Roger Waters à New York: le compte-rendu de Marc Ysaye

Roger Waters à New York: le compte-rendu de Marc Ysaye
13 images
Roger Waters à New York: le compte-rendu de Marc Ysaye - © Tous droits réservés

Ce dimanche, Marc Ysaye assistait à la répétition générale de la prochaine tournée de Roger Waters. Voici ses impressions.

 

Avec en toile de fond la sortie de l'album " Is This The Life We Really Want?", premier album studio depuis "Amused to Death" en 1992, le moins que l'on puisse dire, c'est que Roger Waters n'a pas lésiné sur les moyens pour promouvoir le lancement de sa prochaine tournée mondiale qui devrait s'étaler sur plus de deux ans.
Elle commencera à Kansas City le 26 mai, et devrait l'emmener dans une cinquantaine de grandes villes américaines.


L'Europe serait prévue en 2018 et nous espérons que la tournée passera par la Belgique (il n'y a pas encore de date arrêtée).
C'est dans le très grand Meadlowland Hall (12.000 places) dans le New Jersey à 25km de Manhattan que Roger a convié environ 1500 personnes à assister à la Générale de son "US + Them tour."


L'accueil est sympa, rien n'est laissé au hasard et tout rappelle Pink Floyd à commencer par le nom de la tournée.
Les derniers accordages de guitare se font pendant qu'un écran géant (environ 50 mètres de long sur 8 de haut) diffuse une vue de dos de la demoiselle que l'on voit dans son dernier clip "The last refugee". Elle est filmée de dos sur la plage, les couleurs sont très belles et c'est de la très grande HD!
 

Le début du concert est impressionnant avec un son qui vient de partout (comme pour The Wall) on est au delà de la quadriphonie. Le film d'introduction envoie tout le monde dans l'espace et on atterrit en douceur pour un enchaînement mythique: "Breathe" et "Speak to me"!


Nous sommes bien sur "Dark side of the moon" en 1973!
La couleur est donnée et ne changera plus : ici c'est Pink Floyd qui est célébré!
Il attaque ensuite avec "One of these days" sur Meddle. Impressionnant!
Retour à l'album "Dark Side of the Moon" avec "Time" et un somptueux "The great Gig in the sky" porté par ses deux choristes qui magnifient la version originale chantée par Claire Torry. Frissons palpables et larmes au bord des yeux pour tout le monde. Mais où a-t-il été les chercher ces deux là?

Il attaque "Wish you were here" avec les très réussis "Welcome to the machine" et "Wish you were here" très fidèles aux originaux.
Il faut dire que tout est fait en permanence pour rappeler que Pink Floyd, même si il n'en détient pas le nom, c'est lui...
Le nouvel album est enfin abordé avec trois des meilleurs titres, "Déjà vu", "The last refugee" en synchro avec le clip, et un très convaincant "Picture this".
Enfin pour clôturer la première partie, c'est la trilogie "The Wall pt1/2/3" qui finit d'achever d'éventuels sceptiques.
Comme à son habitude Roger Waters propose un entracte de 20'.

La seconde partie commence avec quasiment l'intégrale de "Animals". "Dogs", "Pigs", tout y passe avec en fond le décor qui, cette fois, n'est plus sur la scène mais bien dans la salle. La pochette avec la fameuse usine et le célèbre cochon rose, sont déclinés sous toutes les formes et c'est assez bluffant techniquement.

La fin s'emballe avec une mise en accusation extrêmement violente de Donald Trump ridiculisé plusieurs fois.
La fin de "Pigs -three different ones" se termine avec un énorme "Fuck Donald Trump" qui provoque les huées et sifflets d'une partie du public... pourtant invité par lui.
Dans les états du Sud, ce sera sans doute compliqué de faire passer ça.

Retour à "Money", puis à un somptueux "Us and them" qui s'enchaînent rapidement sur "Brain damage" et Éclipse"! C'est donc l'intégrale de "Dark side of the moon" qui aura été interprétée!
Le tout avec lasers surpuissants qui reconstituent en 3D une véritable pyramide!

Petit intermède ensuite ou Roger remercie le public, sa famille et ses amis, son crew pour les cinq semaines passées à tout préparer pour cette tournée et puis il présente ses musiciens dont il oubliera les noms pour deux d'entre eux... un peu de fatigue sans doute!
La fin sera grandiose: "Vera" "Bring the boys back home" et un "Comfortably Numb" absolument irrésistible.

À plus de 73 ans Roger Waters est toujours là, et bien là, même si la voix souffre un peu parfois, il a l'air en grande forme physique et, on finit par l'oublier, il joue magnifiquement bien de la basse et de la guitare.
C'est à la dernière "répétition" grandeur nature que nous avons assisté, il reste quelques légers réglages à peaufiner. Dans un an, lorsqu'il débarquera en Europe, tout cela aura été réglé. Attendez vous à quelque chose d'exceptionnel.


Voir et entendre des œuvres d'une telle ampleur interprétées par leurs créateurs de leur vivant est quelque chose d'exceptionnel que nous envieront sans doute les générations à venir.

 

Marc Ysaye

Newsletter Classic 21

Recevez chaque jeudi matin un aperçu de la programmation à venir.

Recevoir