vandalisme mais plutôt comme un art de rue explique Lisa Miquet au site Mademoizelle : "C’est toléré du moment que tu fais un truc qui n’est ni religieux ni politique, et que tu ne fais pas ça sur un bâtiment neuf. En France par exemple c’est interdit : c’est vraiment considéré comme de la dégradation et du vandalisme. Donc les gens font ça la nuit, ils se cachent, prennent des risques." La journaliste explique que les graffeurs Libanais n’ont pas besoin de se cacher, ils font ça en plein jour à visage découvert. Le graffiti est quasiment considéré comme un acte citoyen : " ça donne des images contrastées parce que Beyrouth est une ville qui est encore très militarisée : il y a des militaires partout, des check points… Mais à côté de ça tu as des graffeurs qui sont en pleine journée, à visage découvert, en train de peindre, avec les militaires à côté qui regardent et qui laissent faire."

Ici, graffer c’est un peu considéré comme prendre soin de son pays. Le pays est encore tellement meurtri par les traces de la guerre, avec des impacts de balles partout, que le fait de repeindre c’est apporter de la couleur dans la rue.

Parmi les graffeurs que Lisa Miquet a rencontrés, vous découvrirez le portrait de Pierre, aussi appelé MEUH. Il est Français installé au Liban depuis quelques années, et explique entre autres la différence entre les scènes graffiti libanaises et françaises. La journaliste a également rencontré une femme graffeuse. Elle s’appelle Quetzal, elle n’a que 20 ans mais pour elle, le graffiti est essentiel. Il s’agit avant tout d’occuper, de s’approprier et de remplir un espace, une surface. Lisa Miquet a aussi rencontré un artiste qui mélange calligraphie et graffiti, Moe Calligraffiti. Pour ce graffeur, c’est important de mettre en avant son patrimoine culturel en utilisant la calligraphie : "J’essaie de mélanger calligraphie arabe avec d’autres sortes d’inspirations, pour la faire revenir sur le devant de la scène." Vous découvrirez ensuite les frères jumeaux Ashekman qui ont fait du street art leur business : "Quand un street-artiste veut faire évoluer son art, il doit se diversifier en utilisant d’autres supports : utiliser des toiles, les exposer en galeries ou créer des installations dans des maisons ou chez des collectionneurs privés" expliquent les deux frères au micro de Lisa Miquet.

Pour ne rater aucun épisode : abonnez-vous aux réseaux de Planète + : le compte Instagram, le Facebook et le Youtube !