Vinyle Vintage - Michael Jackson

Mickael Jackson
Mickael Jackson - © Picasa

Ce dimanche dans Les Classiques de Marc Ysaye, Félicien Bogaerts vous parlera de l'album "Thriller" de Michael Jackson dans sa séquence Vinyle Vintage. Voici le teaser ci-dessous.

L’aventure commence en avril ’82, aux studios Westlake de Los Angeles. N’ayant reçu qu’un seul Grammy Award pour son précédent album, Off The Wall, et étant très meurtri par ce qu’il considère être une véritable humiliation, Michael Jackson retourne en studio avec le même producteur – Quincy Jones – pour faire en sorte que cela ne se reproduise plus et donc avec la sérieuse intention de créer, cette fois, un véritable chef-d’œuvre.

Les deux hommes travaillent ensemble une trentaine de chansons pour finir par en sélectionner 9 et les enregistrer dans un certain confort financier, puisque leur budget s’élevait à… 750.000 $ ! Autant vous dire qu’ils n’hésitaient pas à commander des pizzas et qu’ils faisaient péter le supplément olive à chaque fois.

Une chose est sûre : Thriller n’était donc déjà pas un album ordinaire avant même d’être enregistré. Il faut aussi savoir qu’il s’inscrit dans un contexte assez particulier pour Jackson : c’est peu avant sa sortie, à la toute fin des années ’70, que celui-ci entamera sa célèbre transformation physique ; il se fera refaire le nez, les pommettes, les lèvres, décrépir les cheveux et – surtout – il commencera déjà à s’éclaircir la peau, ce dont on a souvent parlé (c’est une sorte d’anti-Nikos Aliagas) !

C’est également à ce moment-là qu’il se disputera avec son père, Joe Jackson, qui entretenait secrètement une relation avec une femme beaucoup plus jeune depuis plusieurs années (dont il eut d’ailleurs un enfant caché, qu’on a retrouvé depuis)… Mais ce n’est pas tout ! Malgré ses nombreux fans et son statut de star internationale, Michael se sent très seul. Il confiera d’ailleurs plus tard qu’il lui arrivait souvent, à cette époque, de se balader la nuit dans son quartier en espérant rencontrer quelqu’un à qui parler…

Pourtant, des amis, je pense que Michael en a eu. A commencer par l’impeccable Paul McCartney, ex-bassiste d’un petit groupe de pop/rock liverpoolien, avec qui Jackson enregistrera le premier single de l’album Thriller : la chanson The Girl Is Mine, qui représente une sorte de petite dispute entre deux amis amoureux de la même fille…

Ce sera le début d’une belle relation entre les deux hommes qui se retrouveront quelques années plus tard, en ’83, sur l’album Pipes Of Peace de Paul, dans le célèbre "Say Say Say" produit par George Martin…

Et pourtant, un jour, c’est le drame. En ’85, Michael décide de racheter le catalogue de chansons signées Lennon/McCartney détenu par la ATV Music Publishing – que l’ex-beatle avait lui-même envisagé d’acquérir quelques années auparavant, sans succès. Cette fâcheuse histoire sonnera donc le gong de la fin de leur amitié… Et pour la petite anecdote, aujourd’hui encore – avant d’élaborer sa setlist pour partir en tournée – l’ami Paul se trouve dans l’obligation de demander l’autorisation aux héritiers de Michael pour pouvoir jouer ses propres chansons en live, ce qui ne doit probablement pas l’amuser des masses !

Il n’y a pas que notre bon Macca comme invité sympa sur cet album à caractère cool, puisqu’il compte aussi une participation d’un autre grand nom de notre univers rock à nous : l’immense Eddie Van Halen, qui rejoint Michael sur le très célèbre Beat It, une chanson composée par Michael à la demande de Quincy Jones qui voulait produire un morceau pour le jeune public blanc, fan de hard rock, sans s’éloigner pour autant de son univers pop si particulier. Pari tenu, Quincy est ravi et en prime : Van Halen nous y offre un solo de guitare devenu mythique, on écoute !

Ce que le public sait moins, c’est que Van Halen ne fut même pas rémunéré pour sa prestation qu’il avait faite, je cite, " pour rendre service " et que pendant tout le reste du morceau, ce n’est pas ce bon vieux Eddie qui tient le manche mais bien Steve Luthaker, guitariste du groupe de rock américain Toto, qui plus tard fera la déclaration suivante : " Michael avait des exigences mais il nous laissait beaucoup de liberté. De toute façon, il n'était pas là tout le temps. On a fait 'Beat it' sans lui ! " Ce qui nous montre aussi l’importance des musiciens dans la création d’un morceau comme celui-ci !

On ne compte pas, sur l’album Thriller, les morceaux qui deviendront de véritables tubes planétaires… En fait si, on les compte : pas moins de 7 singles en seront issus dont le légendaire Billie Jean, sur lequel Michael fera son premier Moonwalk dans une émission de la chaine américaine NBC célébrant les 25 ans de la Motown (vous savez, cette compagnie de disques américaine, elle aussi) le 16 mai 1983.

Dans ces fameux 7 singles, on retrouve aussi la chanson Wanna Be Starting Something, qui ouvre l’album, et la chanson Human Nature (une de mes préférées), écrite par le claviériste de Toto, Steve Porcaro et enregistrée par Michael en novembre ’82…

A titre anecdotique, la chanson fut reprise de nombreuses fois et entre autre par l’immense Miles Davis, monstre sacré du jazz américain… Un cover assez inattendu, je vous l’accorde !

C’est assez difficile d’être exhaustif en vous parlant d’un album aussi exceptionnel en seulement quelques lignes alors si tout ça vous a intéressé, je ne peux que vous conseiller d’aller vous documenter un peu plus sur ce chef-d’œuvre monumental de la pop du siècle passé…

Bon, mon ami Michael Jack sonne… Je vais donc vraiment devoir vous laisser mais comme je vous l’ai dit, on se retrouve la semaine prochaine en musique et dans une forme olympienne ; rendez-vous entre-temps sur le facebook de Classic 21 où vous retrouverez d’ici quelques jours le teaser du prochain épisode de votre Vinyle Vintage dominical… Je vous embrasse bien fort et vous dis à très bientôt ! Ciao !

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