Compte rendu de la première soirée de Finale avec la prestation de la candidate belge

Sylvia Huang en finale
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Sylvia Huang en finale - © CMIREB Bruno Vessiez

Ce lundi, c'était la première soirée de finale au Concours Reine Elisabeth. Sur la scène du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, deux candidats ont joué avec l'Orchestre National de Belgique. Tout d'abord la pièce imposée du compositeur finlandais Kimmo Hakola, ensuite un concerto au choix du candidat.

Comme le Roi et la Reine sont présents dans la salle, l’orchestre joue la Brabançonne, c’est l’habitude.

Luke Hsu, le candidat américain d’origine chinoise crée l'imposé. C'est une fusée qui démarre au quart de tour. Une pièce dynamique : les instruments de » l'orchestre se répondent comme des personnages, dialoguent avec le soliste qui se bat avec des traits extrêmement difficiles. Luke Hsu se donne au maximum, il apporte son humour et du suspens, c’est une vraie partition de film, voire de dessin animé.

Ensuite, il entame le concerto de Tchaikovsky. Brillant. Le son est sûr, un jeu sans détours. Il possède des traits impeccables, avec une parfaite maîtrise de la technique. Quand il choisit des tempos extrêmement rapides, il assure. Luke Hsu évoque une source inépuisable d'énergie qui ne peut laisser personne indifférent.

pour revoir la prestation de Luke Hsu

Ensuite, c'est la violoniste belge Sylvia Huang qui joue. Le son est moins rond, moins puissant, moins musclé. Elle est présente autrement : c'est une magnifique musicienne qui possède de la « grâce« et de la finesse.

Le concerto de Dvorak lui va mieux que l'imposé : elle chante... Malgré tout, comme en demi-finale, c'est comme s'il manquait quelque-chose. Comme si le son ne sortait pas tout à fait de son violon, comme si elle ne le laissait pas pleinement sonner.

pour revoir la prestation de Sylvia Huang

Quelle que soit la décision du jury, Sylvia Huang sera allée jusqu'au bout de ses rêves : interpréter le concerto de Dvorak comme soliste, et être qualifiée pour la finale de l'un des concours les plus difficiles au monde.