Les sorties ciné de ce mercredi 20 février

Les Misérables
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Les Misérables - © copyright UPI

Beaucoup de nouveautés dans des registres radicaux et audacieux!

Les Misérables, de Tom Hooper

Jean Valjean, Javert, Fantine, Cosette et les Thénardier, "Les Misérables" version comédie musicale c’est donc pour aujourd’hui. 2h40 de chants et de larmes pour cette production hors-normes.

 

Les acteurs ont interprété les chansons en direct live sur le plateau et non pas en play-back comme il est coutume de le faire. Anne Hathaway est la championne niveau lacrimal avec cette fameuse scène du "I dreamed a dream", elle rafle d’ailleurs toutes les récompenses pour une actrice dans un second rôle, l’Oscar ne devrait pas non plus lui échapper. Hugh Jackman se défend bien également, quant à Russel Crowe… il fait ce qu’il peut!

Lore, de Cate Shortland

Le film qui pour moi est véritablement LE choc cinématographique de ce début d’année, la grosse claque, s’intitule "Lore". Un drame au sujet audacieux, il a pour cadre l’Allemagne de 1945.

 

C’est l’histoire d’enfants de nazis abandonnés par leurs parents à la fin de la guerre et qui se retrouvent confrontés aux atrocités commises par le discours hitlérien.

 

Une histoire d’une densité rare, un thème absolument passionnant. Pour vous donner une idée, on y retrouve un questionnement moral à la Haneke, avec une mise en scène éthérée et gracieuse à la Terrence Malick. Ce n’est pas forcément grand public mais c’est du grand cinéma d’auteur.

 

Goodbye Morocco, de Nadir Moknèche

Les cinéastes des pays arabes et plus particulièrement ceux du Maroc sont de plus en plus présents sur nos grands écrans avec des films intelligents, engagés et bien souvent dénonciateurs d’injustices et de dysfonctionnement dans leurs pays.

 

Avec "Goodbye Morocco", le réalisateur Nadir Moknèche distille une critique sociale à travers le filtre du film noir. Le scénario est subtil et l’héroïne est interprétée par une actrice belge, la talentueuse Lubna Azabal.

Le monde nous appartient, de Stephan Streker

Autre talent belge, le réalisateur Stephan Streker qui sort aujourd’hui son second film, il s’intitule "Le monde nous appartient". Un film choral, des destins croisés dans la nuit bruxelloise.

 

La mise en scène, fluide et léchée me fait dire que Stephan Streker est un cinéaste qu’il faut suivre. Sa direction d’acteur est à souligner, tout comme son excellent choix de casting avec les puissants Olivier Gourmet, Reda Kateb et Vincent Rottiers.

 

Très jolie BO aussi, elle est signée Ozark Henry.

La bande-annonce

Gambit, de Michael Hoffman

La tragédie c’est fini, passons à ce qu’il y a de plus léger au ciné cette semaine avec tout d’abord "Gambit", une comédie burlesque avec Colin Firth et Cameron Diaz.

 

C’est le remake d’un film des années 60, remis au goût du jour avec, à l’écriture, les frères Coen, d’où un certain décalage dans le traitement des personnages.

Sightseers, de Ben Wheatley

"Sightseers" (Touristes) est un film à l’humour bien noir voire carrément trash comme seuls savent les faire les anglais.

 

L’histoire d’un couple middle class qui pète une case en plein voyage et qui s’improvise serial killers… La société anglaise en prend pour son grade et c’est d’une drôlerie imparable.

Vive la France, de Michaël Youn

Et enfin, Michaël Youn nous prouve qu’il a bien potassé les films de Sacha Baron Cohen, il nous fait un copié-collé du "Dictateur" et de "Borat" avec son "Vive La France".

 

Une comédie outrancière qui fait parfois mouche, sans arriver à égaler ses modèles anglo-saxons.

 

Cathy Immelen