Alerte au plastique

2 images
- © rtbf

 « Plastic Planet », documentaire écologique sur les dangers des matières synthétiques, sortira le 20 avril, dans les salles de Bruxelles, Liège et Gand.

 « Plastic Planet », documentaire écologique sur les dangers des matières synthétiques, sortira le 20 avril, dans les salles de Bruxelles, Liège et Gand. Une enquête critique de Werner Boote, le Michael Moore autrichien, sur une industrie toute-puissante en Occident.


 


"De la même manière que le plastique s’insinue jusque dans nos veines, j’ai voulu m’insinuer dans le monde du plastique", explique Werner Boote, réalisateur du film « Plastic Planet » et co-auteur avec le journaliste scientifique Gerhard Pretting de l’ouvrage « Plastic Planet, la face cachée des matières synthétiques » (Actes Sud, 2010).


Incontournable. Composant d’un nombre infini d’objets de consommation - des emballages aux bagages en passant par les meubles, les jeux, les livres, l’électronique, les matériaux de constructions et même les vêtements, le plastique est partout. Selon les auteurs, 260 millions de tonnes de plastique sont produites chaque année dans le monde, soit 30 kg environ par habitant de la planète. Une matière dont il serait difficile voire impossible de se passer aujourd’hui. Le plastique simplifie le quotidien, embellit le corps, s’installe dans l’habitat ; le plastique a la cote. « Quand cette nouvelle matière voit le jour en 1907, son inventeur ne se sent plus de joie », racontent les auteurs. « (…) Au terme de quatre années de recherches intensives, il la tient enfin, cette bakélite qui porte son nom. D’un seul coup, Leo Baekeland oublie les revers, les déconvenues, car cette matière répond à tous ses espoirs. Elle est plus résistante que le bois, plus légère que le fer et plus solide que le caoutchouc. Mais surtout, elle ne conduit pas l’électricité. »


Indestructible. D’un abord plutôt sympathique, le plastique n’en est pas moins nocif pour l’environnement - il met 500 ans à se dégrader – et pour la santé. "Oceana, l’organisation de protection des océans, estime que l’on jette environ 675 tonnes d’ordures toutes les heures dans la mer. La moitié d’entre elles sont constituées de plastique", écrivent les auteurs, retraçant comment ces ordures plastiques "se fragmentent petit à petit, jusqu’à ce qu’il reste une sorte de poudre". En absorbant ces microparticules, les petits poissons font entrer le plastique dans la chaîne alimentaire.


Le plastique, symbole de surconsommation et de pollution, un danger (de plus) pour l’homme et pour la planète ? A travers un film et un livre chocs, Werner Boote tire la sonnette d’alarme et incite à la réflexion pour une consommation plus responsable.


Myriam Marchand

Pour en savoir plus : http://www.plastic-planet.at