KYO électrise les trentenaires au Cirque Royal

KYO électrise les trentenaires au Cirque Royal
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KYO électrise les trentenaires au Cirque Royal - © photo : François Berthier

Le groupe français, qui a marqué l’année 2003, avec "Le chemin", était de retour à Bruxelles ce mercredi, après huit ans d’absence, pour présenter son nouvel album "L’équilibre" et combler le public des ses vieux succès, séance de rattrapage le 31 janvier à Forest National.

Une ambiance de feu, comme à la belle époque des années 2000. Voilà ce qui attend le groupe KYO  dans un cirque royal plein comme un œuf. C’est que l’annonce de leur retour a rapidement fait vibrer la corde nostalgique des nombreux fans qu’ils avaient laissés sur le bord du chemin en 2006.

 

Un rapide regard dans la salle ne laisse aucun doute, le public a vieilli avec eux. Et il est prêt pour un retour en arrière le temps d’une soirée. Le succès rencontré par leur nouvel album "L’équilibre" démontre en effet qu’il ne les a pas oubliés.

 

Cirque Royal ou Stade de France ?

 

Le concert démarre dans un grand brouhaha, guitares hurlantes et amplis déchaînés. C’est super énergique mais la modulation de la voix connaît quelques ratés. Le mur sonore est impressionnant mais pas très subtil. Ils ont clairement choisi l’option "musique de stade" malgré la relative intimité des lieux. La foule est chaude comme la braise et s’en donne à cœur joie lorsqu’il s’agit d’enclencher l’option karaoké sur "Je saigne encore".

 

Le groupe savoure visiblement ce retour avec délectation et sincérité, proposant rapidement aux spectateurs une grande séance de free hugs, avant de reprendre leurs guitares. Visuellement aussi les effets sont massifs avec un mât central en forme d’Y, qui diffuse tour à tour lumières stroboscopiques et images poétiques. Le programme proposé fait des allers-retours entre ce nouveau disque, qui nous a surpris par ses qualités mélodiques, et les tubes du passé que personne dans le public n’a oubliés.

 

Un second chanteur trop discret

 

On a toujours apprécié les groupes qui osent proposer plusieurs voix. On est donc heureux lorsque, par intermittence, Benoît, le chanteur principal, s’éclipse pour laisser la place à Florian dont la voix plus chaude nous émeut davantage, notamment sur le très joli "La route". Ce fut un des rares moments plus délicats d’un concert en forme de rouleau compresseur, gagnant en énergie ce qu’il perd en nuance.

 

Ils ont eu le bon goût de ne pas attendre le rappel pour balancer "Le chemin", imparable titre pop qui pourrait figurer au top dix des morceaux ayant marqué les années 2000, et qui a permis de vendre l’album du même nom à un million d’exemplaires. (Chiffre qui ferait rêver n’importe quelle maison de disque aujourd’hui !)

 

En guise de cerise sur le gâteau, viendront encore "Dernière danse", sans doute leur plus beau morceau, puis "Tout envoyer en l’air", histoire de permettre au public de crier une dernière fois sa joie d’avoir retrouvé leur groupe fétiche.

 

Un concert bruyant mais efficace que nous aurions aimé plus sobre mais qui confirme le retour au premier plan d’un groupe populaire, avec un nouvel album que nous n’attendions pas aussi réussi.

 

François Colinet

 

En concert le samedi 31 janvier à Forest National.

Pour les nostalgiques, le tube de KYO, "Le chemin"

Le dernier single de KYO, "Le Graal"

KYO - L’équilibre (Sony Music)

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