Le 31 octobre 1997, Ce jour-là, les vaches s’affolent.

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31 octobre 1997, la nouvelle tombe : un cas de vache folle est détecté en Belgique, dans une petite ferme du Condroz. Jusque là, notre pays avait été épargné par la terrible épidémie qui a déjà fait des ravages dans les pays voisins. Une maladie transmissible à l’homme et …mortelle. Les pires pronostics sont envisagés et pendant que les vaches s’affolent, les Belges sont gagnés par la panique. 

« La fin justifie les moyens » , face à cette maxime populaire, Albert Camus s’interrogeait:  oui mais… «  qu’est-ce qui justifie la fin ? »  La question aurait dû se poser, début des années 80, lorsque sur l’autel du profit, on sacrifiera la santé humaine !  En Grande Bretagne, où le premier cas de la maladie de la Vache folle a été déclaré, on n’a au départ, c’est flagrant, guère réfléchi. Par contre fin octobre 97, dans la petite entité de Méan en terre namuroise, on a bien cru que le ciel nous tombait sur la tête. Dans une petite ferme familiale, un des bovins ne savait plus marcher, tremblait de partout, était devenu fou ! C’était la première vache folle belge !



Le consommateur pris peur, les éleveurs ne surent plus à quel saint se vouer ! Et on en était pourtant qu’au début de nos surprises. On allait découvrir à quel point outre-manche, le gouvernement Blair, notamment,  avait des années durant mené une politique de mauvaise gestion, de prise de décisions beaucoup trop tardives, voir de protections coupables. Pour fabriquer des farines alimentaires moins chères, des industriels peu scrupuleux  avaient remplacé les protéines végétales par des carcasses d’animaux morts ! En clair, Des ruminants allaient manger… de la viande et contaminer la chaine alimentaire!


Un vaste « jeu » de dupe, des apprentis-sorciers aux commandes également de la toute jeune Europe et au final, plus de 200 victimes humaines souvent très jeunes. A force de tests de dépistage utiles mais fort coûteux, on nous assure qu’aujourd’hui, la maladie est quasi éteinte. Tant mieux, espérons que le pauvre cerveau des bovins nous aura permis de réfléchir aux « moyens »  d’assouvir sainement… notre faim…


 Sylvie Chevalier,  Journaliste-Editrice « Ce Jour-là ».

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