Le New York Times compte 4,5 millions d'abonnés, dont 3,5 en ligne

Le quotidien New York Times comptait 4,5 millions d'abonnés fin mars, dont 3,5 aux seules éditions numériques, selon un communiqué publié mercredi, soit un gain net d'environ 200.000 lecteurs sur le premier trimestre 2019.
Le quotidien New York Times comptait 4,5 millions d'abonnés fin mars, dont 3,5 aux seules éditions numériques, selon un communiqué publié mercredi, soit un gain net d'environ 200.000 lecteurs sur le premier trimestre 2019. - © All right reserved

Le quotidien New York Times comptait 4,5 millions d'abonnés fin mars, dont 3,5 aux seules éditions numériques, selon un communiqué publié mercredi, soit un gain net d'environ 200.000 lecteurs sur le premier trimestre 2019.

Lors d'une conférence téléphonique, la numéro deux du groupe, Meredith Kopit Levien, a indiqué que 16% environ des abonnés totaux se situaient hors des Etats-Unis.La progression du portefeuille vient uniquement de celle des abonnés aux seules éditions en ligne, qui atteint 223.000 personnes.

Le groupe ne communique plus dans le détail les chiffres des abonnés aux éditions imprimées seulement ou mixte (papier et numérique), ayant choisi comme indicateur de référence les souscripteurs numériques. Il vise toujours les 10 millions d'abonnés, au total, en 2025.

Comme lors des trimestres précédents, les mots croisés et la plateforme Cooking, dédiée à la cuisine, deux produits distincts du quotidien mais pris en compte dans le portefeuille d'abonnés, sont d'importants moteurs de croissance.

La plateforme de mots croisés a notamment franchi au premier trimestre le seuil des 500.000 abonnés, ce qui la situe, à elle seule, en cinquième position parmi les sites de presse américains en nombre d'abonnés payants.

Décidé à poursuivre cette politique de diversification, le New York Times a lancé mercredi un nouveau site dédié à la parentalité au sens large, intitulé "Parenting".

S'ils connaissent des taux de croissance très soutenus, ces nouveaux produits éditoriaux sont proposés à des prix très inférieurs à celui de l'abonnement à l'édition numérique du New York Times, à savoir 1,25 dollar la semaine pour "Cooking" et 81 cents la semaine pour les mots croisés, voire 38 cents pour un engagement à l'année.Ils ne constituent donc, pour l'instant, qu'une source de revenus mineure pour le groupe, soit 7% du chiffre d'affaires des abonnements aux produits numériques.

Toujours en matière de diversification, le New York Times va lancer, début juin, un magazine télévisé hebdomadaire sur la chaîne câblé américaine FX intitulé "The Weekly", lequel sera ensuite disponible sur la plateforme vidéo Hulu. Le groupe est déjà un acteur qui compte dans l'univers émergent du podcast, avec son émission "The Daily", dont chaque édition est écoutée, en moyenne, deux millions de fois, selon Meredith Kopit Levien.

Le PDG du groupe, Mark Thompson, a indiqué, lors de la conférence téléphonique, que la rédaction du New York Times comptait désormais "près de 1.600" personnes et "nous comptons l'agrandir encore en 2019".

Sur le premier trimestre, le chiffre d'affaires s'affiche en hausse de 6,1%, à 439 millions de dollars, une croissance surtout alimentée par des éléments annexes aux activités principales du groupe.

Les revenus tirés de la publicité sont quasiment stables (+0,4%), la progression du chiffre d'affaires numérique (+18,9%) compensant le repli de la publicité imprimée (-11,9%), qui demeure supérieure en valeur (69 millions de dollars contre 55).

Le bénéfice net ressort à 30 millions de dollars, en hausse de 37%, en bonne partie grâce à des éléments exceptionnels, notamment une moindre charge fiscale.

Lors de la conférence téléphonique, Mark Thompson a indiqué que le modèle payant du New York Times allait prochainement évoluer, sans plus de précision.