"C'est la vie que je mène", le compte Instagram plein de second degré qui se moque des influenceurs

"C'est la vie que je mène", le compte Instagram plein de second degré qui se moque des influenceurs
"C'est la vie que je mène", le compte Instagram plein de second degré qui se moque des influenceurs - © Tous droits réservés

"C’est la vie que je mène", c’est le compte Instagram qui sort des normes du réseau social. À la place de poser tout sourire face caméra, Thomas se met en scène face contre terre dans des positions farfelues. Un contre-pied humoristique aux influenceurs et à leurs photos "parfaites" mais souvent tellement fausses…

À l’heure actuelle nous passons de plus en plus de temps sur les réseaux sociaux. Si Instagram est à la fois un lieu de créativité et une source inspirante de contenus aussi divers que variés, le réseau social peut également faire ressortir le moins bon d’entre nous : égocentrisme, narcissisme, difficile de résister à la tentation de se montrer sous son meilleur jour pour récolter le plus de "likes" possible sur ses photos, quitte à parfois devoir tricher.

Il suffit de passer quelques minutes sur les comptes des plus grands influenceurs pour envier leur vie qui semble si parfaite. Le sociologue Simone Carlo, spécialiste de rapports sociaux Numériques explique à l’AFP que "sur Instagram, il existe les mêmes addictions que dans la société, se divertir, se montrer, recevoir l’approbation des autres. Ce sont des comportements qui sont présents depuis toujours dans la société italienne".

Pour prendre le contre-pied de cette tendance de plus en plus présente sur le réseau social, Thomas a créé le compte Instagram "C’est la vie que je mène" qu’il décrit comme ceci au HuffingtonPost : " @cestlaviequejemene est l’histoire d’un mec vaniteux, égocentrique et autosuffisant qui s’exhibe sans cesse et se vante d’avoir une vie luxueuse et trépidante."

C’est un peu l’archétype du mec fake qui se la raconte à mort sur les réseaux, alors que sa vie réelle est sûrement très banale. C’est pourquoi il n’a pas de nom, pas de face, pas de consistance.

Le photographe de 36 ans souhaite garder son anonymat, malgré le succès naissant que son compte est en train de vivre. D’autres utilisateurs comment à utiliser le #cestlaviequejemène pour se moquer à leur tour du phénomène narcissique qui découle d’Instagram.

Instagram réagit face à cet élan d'égocentrisme

Pour éviter qu’Instagram ne se transforme en course à la popularité et à la mise en avant de soi, le réseau social teste actuellement une nouvelle fonctionnalité dans 6 pays (Australie, Italie, Irlande, Japon, Brésil, Nouvelle Zélande et Canada) elle n’affiche plus le nombre total de "likes" sous les photos. Seul le propriétaire du compte peut le voir. " Nous espérons que ce test fera baisser la pression […] afin que vous puissiez vous consacrer au partage de ce que vous aimez" a déclaré le responsable de la maison mère d’Instagram à l’AFP. En attendant les résultats de ce test on ne peut que liker les photos de "C’est la vie que je mène" qui apportent beaucoup d’autodérision et de second degré sur le réseau social qui en a parfois bien besoin !