Les derniers pour la route du lundi 16 décembre

Que mettre sous l'épineux? Des livres. Oui mais encore? C'est bien pour cette raison que nous vous proposons cette liste de suggestions. Du polar à la B.D, du livre d'art au récit historique en passant par la correspondance amoureuse et l'évocation érotique. Autant de propositions qui devraient faire des lecteurs heureux. Avis aux amateurs...

« Musée Hergé », Michel Dombert - Ed de la Martinière

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Thierry Bellefroid © Tous droits réservés
« Musée Hergé », Michel Dombert - ed de la Martinière © Tous droits réservés

Il s’appelait Georges Remi (1907-1983), il est devenu Hergé. Avec son héros Tintin, accompagné du fidèle Milou, ils ont depuis longtemps traversé les frontières de la Belgique où ils sont nés. En 2009, le musée Hergé, réalisé par Christian de Portzamparc, s’est ouvert à Louvain-la-Neuve près de Bruxelles. Cet ouvrage, conçu comme un musée de papier, invite à la découverte du monde d’Hergé, tant celui de Tintin, sa famille de personnages, ses voyages et ses aventures que celui des autres créations d’Hergé, comme des sources de ses inspirations et de son goût pour l’art jusqu’au coeur de son studio. C’est ainsi l’histoire exceptionnelle d’une bande dessinée à la célébrité jamais démentie.

 

« Van Gogh à l’œuvre » - Fond Mercator

Vincent van Gogh (1853-1890) est souvent rangé dans une classe à part, ce peintre autodidacte de génie étant considéré comme indifférent à la scène artistique de son temps. Or, en réalité, van Gogh a beaucoup appris des autres, échangé des idées avec ses contemporains et utilisé, pour affiner son savoir-faire, des méthodes et des techniques en vogue. Point culminant d’un vaste projet de recherche entrepris par le musée Van Gogh, ce livre explore la maîtrise derrière le talent. Plusieurs essais détaillent la pratique quotidienne de van Gogh et le montrent adoptant différentes techniques de dessin et de peinture, assimilant les caractéristiques physiques des toiles, peinture, papier, craie et autres fournitures, et abordant le travail sur papier et sur toile. La comparaison de ses œuvres avec celles d’autres artistes révèle combien il était sensible aux exemples de ses contemporains. En outre, l’examen des méthodes de travail de van Gogh a conduit certains auteurs à se pencher sur le travail et les recherches des conservateurs modernes. L’ouvrage détaille les changements que les tableaux subissent avec le temps, comme la décoloration de la peinture et de l’encre, et insiste sur l’importance de l’entretien et de la restauration des œuvres d’art.

 

« Gauguin, loin de la route » de Gualtier et Leroy – Ed Le Lombard

Lassé de sa vie en France, Paul Gauguin débarque à Tahiti où il décide de s’installer. Face au dépaysement absolu que lui procure la vie sous les tropiques, le peintre retrouve un nouveau souffle, un appétit de vivre et une inspiration renouvelée.
 

« Le chien qui louche » d’Etienne Davodeau – Ed Futuropolis

Fabien est surveillant au Louvre. Il aime son métier. Il aime aussi Mathilde. Celle-ci le présente à sa famille, dans la vaste maison de campagne près d’Angers. Non sans appréhension, car le clan Benion est un peu spécial. Il y a son père, Louis, qui est à la tête depuis 1975 de l’entreprise familiale de meubles, fondée en 1947, et ses deux frères, Maxime, l’aîné, et Joseph. Ils ne sont pas méchants, plutôt maladroits et ont un humour qui n’est pas forcément subtil. Le fait que Fabien travaille au Louvre est une coïncidence bienvenue, puisqu’ils viennent de retrouver au grenier, le tableau d’un aïeul, peint au XIXe siècle. C’est une affreuse toile représentant un pauvre clébard qui louche. Que vaut le travail de l’ancêtre ? demandent les Benion. Est-ce une croûte ou un chef-d’œuvre ? Fabien, bien emmerdé, botte vaguement en touche. Alors, pour les Benion, la cause est entendue, tant que l’inverse n’est pas prouvé, nul doute que le tableau ait sa place sur les cimaises du musée du Louvre ! On s’en amuse et Fabien espère que tout ça n’est qu’une lubie. Jusqu’au jour où, les deux frangins débarquent au Louvre et s’enquièrent de ses démarches. Le Chien qui louche au Louvre serait la preuve de son engagement pour marquer son entrée dans la famille Benion ! Alors là, Fabien est très mal. C’est de Monsieur André Balouchi que viendra son salut. Il est l’un des visiteurs les plus assidus du musée et fait partie de la très secrète République du Louvre, qui s’intéresse au bizarre, à l’aléatoire, à l’improbable…

"American Desperado", Roberts & Wright, 13e Note

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Michel Dufranne © Tous droits réservés
Roberts & Wright, American Desperado, 13e Note © Tous droits réservés

Ce livre retrace l’histoire intense de John Riccobono alias Jon Roberts. Né dans la famille Gambino affiliée à la Mafia new yorkaise, Jon a sept ans quand il est témoin d’un meurtre commis par son père et doit apprendre la loi du silence. Suivant la voie qu’on lui a tracée, il fait ses armes comme "soldat" du clan Gambino puis s’engage dans les marines et donne libre cours à sa sauvagerie naturelle au Vietnam. On le retrouve à vingt-deux ans à New York, où il supervise le racket des boîtes de nuit pour ses oncles. La vague disco/cocaïne va lui donner des idées et lui faire découvrir Miami, où il devient en quelques années l’un des correspondants les plus actifs du cartel de Medellín, écoulant de 50 à 100 kg de poudre par mois. Son carnet d’adresses se lit comme un bottin mondain: le général Noriega, Richard Pryor, O.J. Simpson,Meyer Lansky, Richard Dreyfuss, Pablo Escobar... Au volant de voitures de luxe, entouré des plus belles femmes, il est aussi charmant qu’amoral et meurtrier. Scrupuleusement documenté, ce livre écrit en collaboration avec EvanWright, romancier et grand reporter, permet de découvrir non seulement la vie d’un criminel extraordinairement audacieux, mais aussi une période chaotique et passionnante de l’histoire américaine. Un beau matin de 1986, le FBI fait une descente chez Jon Roberts. S’ensuit une cavale qui durera cinq ans. Capturé, Jon bénéficiera d’une réduction de peine en échange d’informations. Emporté par un cancer le 28 décembre 2011, il n’aura survécu que deux mois à la publication de ses Mémoires.

« Steampunk – De vapeur et d'acier », Didier Graffet & Xavier Mauméjean, Le Pré aux clercs


Au XIX ème siècle, l'humanité met sa technique au service de l'exploration et des voyages. Les mégapoles (Londres, Paris, Berlin, Rome, New York) sont animées par des machines qui s'occupent de la vie quotidienne des habitants mais aussi de leurs loisirs. Les bateaux à voile utilisent la voie des airs, le Titanic rejoin New York sans diffculté majeure et il est accueilli par d'étranges remorqueurs, La bande à Bonnot terrorise Paris à l'aide de fusils très spéciaux, les locomotives à vapeur entrent des gares gigantesques entièrement fabriquées de métal et de cuivre...

"Le Dahlia noir", Ellroy,Matz, Fincher, Hyman - Casterman/Rivages

Los Angeles Police Department, 1946. Dwight " Bucky " Bleichert fête son premier jour aux Mandats, le prestigieux service où rêvent de travailler la plupart des flics de la Cité des Anges. Il fera équipe avec Leland " Lee " Blanchard, un collègue qui comme lui a été boxeur, et qu’il a déjà affronté sur un ring. Malgré les nondits entre eux, les deux hommes sympathisent. Ils ne savent pas encore qu’ils vont enquêter ensemble sur un crime qui va à la fois les rapprocher et bouleverser leurs existences : la mort atroce d’une jeune femme, Elizabeth " Betty " Short, surnommée le Dahlia Noir, dont on retrouve le corps mutilé dans un terrain vague, en janvier 1947…
Ainsi débute l’un des plus fameux romans noirs de la littérature américaine des dernières décennies, à la fois polar haletant et portrait saisissant de Los Angeles, dans toute sa fascination trouble : Le Dahlia noir, de James Elroy. C’est le plus francophile des dessinateurs américains, Miles Hyman, déjà auteur avec Matz, dans la même collection, d’une adaptation de Nuit de fureur de Jim Thompson, qui en signe la mise en images, très inspiré par la ville de Los Angeles où il a personnellement vécu plusieurs années. L’adaptation du roman d’Ellroy en bande dessinée est assurée une fois encore par Matz, mais cette fois-ci à quatre mains puisqu’il a travaillé en équipe avec le cinéaste David Fincher.
 

"Je n'ai rien à te dire sinon que je t'aime - Correspondances amoureuses" par Dominique Marny aux éditions Textuel

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"Je n'ai rien à te dire sinon que je t'aime - Correspondances amoureuses" par Dominique Marny aux éditions Textuel © Tous droits réservés
"Je n'ai rien à te dire sinon que je t'aime - Correspondances amoureuses" par Dominique Marny aux éditions Textuel © Tous droits réservés

Les plus belles lettres d’amour des plus grandes personnalités françaises sont ici réunies. Les histoires romantiques vécues entre Napoléon Bonaparte et Joséphine de Beauharnais, Chopin et George Sand, Léon Bloy et Jeanne Molbech, Victor Hugo et Juliette Drouet nous sont résumées puis nous découvrons leur correspondance originale et retranscrite pour nous permettre de la lire plus facilement. Toute la beauté, la magnificence de l’amour s’exaltent dans ces missives terriblement romantiques.

"Petit livre rouge de la mode érotique" par Judith Spinoza et Etienne George aux éditions Falbalas

Le Petit livre rouge de la mode érotique effeuille sens dessus dessous, les tenues féminines qui attisent le désir. Des talons aiguilles pour seule parure à la lingerie fine en guise d'écrin, du vertige d'un décolleté à la fausse candeur de la robe baby doll... Lequel de ces appâts remportera la palme de la volupté ?
Si l'érotisme a déjà fait l'objet de nombreux ouvrages, le Petit livre rouge de la Mode Érotique aborde enfin ce sujet sous l'angle de la mode.
En marge des tendances éphémères, certains vêtements et accessoires féminins possèdent un pouvoir érotique inaltérable : une paire de talons aiguilles pour seule tenue, un corset en attente d'être délacé, un décolleté ou une fente desquelles toute pudeur semble s'être évaporée, une voilette qui invite au badinage..., le Petit livre rouge de la mode érotique effeuille sens dessus dessous, en texte et en image, les tenues qui attisent le désir des hommes ou des femmes.
Des photos mythiques ou inédites de grandes actrices ou de mystérieuses inconnues dévoilant le charme de leur corps (dé)vêtu, illustrent des textes incisifs, tantôt poétiques, tantôt spirituels. Quelques citations littéraires viennent pimenter l'ensemble et confirment l'intemporalité du sujet.