Woodstock : ces jeunes organisateurs qui ont réalisé un exploit dans le chaos

Le second épisode du podcast de fiction A Day In The Life vous emmène dans les années 60, avec notamment l’apparition d’un nouveau style de vie et de ses mouvements hippies. À cette occasion, nous vous transportons dans le rassemblement le plus emblématique de la culture hippie, mais, aussi, le plus chaotique : Woodstock.

A Day In The Life vous téléporte à travers cinq décennies qui ont bercé le rock. Disponible sur Auvio et les applications de podcasts, chacun des cinq épisodes raconte le jour où tout a basculé dans la vie du personnage. Cinq histoires passionnantes avec comme fond sonore, les classiques du rock. Ce second épisode, nous raconte la découverte du hasard, écrit et narré par Pierre Guyaut. Il y relate les aventures de Jonas, 18 ans, parti en mer avec des bourlingueurs libérés qui lui font découvrir une nouvelle ligne de vie. L’opportunité pour nous, de vous emmener à la découverte d’un jour qui a fait basculer toute une culture, à la fois catastrophique et fantastique : le 15 août 1969, date de l’ouverture du festival de Woodstock. Et loin d’un fantasme qui nous en est resté, Woodstock, c’était avant tout un désastre…

Un rêve fou

On est en 1969, en pleine guerre du Vietnam, lorsque quatre hommes d’affaires inexpérimentés font le pari fou d’organiser un festival de musique basé sur l’amour et la paix. D’abord, il leur faut trouver un terrain pour un évènement dont ils ont déjà commencé à vendre les tickets. Après de longues tribulations, ils parviennent à convaincre un fermier de leur louer un terrain situé à des dizaines de kilomètres du véritable Woodstock, et cela pour la modique somme de 50.000 dollars (soit 350.000 dollars aujourd’hui). Un terrain qui ne peut accueillir qu’entre 50.000 et 100.000 personnes.

Maintenant qu’ils avaient un terrain, il ne leur restait plus qu’à trouver des artistes ! Mais la tâche n’est pas aisée quand on n’y connaît rien et, surtout, quand on cherche à engager son idole : Bob Dylan. Dans ses Mémoires, l’artiste a déclaré avoir décliné l’offre car il ne voulait pas retourner sur scène. Il était dégoûté par les hippies fanatiques qui envahissaient régulièrement son domicile, alors 50.000 hippies dans un champ, l’idée n’avait pas de quoi le séduire.

Trois jours de péripéties, de paix, d’amour… Et de désastres

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Les files pour arriver au festival © Getty

Mais malgré le refus de Bob, le public est au rendez-vous, il est même là en masse… Le 15 août 1969, 450.000 personnes débarquent dans la petite localité de Bethel, alors que le site ne pouvait en accueillir que 50.000. Paniqués et craignant les débordements, les organisateurs laissent l’entrée libre tous, même sans ticket, ne réalisant pas les conséquences sanitaires qui les attendent. "S’il vous reste quelque chose à manger, le gars à votre droite est votre frère et la fille à votre gauche votre sœur, alors partagez en toute fraternité" acclame Janis Joplin sur scène. Woodstock est à sec, plus d’eau ni de nourriture.

À bout de solution, les apprentis organisateurs se tournent alors vers l’armée qui prend la mesure du désastre et leur vient en aide. En pleine guerre du Vietnam, des hélicoptères de l’armée américaine livrent des sandwichs au milieu d’un rassemblement pour la paix…

Les éléments se déchaînent

Ces trois jours chaotiques sont aussi marqués par une pluie battante, mais ni la boue, ni le manque de nourriture ne vient à bout de la ferveur des festivaliers. Les concerts s’enchaînent dans un chaos indescriptible où les organisateurs s’entêtent à suivre leur programmation à la lettre. Jimi Hendrix, tête d’affiche du samedi soir, se retrouve à clôturer le festival le lundi matin à 9h tapante, devant seulement 30.000 festivaliers et une mer de détritus en tout genre… Heureusement, sa performance sera captée par les caméras.

Un désastre réussi

Au-delà des conditions catastrophiques et l’inexpérience des organisateurs, le public est resté pacifique, heureux de vivre ce "joyeux bordel" uni. Woodstock et ses trois jours de péripéties, de paix et d’amour resteront gravés dans les mémoires comme la référence ultime des mouvements hippies des années 60.

On compte malgré tout 3 morts et quatre fausses couches, mais aussi 2 naissances… Bref, Woodstock c’est un petit miracle dans l’histoire de la musique qui aurait pu très mal tourner.

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La liberté à tout prix

Woodstock est le symbole de l’esprit libre de toute la jeune génération des années 60, celle qui revendiquait un nouveau mode de style de vie. Une soif de liberté et de changements que l’on retrouve auprès de Jonas, le personnage du second épisode de A Day In The Life, parti à conquête de sa liberté. Curieux d’explorer les sixties et les prémices des mouvements hippies ? Rendez-vous dans le deuxième épisode de A Day In The Life pour découvrir le pré-Woodstock et son doux parfum de liberté.

Envie d’écouter d’autres histoires de vie ? Tous les épisodes de A Day In The Life sont disponibles sur Auvio et les applications de podcasts.

 

Revivez également toute l’histoire du mythique festival racontée par Walter De Paduwa en version texte ici.

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