Sécurité : Circuler en Forêt

Avec le coronavirus, vous êtes plus nombreux à vous promener dans les forêts wallonnes qu’auparavant. Cet afflux de promeneurs et sportifs n’est pas sans poser des soucis pour la faune est la flore, mais aussi entre types d’usagers entre eux. Si vous voulez vous promener en forêt, que ce soit à pied, à vélo ou tout autre moyen de transport, vous devez tout d’abord vous demander si la forêt où vous circulez est-elle privée ou publique ? C’est en effet le propriétaire qui détermine, en dehors des voiries ouvertes, les possibilités d’accès en forêt. Sachez que 50% des forêts wallonnes appartiennent à des privés, et le reste, forcément, à des propriétaires publics.

D’une manière générale, retenez que vous pouvez circuler sur les routes, chemins et sentiers ouverts à la circulation du public, c’est-à-dire qui n’ont aucun signe visible indiquant que la voie est fermée comme un panneau ou une barrière. En plus des voiries fermées par des barrières ou des panneaux, un coupe-feu, un chemin de débardage, un sentier pour la chasse ou une clairière ne sont pas des voiries accessibles au public, même s’il n’y a aucun panneau d’interdiction.

En forêt, les règles générales sont les suivantes :

- On ne quitte pas les sentiers ou les chemins.

- On tient en permanence les animaux de compagnie en laisse.

- On ne peut rien récolter (bois mort, litière, champignons, fleurs…) sans accord du propriétaire.

- Et on évite de perturber la quiétude de la faune.

Pour ce qui concerne la manière de circuler, le principe est "chacun à sa place" :

Les piétons sont les plus libres, puisqu’ils peuvent circuler sur les routes, les chemins ou les sentiers forestiers.

Par contre, les cyclistes, cavaliers, attelages et skieurs n’ont accès qu’aux routes et aux chemins. Il peut cependant arriver qu’un balisage particulier permette l’accès à un sentier aux vététistes par exemple, mais sans un tel balisage, c’est interdit. La différence entre un sentier et un chemin, c’est une question de largeur.

Quand ça fait moins d’un mètre de large, c’est considéré comme un sentier destiné exclusivement aux piétons.

Les véhicules à moteurs, eux, comme les quads, les 4x4 ou les motos, ne sont autorisés que sur les routes. Les routes ont au moins la largeur d’un véhicule automobile et se distinguent des sentiers par un revêtement solide. Elles seront donc pavées, goudronnées, bétonnées ou asphaltées, alors qu’un chemin sera plutôt en terre ou en empierrement. Si on n’est si restrictifs avec les véhicules motorisés, c’est qu’ils perturbent beaucoup la faune des forêts et qu’ils abîment également les chemins. Il peut néanmoins arriver qu’un chemin soit exceptionnellement et temporairement ouvert aux véhicules motorisés, mais ce sera clairement indiqué.

En plus du respect de ces règles, n’oublions pas que la courtoisie est un ingrédient indispensable pour une bonne cohabitation entre les usagers eux-mêmes, et que les usagers les plus forts ou les plus rapides doivent toujours faire particulièrement attention au plus lents et aux plus faibles. Par exemple, un cycliste doit adapter son allure et au besoin s’arrêter quand il approche de piétons, et ce, encore plus s’il s’agit de personnes plus vulnérables comme des enfants.

Newsletter Classic 21

Recevez chaque jeudi matin un aperçu de la programmation à venir.

OK