Sheryl Crow et son franc-parler

Sheryl Crow et son franc-parler
Sheryl Crow et son franc-parler - © Mike Lawrie - AFP

Nous découvrons (et vous offrons !) aujourd’hui, tout au long de la journée, ce nouvel album collaboratif de Sheryl Crow, "Threads", avec l’interview exclusive de la chanteuse réalisée par Jean-Paul Smismans.

 

Lors de cette rencontre, Jean-Paul a évoqué son franc-parler, qui lui a parfois valu quelques revers ! "Oh oui, j’ai souvent eu des revers de médaille ! Par exemple, pour un de mes premiers albums, je parlais dans une des chansons des balles "cop killers" (tueuses de policiers) vendues par le magasin Walmart. Mais Walmart était aussi un de nos grands distributeurs pour le disque et ils ont banni tout l’album suite à cela. Pour nous, c’était un gros manque à gagner. Mais voilà, vous écrivez sur des choses que vous voyez et cela attire l’attention sur le disque, donc vous devez rester fermes sur vos positions", explique la chanteuse.

Elle a déjà dévoilé plusieurs morceaux dont "Tell me when it’s over" avec l’artiste américain Chris Stapleton.

 

 

Sur le titre précédent, qu’on vous diffuse régulièrement sur Classic 21, “Prove You Wrong”, elle accueillait Stevie Nicks et Maren Morris.

 

Sheryl Crow a expliqué sur les réseaux sociaux que d’autres musiciens ont également participé à ce morceau: Joe Walsh des Eagles, Vince Gill et le musicien de session, Waddy Wachtel.

Sheryl Crow a aussi invité Bonnie Raitt et Mavis Staples sur "Live Wire".

"Mavis Staples signifie tant pour moi que je ne trouve pas les mots pour parler d’elle", avait-elle expliqué récemment, lors du 80e anniversaire de Mavis Staples à Nashville.

"J’ai l’impression, à bien des égards, qu’elle est la marraine de Bonnie Raitt. Dire qu’avoir ces deux femmes pleines d’âme sur "Live Wire" est un régal serait un euphémisme."

Elle avait précédemment partagé la nouvelle version de "Redemption Day" en y associant des images dépeignant de nombreux problèmes sociétaux actuels.

Ce morceau apparaît sur l’album de Sheryl Crow sorti en 1996. "Redemption Day" critiquait la politique américaine, notamment son indifférence à l’encontre de la Guerre de Bosnie-Herzégovine. Peu de temps avant son décès, Johnny Cash a repris ce titre qui apparaît sur l’album posthume " American VI : Ain’t No Grave ", sorti en 2010.

Cette reprise n’est pas seulement marquante pour ces nouveaux arrangements, mais surtout pour la présence du Man In Black et pour le clip dirigé par Shaun Silva. Des vidéos de Sheryl Crow et Johnny Cash s’y entremêlent avec des séquences de tragédies liées aux problèmes environnementaux où à l’action directe de l’homme – guerres, dérèglement climatique, la navette Challenger, extinction des abeilles,… Bien que des images de Donald Trump et de Barack Obama figurent dans cette succession d’images, le clip ne présente pas une position politique précise. Néanmoins, les avis de Sheryl Crow ne sont pas méconnus de ses fans puisqu’elle a souvent critiqué ouvertement la politique de Trump.

On croisera aussi sur cet album Keith Richards, Kris Kristofferson, ou encore Jason Isbell sur la cover de "Everything Is Broken" de Bob Dylan.

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