Séquence Spéciale : Youn Sun Nah

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L’espace lounge de Classic 21 recevra ce samedi 12 octobre la chanteuse sud-coréenne Youn Sun Nah. Depuis quasiment vingt ans, l’impressionnante et charismatique chanteuse tonifie le jazz vocal, loin des sempiternels clichés du genre. Car Youn Sun Nah ne cesse de se remettre en question pour empêcher sa voix de tourner en rond. Son dernier album ‘Immersion’ en est encore la meilleure preuve.

Plus pop/rock, elle se réinvente avec une voix plus posée, des compositions impressionnantes et parfaitement arrangées. Mais son univers repose toujours sur une esthétique minimaliste, une recherche de pureté et de profondeur de laquelle peut jaillir à tout moment le feu d’une voix pénétrante, subtile de puissance.

Avec le succès de ‘She Moves On’, son album paru en 2017, Youn Sun Nah a franchi un véritable cap artistique. Bien entendu, ses fans savaient que la chanteuse sud-coréenne n’était guère un énième clone d’Ella, de Billie ou de Sarah, mais véritablement une voix funambule et singulière du jazz contemporain. Une voix embrassant chaque aspect de son art. Avec son groupe, le charisme de Youn Sun Nah trouve la formation adéquate pour s’aventurer sur des sentiers inédits, histoire de montrer qu’en presque vingt ans de carrière son chant n’a pas fini de surprendre.

Fille d’un père chef de chœur et d’une mère actrice de comédies musicales, elle commence à apprendre le piano à 5 ans, puis arrête à l’âge de 13 ans. Elle poursuit des études de lettres et sort diplômée de l’Université de Konkuk en 1992. C’est dans le courant de l’année 1993, après une saison à travailler dans une entreprise de mode, qu’elle se lance dans une première expérience de chanteuse avec le Korean Symphony Orchestra sur un répertoire gospel. Elle participe ensuite à plusieurs comédies musicales. Ses performances lui valent ses premières récompenses et les sollicitations de plusieurs compagnies. C’est alors qu’elle décide de tout plaquer et de repartir à zéro.

En 1995, elle choisit Paris pour étudier la musique et le chant. Elle s’inscrit au CIM, alors seule école de jazz de la capitale, à l’Institut National de Musique de Beauvais et au Conservatoire Nadia et Lili Boulanger. Son penchant naturel pour le jazz se révèle dès lors qu’elle commence à jouer dans les clubs parisiens en 1996-1997. Elle se fait rapidement remarquer par le contrebassiste Jacques Vidal qui l’invite sur son disque ‘Ramblin’ en  1999. Elle enchaîne les prix de concours, continue à sillonner les clubs et participe à ses premiers festivals.

Improvisatrice hors pair dotée d’une fabuleuse technique vocale, la chanteuse coréenne compte désormais parmi les figures incontournables du jazz vocal contemporain.

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