The Cure: 5 titres essentiels

1) A Forest

Identifiable dès les premières notes, "A Forest" est indubitablement l’un des plus grands classiques des Cure. Extrait du second album de la formation, "Seventeen Seconds" sorti en 1980, "A Forest" vaudra aussi au groupe son premier passage à "Top of the Pops", l’émission mythique de la BBC. Ce titre est aussi lié d’une certaine façon à la Belgique suite à cette anecdote assez amusante. En 1981, le groupe était en concert au Festival de Werchter et était en train de finir son set. C’est Robert Palmer et son groupe qui devaient suivre à l’affiche et apparemment Palmer était quelque peu pressé de monter sur scène. Il a alors ordonné à son équipe de chasser les Cure de la scène. Furax, Robert Smith a rallongé intentionnellement son set en jouant une version épique de "A Forest" de 9 minutes !

2) Boys Don't Cry

Probablement le titre le plus diffusé des Cure, "Boys Don't Cry" a été écrit par Robert Smith à l'âge de 18 ans. De nombreuses années plus tard, en 2004, il expliquera l'aspect très naïf de ce titre au Rolling Stone Magazine: "Boys Don't Cry est d'une naïveté incroyable. Mais si on considère qu'à l'époque je n'avais encore rien vécu à part aller à l'école - je n'avais aucune expérience de la vie à part ce que j'avais lu dans des livres - alors on peut dire que c'est un très bon titre"

 

3) Lullaby

Extrait de l’album "Disintegration" (1989), Lullaby malgré son instrumentation plus légère évoque en fait le monde des cauchemars. Il fait d’ailleurs référence à un "mauvais rêve" récurrent que Robert Smith faisait quand il était enfant dans lequel il était mangé par une araignée géante. Un clip mémorable sera réalisé par Tim Pope pour assurer la promotion de ce titre à l’époque, vidéo clip inspiré de l’ambiance particulièrement glauque du film "Eraserhead" de David Lynch. A noter que ce titre sera repris par Jimmy Page et Robert Plant dans les années 90 sur scène alors que le duo était notamment accompagné par Porl Thompson, guitariste des Cure.

 

4) In Between Days

Extrait de l’album "The Head on The Door" (1985), ce grand tube des Cure est né un peu par hasard alors que Robert Smith venait de s’acheter une nouvelle guitare. Il l’a prise et a directement composé le refrain d’ "In Between Days" très naturellement. A l’époque, le groupe est en pleine mutation, il passe alors d’une formule de 3 à 5 musiciens. Robert Smith souhaite également quelque peu "polisser" le son du groupe afin d’atteindre un plus large public. Il expliquera à l’époque : "Cela avait un véritable sens de se sentir enfin à nouveau dans un groupe. J’avais l’impression de faire partie des Beatles – et je voulais créer des morceaux pop à la Strawberry Fields. Je voulais que tous les morceaux soit très accrocheurs, très directs. C’est vrai, je voulais toucher un plus large public mais je ne faisais pas ça pour être plus connu, je voulais seulement que plus de personne nous écoute. Je pensais que nous étions en danger et que nous allions disparaître … "

5) Fascination Street

Avec son riff de basse ravageur durant l'intro, "Fascination Street" fait partie des grands classiques de Cure et est aussi des favoris du groupe sur scène. Anecdote amusante sur ce morceau: pour en trouver le titre, les musiciens du groupe vont recevoir une liste  de mots qui pouvaient coller au le terme "... Street".  Cela pouvait être "Wonderful Street" ou tout autre mot qui s'associerait bien avec ce "...Street ". Les musiciens étaient donc libres de proposer ou de choisir un terme dans cette liste. Ce sera finalement "Fascination Street" qui sera choisi par l'ensemble des membres des Cure.

Ce titre fait en fait référence à la rue Bourbon (Bourbon Street), probablement la rue la plus célèbre de la Nouvelle-Orléans.

Bourbon Street, une rue très musicale, particulièrement célèbre pour sa scène jazz (on raconte que le jazz serait né là-bas).

A propos de ce titre "Fascination Street", Robert Smith expliquera bien plus tard : "Je pensais à la Bourbon Street à la Nouvelle-Orléans lorsque j’ai écrit ce titre – j’étais sur le point de m’y rendre et je me disais ‘mais enfin, qu’est-ce que j’espère y trouver finalement… ?’ C’est à propos de cette incrédulité, de cette façon d’être à la recherche du moment parfait et de se faire avoir en conclusion …"

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