Dernières effluves cannoises et du grand cinéma belge

L'affiche d' "A perdre la raison" de Joachim Lafosse
L'affiche d' "A perdre la raison" de Joachim Lafosse - © Tous droits réservés

Emilie Dequenne époustouflante dans "A perdre la raison" de Joachim Lafosse, "Moonrise Kingdom", une pépite signée Wes Anderson, "Cosmopolis" ou la chute du capitalisme version Cronenberg, avec Pattinson au casting et puis "Prometheus", le nouveau Ridley Scott !

A perdre la raison, de Joachim Lafosse

Pour commencer, voici du tout grand cinéma belge avec "A perdre la raison" de Joachim Lafosse. Un film dont on parle beaucoup puisqu’il est inspiré, très librement, je vous le rappelle, de l’affaire Geneviève Lermithe. La mère infanticide est interprétée de manière magistrale par Emilie Dequenne, primée à Cannes pour cette prestation inoubliable. . Le film en lui-même prend aux tripes, il n’est ni voyeuriste, ni malsain mais sobre et subtil. Joachim Lafosse est un grand auteur, un grand cinéaste, j’espère que le public belge ne sera pas refroidi par le thème de cette œuvre, elle vaut sincèrement le déplacement !

Moonrise Kingdom, de Wes Anderson

Ensuite, encore un film cannois. Il a fait l’ouverture de la compétition, il est revenu bredouille et pourtant, il méritait au moins un prix de la mise en scène, tellement elle fourmille d’inventivité, c’est "Moonrise Kingdom" de Wes Anderson. Un petit bonbon rétro et nostalgique, sans doute le meilleur film du réalisateur indépendant américain. Et même si ce sont des enfants les héros de cette comédie décalée, le casting "adult " n’est pas en reste : Bruce Willis, Tilda Swinton, Edward Norton ou encore Bill Murray. "Moonrise Kingdom", un délice !

Cosmopolis, de David Cronenberg

Et enfin, il faisait partie des grands favoris du festival de Cannes mais il a été boudé par le jury c’est Cosmopolis de David Cronenberg, le retour à un cinéma moins classique pour le génial canadien après le succès de A dangerous method. C’est une vision nihiliste de la crise du capitalisme qu’il nous offre avec ce film bavard mais hypnotique. C’est surtout l’occasion de découvrir que Robert Pattinson peut jouer autre chose que les ténébreux vampires, un tournant sans doute dans la carrière de l’acteur anglais.

Prometheus, de Ridley Scott

La dernière sortie de la semaine, nous la devons à un autre grand monsieur du cinéma : Ridley Scott avec son très attendu Prometheus, un film fantastique, prequel à la saga Alien. Un casting alléchant pour ce film en 3D : Charlize Theron, Noomi Rapace et last but not least, Michael Fassbender.

Cathy Immelen