Xavier Siméon en MotoGP avec Classic 21

La saison prochaine notre compatriote sera au guidon d'une Ducati du Team Reale Avintia Racing. La Belgique comptera un représentant en catégorie reine. Une première depuis Didier de Radiguès en 1991. 

Marc Ysaye l'a rencontré pour récolter ses impressions. 

 

Dominique Dricot a interviewé Freddy Tacheny qui nous parle de l'évolution de son poulain. 

Xavier Siméon remplacera le Français Loris Baz, actuellement 15ème du championnat du monde avec 39 points, au sein de l'écurie espagnole. Il épaulera Tito Rabat.

A 28 ans, le Bruxellois possède déjà une belle expérience. Il a décroché le titre européen en Superstock 600 en 2006. Trois ans plus tard, il est sacré en FIM Superstock 1000 ... déjà avec Ducati. Siméon poursuit sa carrière en Moto2. En sept saisons, il récolte une victoire (Allemagne 2015), quatre podiums et deux poles positions.

"C'est une opportunité fantastique et j'ai travaillé dur depuis de nombreuses années pour l'obtenir, a déclaré Siméon sur le site officiel du Team Avintia Racing. Je suis très heureux de réaliser ce rêve, qui me suit depuis l'enfance. Jour après jour, j'ai fait tout ce que je pouvais pour en arriver là".

Contrairement aux années précédentes, Avintia Racing alignera en 2018 deux motos identiques, soit la version actuelle de la Ducati. "J'ai remporté mon titre Superstock avec Ducati et je suis très heureux de retrouver la marque de Bologne avec Reale Avintia Racing. J'ai vraiment hâte de découvrir la Ducati", a poursuivi le pilote bruxellois.

Le patron de l'équipe Avintia, Raúl Romero, est confiant concernant sa nouvelle recrue. "Il est travailleur et il a gagné en Moto2, une catégorie très compétitive et disputée. Après plusieurs saisons dans la catégorie intermédiaire, il arrivera en MotoGP très motivé et avec l'envie de tout apprendre. Je pense qu'il formera une très bonne équipe avec Tito Rabat".

Notre consultant Didier de Radiguès nous explique quelles sont les raisons qui ont poussé Ducati à engager Siméon.

"C’est un ensemble. Il a une très bonne expérience du cercle du Moto GP, des circuits. Il a fait ses preuves aussi au niveau des résultats, en battant des pilotes qui sont passé en Moto GP. Il a certainement manqué de constance, c’est vrai. Mais il a montré des pointes de vitesse. Et puis il a aussi été, par le passé, champion du monde de Superstock. Avec de grosses motos de 1000 centimètres cubes, qui sont peut-être plus proches de la Moto GP que ne l’est la Moto 2. Et ce titre c’était déjà avec Ducati à l’époque, ça crée des liens. Il compte aussi à son palmarès une victoire en Moto 2. Enfin il y a eu un travail acharné de Zélos, derrière lui, pour réunir des partenaires financiers, comme les recherchait le Team Avintia."

Qu’est-ce qui va changer pour lui ?

"Il n’y a que 24 pilotes de Moto GP au monde! Et parmi les 24, un seul belge, 26 ans après moi, c’est donc assez rare. Et tout va devenir plus important. Il y aura beaucoup plus de techniciens autour de lui, beaucoup plus d’interviews aussi. Il faudra être encore meilleur au niveau du pilotage, encore plus se remettre en question, avoir les nerfs encore plus solides… Tout sera "plus" !"

On le voit avec la F1, le matériel est capital… Est-ce que Siméon aura de quoi jouer la gagne ?

"Il n’aura pas la même moto que Valentino Rossi, ça c’est sûr. Les motos d’usine ne sont réservées qu’à quelques pilotes. C’est encore une autre étape qu’il devra franchir grâce aux résultats. Mais c’est une catégorie où il y a moyen de tirer son épingle du jeu sur certains Grands-Prix. Il y a des opportunités à saisir. Le Moto GP est très disputé. On voit énormément de vainqueurs différents chaque année. Une dizaine de vainqueurs différents l’an dernier sur 18 courses. Il faut être malin et compter un peu sur la chance. Mais il y a une vraie possibilité de briller."

 

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