Des rumeurs d'une adaptation de "The Legend of Zelda" en série Netflix

Après Castlevania et The Witcher, Netflix s'apprêterait à adapter une autre grande licence du jeu vidéo. L'information part d'un post Instagram du producteur indo-américain Adi Shankar.

Le producteur de la série Netflix à succès Castlevania reste donc très flou, ce qui n'a pas empêché le média digital américain The Wrap d'affirmer avec beaucoup de certitude qu'il planche sur une adaptation d'une des plus grandes licences du jeu vidéo : "The Legend of Zelda". Car si la "compagnie japonaise de jeu vidéo iconique" fait peu de doute en la "personne" de Nintendo, la "série vidéoludique iconique" pose plus question, le géant japonais ayant aussi créé Mario, Pokemon et Donkey Kong. Zelda présente cependant le plus grand potentiel d'adaptation en série télévisée en termes de narration. Un bon prétexte pour revenir sur l'historique de la licence, et ses épisodes les plus populaires, grâce à la collaboration d'une aficionada de la série, Asté (de son pseudo de gameuse).

Sauver une princesse et son royaume

Une des forces de Nintendo est d'avoir la capacité de décliner à l'infini un même concept ou une même histoire, tout en innovant continuellement. Dans le cas de Zelda, le principe est (quasi) toujours le même : le héros est Link, et doit sauver le royaume d'Hyrule et la princesse Zelda des desseins maléfiques de Ganon.

Le premier épisode, sobrement intitulé "The Legend of Zelda", a été créé par Shigeru Miyamoto et Takashi Tezuka en 1986 pour la Famicom (appelée NES en Europe), et reprend déjà toutes les bases de l'intrigue de la série. Cet épisode fondateur a posé les bases de beaucoup de jeux d’aventure et de rôles par la suite. C'est un immense succès, salué pour son gameplay novateur pour l’époque, et ouvrira la porte à une vingtaine d'autres épisodes, dont certains resteront mythiques dans l'histoire du jeu vidéo:

  • Ocarina Of Time , sur Nintendo 64 , sorti en 1998 en Europe, est le premier Zelda en 3D temps réel, en open world, développé pour le lancement de la Nintendo 64, en même que Super Mario 64. La trame du jeu consiste à pourchasser Ganondorf pour l’empêcher à tout prix de mettre la main sur la Triforce, sur laquelle repose l’équilibre du Royaume d’Hyrule. Episode emblématique de la série, il est catégorisé comme l’un des "meilleurs jeux de tous les temps" par la plupart des magazines de l’époque, et s’écoule à plus de 6 millions d’exemplaires à travers le monde en 8 semaines.
  • Majora’s Mask – N64 est l'épisode le plus sombre, oppressant, et mélancolique de la série. Il reprend le même gameplay et la même patte graphique que son prédécesseur, mais semble se dérouler dans une réalité parallèle à celle d’Ocarina of Time, et bon nombre de théories circulent quant à sa timeline, ou à son contexte véritable. L'histoire se déroule sur trois jours, durant lesquelles on doit impérativement empêcher la lune de venir s’écraser sur la plaine de Termina (et la ville de Bourg Clocher) à force d’allers et retours à travers le temps, et via sa manipulation (ralentir, accélérer, sauter une journée, rembobiner les trois jours..) selon la nécessité. Il a connu un succès plus faible mais néanmoins très satisfaisant. Il aura même droit à sa creepypasta, basée sur une histoire fictive de cartouche hantée, plutôt crédible, quand on connait l’ambiance du jeu.
  • The Wind Waker – Gamecube – 2003 (Europe) : Initialement boudé lors de sa présentation au public, à cause de nouveaux choix esthétiques (graphismes en cell shading, avec un style à première vue enfantin et cartoon), il aura pourtant fini par convaincre et par devenir un des plus grands succès de la Gamecube. Même gameplay que d’origine, mais apportant un vent de fraicheur (c’est le cas de le dire, vu qu’on manipule une sorte de "baguette du vent") dans son univers beaucoup plus léger et coloré. Il propose une aventure longue et vraiment sympathique dans laquelle vous vous lancerez pour voler au secours de votre petite sœur kidnappée et où finalement, les joueurs ont fini par tomber sous le charme de son nouveau look.
  • Breath of the Wild – Switch – 2017 Dernier opus de la saga, et l’épisode le plus vendu à ce jour. Vaguement critiqué à cause de ses capacités graphiques un peu en deça de ce que la concurrence propose en matière de réalisme, il est développé pour le lancement de la dernière console de Nintendo, la Switch. Il aura pourtant un succès record, de par son très vaste univers, l’expérience de profonde liberté qu’il offre, la beauté majestueuse de ses musiques et de son atmosphère nostalgique et libérée... démontrant par-là qu'un réalisme poussé n'est pas synonyme de jeu réussi. Cassant un peu ses anciennes mécaniques de gameplay, BOTW fonctionne selon une errance dans le monde ouvert, où le joueur est amené à laisser ses pas être portés par le vent, et non par une aventure linéaire comme à l’accoutumée, bien que la trame de fond se veuille assez identique (vaincre Ganon, sauver la princesse et son royaume, bla bla bla)

 

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Ocarina of Time © nintendo
Majora's Mask © nintendo
Wind Waker © Nintendo

Et si ce n'était pas Nintendo ?

Même si elle n'est plus trop dans le coup, la société japonaise Sega a quand même été, lors du passage des années 80 aux 90's, le concurrent le plus féroce de Nintendo sur la scène vidéoludique, avant l'arrivée des Playstation de Sony. Peut-être verrons-nous sur nos petits écrans le hérisson Sonic, voire Ryo Hazuki, le héros de la série Shenmue, dont le troisième opus, attendu depuis presque deux décennies, sortira en août 2019.