U2 : le Top 10 des auditeurs de Classic 21

u2
11 images
u2 - © Tous droits réservés

A l'occasion de la venue de U2 au Stade Roi Baudouin pour le concert "360° Tour", Classic 21 vous propose le Top 10 des singles du groupe mythique de Bono. Chaque jour de la semaine, du lundi 13 au vendredi 17 septembre, découvrez votre classement à 7h50 dans Easy Rider et à 17h15 dans On The Road Again.    

Téléchargez ou réécoutez ces séquences en cliquant sur l'onglet Podcast - ROD.   

N° 1 : One

Diffusion vendredi 17 septembre

 

Bono décrira souvent « One » d’une façon très simple : « c’est un morceau qui parle des relations entre les gens ». En fait, on peut interpréter ce titre de différentes façons mais la courte définition de Bono correspond bien à l’histoire de la création de ce titre…

 

U2 décide de se rendre à Berlin pour enregistrer l’album Achtung Baby en novembre 1991, le groupe souhaite s’imprégner de l’ambiance optimiste qui règne dans la ville après la tout récente réunification de l’Allemagne suite à la chute du mur.

Mais en studio, les choses trainent et ne se passent vraiment pas comme les musiciens l’avaient imaginé.

La bonne ambiance n’est pas au rendez-vous et certains membres de U2, notamment Larry Mullen Jr le batteur, pensent qu’ils sont peut être là en train d’assister à la fin du groupe.

Mais, heureusement, il y aura ce moment magique qui va « sauver » le groupe et lui redonner de l’espoir. Ce moment, c’est lorsque les musiciens vont créer, un peu par hasard, la mélodie et la structure de « One ».

 

En fait, cela va se passer ainsi…. The Edge est en train de s’arracher les quelques cheveux qui lui reste sur un titre, « Mysterious Ways », il lui faut un pont musical et il propose alors deux alternatives à Bono. L’une des deux impressionne particulièrement Bono qui lui dit « Ca, c’est un tube ! On doit en faire une chanson et pas juste un pont musical ». C’est ainsi que, très rapidement, en l’espace d’environ 15 minutes, naitra le cœur du morceau « One ».

 

Bono écrira presqu’instinctivement les paroles de ce titre alors qu’il en découvre la mélodie. Après avoir écrit la plupart des morceaux de l’album « Achtung Baby » (dont le titre « One » qui nous occupe aujourd’hui), U2 va faire écouter des démos basiques de ceux-ci à son producteur, le célèbre Brian Eno.

Eno, à l’écoute de celle-ci, se montrera plutôt satisfait et déclarera « Tout est bon pour le nouvel album mais il y a juste un titre qui je n’aime vraiment pas, c’est One… ».

Mais les membres de U2 ne sont pas prêt à abandonner ce titre qui compte tellement pour eux et pour cette « unité » retrouvée. U2 insiste et Eno capitule : « Ok les gars, mais il va falloir vachement déstructurer le morceau pour en faire quelque chose de bon ».

 

U2 et Eno vont donc s’appliquer pour appliquer cet arrangement très particulier qui est aussi une des raisons du grand succès de cette ballade pas comme les autres. 3 clips vidéo différents seront tournés pour assurer la promo de ce grand classique de U2, on notera également et pour conclure, que les bénéfices des ventes du single « One » seront reversés à une association de lutte contre le sida.

N° 2 : With or Without You

Diffusion vendredi 17 septembre

 

With or Without You est un titre important de la carrière de U2, non seulement c’est une formidable ballade (peut être même la plus belle de son répertoire) mais c’est aussi le titre qui lui permettra, pour la première fois, de se hisser à la première position des hits parades singles aux Etats-Unis.

 

Articulé autour d’une sublime ligne de basse d’Adam Clayton, “With or Without You” nous plonge tout de suite dans une ambiance particulière, profonde et touchante, qui est alors tout à fait propre au son de U2 de l’époque. Un son qui ne ressemble alors à rien d’autre de ce qui se fait à ce moment-là (pour rappel nous sommes en 1987).

 

Bono expliquera bien plus tard : « Quand je repense à notre musique dans les années 80, je réalise à quel point nous étions à l’écart du reste. C’était fou. Notre musique avait quelque chose d’extatique, de maladroit, de pas cool. Mais on avait aussi une certaine majesté, une majesté qui fonctionnait si bien sur scène. Aujourd’hui, bien sur, après avoir vendu tant de disques, et que je dis ‘on était à l’écart’, vous avez probablement envie de me frapper ! Mais c’était vraiment ça. Un tube radio comme ‘With or Without You’, c’est une musique si particulière … Elle vous semble ‘normale’ parce que vous l’avez entendue si souvent mais elle avait cette structure si particulière… Tout doucement, elle a fait sa place dans le monde … ce morceau a une tonalité vraiment étrange »

 

C’est vrai, et,  pour appuyer ce que déclarait Bono, on peut ajouter qu’il y a véritablement un côté magique dans ce morceau, dès le début de l’introduction (tout en crescendo) , U2 construit une atmosphère unique basée sur un savoir faire unique de le part des musiciens du groupe mais aussi de leur deux célèbres producteurs : Daniel Lanois et le génial Brian Eno.

 

Pour le son de guitare sur ce titre, le guitariste, The Edge, va utiliser une guitare spéciale l’ « Infinite Guitar », conçue par son ami Michaël Brook, musicien avec lequel il  avait travaillé lors de la réalisation de la bande originale du film « The Captive », quelques mois plus tôt.

Cette guitare, qui est en fait une copie Stratocaster modifiée, permet de créer une note avec un ‘sustain’ illimité. En fait, en résumé, le signal des micros est renvoyé en boucles dans un circuit spécial qui permet de tenir la note aussi longtemps qu’on le souhaite.

 

Bref, « With or Without You » va, à sa sortie en single, le 21 mars 1987, profondément marquer l’histoire du rock et s’inscrire définitivement comme l’un des très grands classiques de U2.

 

N° 3 : Sunday Bloody Sunday

Diffusion jeudi 16 septembre

 

Nous sommes dans le courant de l’année 1982, U2 a alors, à son actif, deux albums « Boy » et « October ». Le succès n’est pas encore vraiment au rendez-vous mais le groupe avance pas à pas.

 

 Alors que Bono, le chanteur du groupe, et sa femme Ali Hewson sont en Jamaïque pour leur lune de miel, The Edge, le guitariste, lui ne chôme pas et bosse sur de nouveaux titres pour U2. The Edge est alors un peu déprimé, les choses ne se passent pas bien avec sa copine et il est également en pleine période de doute quant à ses qualités de compositeur.

The Edge se réfugie dans la musique et passe beaucoup de temps seul avec sa guitare. Un jour, il commence à gratter quelques accords, c’est la future structure de « Sunday Bloody Sunday », mais il ne sait pas alors qu’il tient là la base d’un de plus grands titres rock des années 80…

Ce titre, au retour de Bono, va se transformer en véritable hymne qui dénoncera la situation extrêmement tendue en Irlande du Nord à l’époque.

Bono commence à écrire des paroles très engagées, s’attaquant directement aux actions de l’IRA mais, rapidement, il se rend compte que ce n’est pas le sens qu’il veut pour ce titre. Il réécrit alors les paroles pour dénoncer les atrocités de cette guerre mais sans prendre parti pour l’un ou l’autre camp.

 

Le titre « Sunday Bloody Sunday » fait donc évidemment références au tristement célèbre Bloody Sunday. Il y a eu en fait plusieurs « Bloody Sunday » dans l’histoire d’Irlande. Les plus célèbres étant celui du 21 novembre 1920 durant lequel les forces britanniques ouvriront le feu sur la foule pendant un match de football gaélique et le second, le massacre de Bogside - qui est en partie le sujet de la chanson - et qui a eu lieu le 30 janvier 1972 dans le Bogside à Derry.

Lors de cette terrible journée, 14 manifestants pacifiques furent tués par des tirs de l’armée britannique…

Grand classique de U2 que le groupe interprétait sur scène en arborant un drapeau blanc, insistant bien sur le fait que ce n’est pas un morceau partisan mais bel et bien un appel à la paix …

 

N° 4 : Where The Streets Have No Name

Diffusion jeudi 16 septembre

 

Where The Streets Have No Name (là où les rues ne portent pas de noms en français), le grand classique de U2 qui ouvre l’album « The Joshua Tree », fait référence aux racines de U2…

 

Les membres de U2 – doit-on le rappeler – sont d’origine irlandaise et ce « Where The Streets Have No Name » évoque une histoire que Bono avait lue et qui disait qu’à Belfast, on arrivait à connaître le niveau social, la religion, les revenus de quelqu’un, juste en connaissant le nom de la rue dans laquelle il habitait.

Bono eu alors l’idée d’écrire les paroles de ce titre en imaginant un monde, une ville dans laquelle les rues ne porteraient pas de noms et qui donc n’auraient pas ces « étiquettes » de discrimination sociale.

 

L’enregistrement de ce grand classique ne se déroulera pas sans difficultés.

En effet « Where The Streets Have No Name » donnera du fil à retordre aux musiciens de U2 ainsi qu’à leur producteur Brian Eno (qui joue sur le titre, notamment de l’orgue sur l’intro).

D’après Eno, plus de 40% du temps consacré à l’enregistrement de l’album « Joshua Tree » sera consacré à la confection de ce morceau.

Le mixage de « Where The Streets Have No Name »  sera un véritable casse-tête. Frustré, le producteur Brian Eno détruira pratiquement toutes les prises précédentes pour tout recommencer à zéro. Bref, l’ambiance est plutôt tendue en studio.

Les producteurs Brian Eno et son associé Daniel Lanois auront tellement de mal à finaliser le morceau que Steve Lillywhite, celui qui avait produit les 3 premiers albums de U2, sera appelé à la rescousse en dernière minute pour conclure le mix de ce futur classique du groupe.

 

N° 5 : Beautiful Day

Diffusion mercredi 15 septembre

 

L’histoire de « Beautiful Day » est assez originale. En fait le titre n’avait pas du tout ce ton si joyeux et si optimiste à son origine.

 

Il s’agissait, au départ, d’un titre plutôt punk-rock, assez agressif sur lequel U2 bossait depuis quelques temps et qui portait alors le nom d’« Always » (titre qui sortira d’ailleurs officiellement sur une compilation de raretés du groupe en 2002 sous le nom de U2 7).

Mais un jour, en studio, Bono, boosté par le bonheur que lui avait procuré sa participation au mouvement  Jubilee 2000 qui tentait de supprimer la dette du tiers-monde, improvise un superbe et authentique « It’s a beautiful dayyyy » en plein milieu de ce titre assez destroy.

Ce véritable cri de joie de Bono va inspirer le groupe et donner à ce titre une toute autre ambiance, un tout autre feeling. Encore une fois, c’est ce morceau, qui arrivera pratiquement par accident, qui deviendra le single principal de l’album (« All That You Can’t Leave Behind »).

 

« Beautiful Day » ne tardera d’ailleurs pas à se hisser au sommet des hits parades un peu partout dans le monde (mais malheureusement pas aux Etats-Unis). Cependant, il remportera là-bas, le Grammy Award du meilleur single de l’année en 2001. 

On pourra aussi préciser que « Beautiful Day » a été le premier titre diffusé lors du lancement de Classic 21, le jeudi 1er avril 2004.

 

N° 6 : New Year’s Day

Diffusion mercredi 15 septembre

 

New Year’s Day est – aux côtés de « Sunday Bloody Sunday » - un des grands classiques extrait du célèbre album War, le troisième de U2.

 

War sera l’album qui va véritablement faire décoller la carrière du groupe au niveau international. Si « Sunday Bloody Sunday » parle des terribles problèmes que connait encore l’Irlande du Nord à l’époque, « New Year’s Day » évoque une toute autre situation politique.

« New Year’s Day » évoque en fait la Pologne et particulièrement le mouvement politique Solidarsnoc mené par Lech Walesa.

Cependant le projet initial pour ce morceau était bien différent, en effet Bono et le groupe avaient tout d’abord commencé à travailler sur une chanson d’amour qui s’est, par la suite, transformée en un véritable pamphlet politique…

 

Pour rappel, en 1980, le mouvement Solidarsnoc, une fédération de syndicats polonais, s’oppose au régime de la République populaire de Pologne (on est encore, à ce moment-là, en plein régime communiste). 

Solidarsnoc qui bénéficie alors du soutien de l’Eglise Catholique romaine et de la CIA est considéré par le régime polonais et par les russes comme un organisme dangereux … Le combat de Solidarsnoc sera long et pénible. Son leader, Lech Walesa, sera emprisonné puis restera sous contrôle policier pendant des années pour finalement devenir le président polonais en 1990, 7 ans après la sortie de « New Year’s Day ».

Lech Walesa reste toujours aujourd’hui, même s’il n’est plus président depuis de nombreuses années, une grande figure politique au niveau international.

 

Bel hommage de Bono à Lech Walesa et à son mouvement pour la paix, précisons que quelques jours avant la sortie de ce morceau, la Pologne annoncera la suspension de la loi martiale, cela se déroulera entre le 31 décembre 1982 et le 1er janvier 1983 soit le jour du nouvel an (le « New Year’s Day »). Loi martiale qui sera définitivement abrogée le 22 juillet 1983, première grande victoire pour Lech Walesa ….

 

N° 7 : Pride (In The Name of Love)

Diffusion mardi 14 septembre

 

Pride (In The Name of Love) est - et si vous êtes fan de U2 vous le savez - un hommage à Martin Luther King Jr, légendaire militant non violent des droits civiques des Noirs aux Etats-Unis.

 

Martin Luther King Jr qui a été lâchement assassiné le 4 avril 1968 à Memphis à l’âge de 39 ans. Bono ne cachera jamais sa profonde admiration pour ce grand personnage de l’histoire mais Pride (In The Name of Love) peut être également vu, d’une façon plus étendue, comme un  hommage à tous ces grands martyrs de l’histoire qui se sont battu pour l’égalité des hommes et à qui la société actuelle doit beaucoup.

 

Bono décrira « Pride (In The Name of Love » comme un titre atteignant – d’une certaine façon – la perfection « pop ». Il expliquera : «  C’est notre titre ‘Pop’ le plus réussi. Vous pouvez sentir qu’il a une certaine maitrise dans l’écriture. J’utilise le terme ‘Pop’ dans le sens le plus positif. La Pop pour moi est quelque chose que l’on comprend aisément, vous l’écoutez et vous comprenez directement de quoi il s’agit. Vous vous y identifiez instantanément… »

 

Le titre bénéficie également d’une apparition surprise de la chanteuse des Pretenders dans les chœurs, Chrissie Hynde, qui est sur l’album créditée comme « Mrs Christine Kerr » puisque, à ce moment-là, elle est encore la femme de Jim Kerr, le leader de Simple Minds ….

 

N° 8 : I Still Haven’t Found What I’m Looking For

Diffusion mardi 14 septembre

 

Sur “I Still Haven’t Found What I’m Looking For” (je n’ai toujours pas trouvé ce que je recherche), U2 rend hommage à la musique gospel.

 

En effet durant les sessions d’enregistrements de l’album « Joshua Tree » (duquel est extrait le titre qui nous occupe aujourd’hui), les membres de U2 vont véritablement s’imprégner de l’ambiance et des sonorités du Gospel, cette musique typiquement noire américaine et très spirituelle qui puise son origine des negro spirituals.

Parmi les groupes de gospel qui vont influencer particulièrement U2 durant la réalisation de « I Still Haven’t Found What I’m Looking For » citons The Mighty Clouds of Joy (court extrait),  le Reverend James Cleveland (court extrait) ainsi que The Staple Singers (court extrait).

Même si ce titre est rempli de spiritualité et de référence à Jésus, Bono ne le verra pas forcément comme un titre dédié à sa foi. Interviewé par le Rolling Stone Magazine, il expliquera : « Pour moi I Still Haven’t Found What I’m Looking For est plus un hymne sur le doute que sur la foi ».

 

Bien que les paroles sont signées, comme à l’habitude, par Bono, le titre est la mélodie principale du morceau viendront de The Edge, le guitariste de U2.

Voici quelques mots cités par Daniel Lanois, le producteur du titre, qui a véritablement encouragé Bono, à l’époque, à s’ouvrir à la musique Gospel :

 

« J’ai toujours aimé le gospel et j’ai encouragé Bono à en écouter …  C’était quelque chose qui  n’était vraiment pas dans les habitudes du groupe à l’époque. Je pense que j’ai ouvert une porte pour eux, une porte qui leur a permis d’expérimenter vers de nouveaux territoires musicaux… Bono  chante si haut et si bien sur ce titre, il dépasse ses limites et est très convaincant. On a presque l’impression d’entendre Aretha Franklin, c’est incroyable ».

 

Et Daniel Lanois a raison, U2 et particulièrement Bono sur ce titre est au sommet de sa forme et de son art et il nous prouve, encore une fois, à quel point il est un chanteur unique et absolument brillant ….

 

N° 9 : Bad

Diffusion lundi 13 septembre

 

« Bad », grand classique de U2 présent sur l’album « The Unforgettable Fire », puise son origine dans une improvisation de guitare particulièrement inspirée du guitariste The Edge. Intrigué par le thème de cette impro, le reste du groupe a suivi et c’est ainsi qu’est née la structure de « Bad ».

 

Mais « Bad » est aussi et surtout un titre qui parle des « junkies » et des dangers de la drogue….

Dans « Bad », Bono se met véritablement dans la peau d’un toxicomane qui avoue ses faiblesses, son impuissance par rapport à la drogue qui le domine, ce combat qui semble inutile et sans issue.

 

Les « termes » ‘desparation’, ‘dislocation’, ‘separation’, ‘condemnation’, ‘isolation’, ‘temptation’ illustrent superbement l’angoisse du junkie. Mais il reste cependant ici un peu de la place pour l’espoir, avec le terme « revelation » qui exprime que, dans ce long couloir noir, il y a toujours moyen de remonter et d’atteindre la « lumière », la révélation qui lui permettra de se relever et de se débarrasser de cette lourde dépendance.

 

« Bad » est indubitablement l’un des grands morceaux de U2 dans lequel Bono et le reste du groupe nous prouvent – encore une fois - tout leur talent et leur sensibilité…

 

N° 10 : Desire

Diffusion lundi 13 septembre

 

Desire est un des morceaux les plus  « roots » de la carrière de U2. Ce titre est présent sur l’album semi-live/semi-studio « Rattle and Hum » sorti en 1988.

 

D’après The Edge, le guitariste du groupe, il aurait eu l’idée d’écrire ce titre après avoir écouté le « 1969 » des Stooges, le groupe d’Iggy Pop.

Dans « 1969 », on retrouve ce ‘beat’ si particulier qui avait était inventé par Bo Diddley et popularisé par les Rolling Stones dans la reprise du « Not Fade Away » de Buddy Holly. Avec ce morceau, U2 désire s’inspirer du son de l’Amérique et construire un morceau rock’n’roll très américain.

 

The Edge, interviewé à ce propos expliquera : « A cette époque, j’ai commencé à réaliser que la musique devenait un peu trop ‘scientifique’. Trop souvent, en écoutant de la musique moderne, vous écoutez plus un producteur que des musiciens interagissant les uns avec les autres. J’aime le fait que ‘Desire’ était très différent de ce que les gens écoutaient à cette époque. C’était un morceau de rock’n’roll pas un tube pop ».

Et même si « Desire » - quand il sort en single en septembre 88 – à un format radicalement différent des autres titres de l’époque, cela ne l’empêchera pas d’être un succès un peu partout dans le monde, notamment aux Etats-Unis et surtout en Angleterre puisque ce sera le 1er numéro un single du groupe là-bas.

 

Et aussi

Newsletter Classic 21

Recevez chaque jeudi matin un aperçu de la programmation à venir.

OK