les derniers pour la route du lundi 13 mai

Bénédicte Bauloye , Thierry Bellefroid et Mélanie Godin
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Bénédicte Bauloye , Thierry Bellefroid et Mélanie Godin - © Tous droits réservés

Pour combler notre soif de lecture par l'ivresse du plaisir qu'elle procure.. Qui plus est sur un transat au soleil ou avec les pieds dans l'eau, c'est encore mieux!

Polars, pulp fiction, Bd autobiographique ou historique, catalogue d'exposition ou initiation illustrée à la langue des signes ! On fait feu de tout bois dans une explosion de choix.

Hugues Barthe, « L'automne 79 », chez Nil éditions.

Comment se construire dans l'adversité ? Ou puiser de la force quand vos parents ne vous en donnent pas ? C'est, au fond, le sujet de ce roman graphique, second volet du travail autobiographique entamé par Hugues Barthe avec L'Été 79.
Lorsque sa mère, anéantie par la violence de son mari, se réfugie chez une amie, Hugues est envoyé chez sa tante à Besançon. Le petit campagnard découvre alors la ville et une vie de famille ou les rires remplacent les coups... Il est émerveillé. Mais cette parenthèse enchantée ne dure qu'un temps. À la fin de l'été, sa mère retourne vivre avec son père. L'adolescent retourne chez lui et l'enfer recommence : alcool, violences, silences... Cela durera dix ans encore, dix années sans espoir, avec la lecture pour seul refuge. Le déclic viendra de l'annonce de la maladie mortelle de sa mère. La sachant condamnée, Hugues prend un appartement en ville et décide de vivre de sa passion : la bande dessinée.

 

 

«Casanova, Histoire de ma fuite », par Giacomo Nanni, Ed Olivius

Giacomo Nanni réinterprète avec brio l'Histoire de ma fuite des prisons de la République de Venise qu'on appelle les Plombs, récit dans lequel Casanova relate son incroyable évasion. Détenu quatorze mois à partir de 1756 pour libertinage, athéisme et occultisme, Casanova plonge dans l'univers délétère des espions, des bourreaux et des délateurs.
Sa fuite des geôles vénitiennes est un chef-d'oeuvre d'intelligence et d'ingéniosité.

Grâce à un subtil découpage et à une restitution fidèle des écrits de Casanova, Giacomo Nanni démontre, une nouvelle fois, sa maîtrise de la mise en scène et de l'adaptation littéraire. Sa plume sert avec grâce les mots de Giacomo Casanova et sous son trait précis, évocateur des gravures anciennes, l'italien le plus célèbre du XVIIIe siècle s'anime et rejoue pour nous l'un des épisodes les plus passionnants de sa vie.

Musée Jacquemart-André, Institut de France, « Eugène Boudin », Fonds Mercator

Dans ses nombreux tableaux, il s'est tout particulièrement attaché au rendu des éléments et des effets atmosphériques. Il a ainsi été l'un des initiateurs d'une vision renouvelée de la nature, précédant dans cette démarche les impressionnistes et son ami Claude Monet, qui écrivait à la fin de sa vie : "Je dois tout à Boudin".

Au fil des années, sa palette s'éclaircit et sa touche s'allège pour mieux restituer les reflets du ciel et de l'eau. De la Normandie à Venise, qu'il découvre à la fin de sa vie, en passant par les plages du Nord, de la Bretagne, et du Midi, il peint des paysages en mouvement, dans une subtile harmonie de gris colorés. Véritable " roi des ciels ", Eugène Boudin a su transcrire à la perfection des éléments aussi changeants que la lumière, les nuages et les vagues.

Etabli par Laurent Manoeuvre, commissaire général de l'exposition et grand spécialiste d'Eugène Boudin, ce catalogue retrace les principales étapes de la carrière de l'artiste.

«Cannisses » de Markus Malte – Ed Atelier N°8

Dans un lotissement de province, un homme tente de surmonter la mort de sa femme et d'élever seul leurs deux enfants. Retranché derrière ses cannisses, il observe ses voisins : un couple et leur petite fille. Une famille unie, en bonne santé, qui vit avec insouciance et légèreté dans un pavillon semblable au sien. Des gens heureux. Pourquoi eux et pas lui ? A quoi ça tient, le bonheur ? A presque rien. A un fil. A l'emplacement d'une maison. A un numéro sur la façade. Peut-être. Ce qui est sûr, c'est qu'une simple rue, parfois, sépare la raison de la folie. Il suffit de la traverser pour que tout bascule. Avec Cannisses, l'auteur nous entraîne, doucement mais inéluctablement, dans le récit de la douleur ordinaire. Et de l'horreur absolue.

«L’intégrale Signes – imagier bilingue en français et en langue des signes » de Bénédicte Gourdon & Roger Rodrigez – Ed Thierry Magnier

L’objectif premier de la collection "Signes" est de créer un pont entre l’univers des entendants et celui des sourds. Ce lien a été rendu possible grâce à une étroite collaboration entre une personne entendante (Bénédicte Gourdon) et une personne sourde (Roger Rodrigez) garante de la langue des signes et de son expression. Les Éditions Thierry Magnier ont été sensibles à cette idée de l’échange et ont voulu prendre le parti de sensibiliser les enfants au monde et à l’univers des sourds.
Ce recueil est une compilation des dix ouvrages bilingues parus dans cette collection : Signes d’animaux (Claude Cachin), de gourmandises (Claire Franek), d’émotions (Régis Lejonc), de voyage (Olivier Balez), de maisons (Martin Jarrie), d’indiens (Alexios Tjoyas), de mer (Olivier Latyk), d’école (Delphine Perret), de Noël (Lili Scratchy), et ABCD signes (Chamo).
 

« Toxic » de Stéphane Desienne – Ed Walrus

La race humaine tente vaille que vaille de survivre au sein de poches de résistance dispersées. La Terre n’est plus qu’un vaste champ de ruines aux ressources de plus en plus rares. Pour en arriver à un tel cauchemar, notre monde aura dû affronter deux fléaux: un virus inconnu et dévasteur a d’abord décimé la population — la transformant en hordes de zombies — puis débarquèrent des étoiles ceux qui auraient pu être les sauveurs : une armada extra-terrestre. Hélas, pour ces aliens, les hommes ne sont que du bétail dont la chair est un mets des plus appréciés outre-espace… à condition qu’ils ne soient pas contaminés! Car transformés en morts-vivants, les humains n’ont plus aucune valeur. Depuis son Q.G. de Dubaï, Naakrit dirige les opérations qui feront de lui un alien riche : collecter des humains sains et en gérer l’exportation pour ses clients.

"Knockemstiff" de Donald Ray Pollock - Libretto

Couvrant une période d'une trentaine d'années, du milieu des sixties jusqu'à la fin des années 90, Donald Ray Pollock raconte les habitants improbables, mais pourtant tellement réels, qui peuplent la ville (aujourd'hui disparue) de Knockemstiff. Du père bourrant son fils de stéroïdes afin de revivre ses jours de gloire de bodybuilder, au violeur de poupées, Knockemstiff révèle une population singulière que l'auteur décrypte avec un humour noir rafraîchissant, mais aussi beaucoup d'objectivité et d'intelligence.
Ce recueil de dix-huit histoires forme au final un roman rappelant les meilleurs textes de Larry Brown et Chuck Palahniuk (lui-même grand admirateur de Pollock) : un vrai régal pour les amateurs d'une Amérique profonde, déjantée et noire à souhait
 

"La Bastille dévoilée par ses archives" de Claude Quétel - Omnibus

Ils ont été 6 000 prisonniers à passer par la Bastille. Certains étaient célèbres, comme Voltaire l'impertinent, Damiens le fanatique, le benêt cardinal de Rohan, le débauché marquis de Sade. D'autres n'étaient que d'obscurs espions ou aventurières, tenancières de maison close, " sodomites ", journalistes, escrocs, fous... Tous ont été soigneusement interrogés et observés par le terrible lieutenant de police de Paris, qui rapportait au roi ses découvertes. Des archives savoureuses dont ils étaient les héros, Claude Quétel a retiré le meilleur – le plus étonnant, le plus dramatique, mais aussi, ce n'est pas la moindre des surprises, le plus amusant.

 

"Terra Australis" de LF Bollée et Philippe Nicloux -Glénat

Une des plus incroyables odyssées humaines de l’Histoire a eu lieu il y a un peu plus de 220 ans. Environ 1 500 hommes et femmes ont été déportés, entassés à bord de 11 navires, parcourant plus de 24 000 km sur trois océans. Ils étaient des bagnards, des forçats, des condamnés... le rebut de l’Angleterre ! On les a envoyés à l’autre bout du monde, dans un pays qui n’existait pas encore. Aller sans retour vers l’enfer ou chance inespérée d’une nouvelle vie ? Plus rien ne sera comme avant autour de ce nouveau monde, issu d’une terre ancestrale que les habitants d’origine appelaient Bandaiyan...
Laurent-Frédéric Bollée livre ici son From Hell, une œuvre magistrale de plus de 500 pages dessinées avec brio au lavis par Philippe Nicloux. Une création sans précédent dans l’histoire de la bande dessinée française et internationale.

 

« L’important, c’est la sauce » de Michel thauvoye – Ed Cactus inébranlable

L'important, c'est la sauce, c'est le sixième titre de la collection Cactus Noir, mais le premier recueil de nouvelles publiés par Cactus Inébranlable éditions.
 C’est du Thomas Fersen sous extasy arrangé par Tarantino ! Rien que ça ! Dans L’important, c’est la sauce, Michel Thauvoye nous donne de ses nouvelles.
 Neuf  textes écrits à la machette dans un style bien noir teinté d’humour et de cynisme avec une constante : dans leur genre, les personnages sont tous assez crapuleux.
 Tous les ingrédients sont donc réunis pour que la sauce prenne et que le lecteur la savoure sans modération. Lauréat de plusieurs concours de nouvelles noires, notamment le concours Polar de la RTBF, Michel Thauvoye se définit comme un pur produit borain, là où on sait ce que noirceur veut dire.
Au sommet de sa forme, ce passionné d’écriture et de lecture nous propose son second ouvrage.