Re-Cycle : Voyage, voyage…

Je vais vous donner un nouvel angle pour revisiter vos playlists ou votre collection de disques par le prisme d’un truc que l’on a presque oublié en une année de Covid, c’est le voyage. Bref, suivez le guide pour redécouvrir les meilleurs hymnes rock au voyage.

Comme pour tout voyage, on se demande d’abord si ça vaut la peine de partir avec le " Should I Stay or Should I Go " des Clash. En même temps, ils répondent eux-mêmes dans la chanson, en disant " Si je pars, j’aurai des problèmes, mais si je reste, j’en aurai le double ! ". Bref, allez-y, c’est encore le mieux. Et c’est Joe Strummer qui vous le dit

Clash doit-il faire leurs valises, ou pas, finalement ?

Et puis, départ. On va où on veut du moment qu’il y a de l’amour dans l’air. Comme le chante Bruce Springsteen dans " Born to Run ". Sinon dans un autre genre, vous pouvez opter pour la Californie de " Calfornia Dreamin’" des Mamas and the Papas, c’est un bon plan aussi.

Mais dans le style de la chanson qui donne envie de se perdre au hasard de ses découvertes et des chemins de traverse, la meilleure, c’est encore " Where the streets have no name " de U2. Qui peut être prise comme une chanson sur l’art de ne plus savoir où on est. Et puis, dans le même style ou presque, genre " Je sais dans quelle ville je suis, mais je n’en sais pas plus. ", il y a évidemment le " Week-end à Rome " de l’ami Etienne Daho.

Et puis, dans le genre jamais rassasié, je vous présente les collectionneurs de voyages, ceux pour qui le trajet est nettement plus important que la destination. Parmi ces artistes qui ont la bougeotte, on citera Bernard Lavilliers et son " On the road again ", que je me chante chaque fois que je dois me lever à l’aube un samedi pour venir vous rejoindre. Sinon, il y a aussi le " Passenger " d’Iggy Pop, où c’est quand même David Bowie qui chante les célèbres la la la.

Après, il y a ceux qui n’aspirent pas au voyage, mais qui n’ont pas le choix. Ceux qui sont obligés de voyager dans des conditions indignes. C’est Manu Chao avec son " Clandestino " qui en parle le mieux ! Puisque si la mélodie de la chanson est joyeuse, le texte, lui, ne l’est pas du tout ! Et met en scène met un émigré qui est contraint de déambuler d’un pays à l’autre pour tenter de trouver sa terre promise.

Une occasion comme une autre de nous rappeler que si la musique adoucit les mœurs, elle n’adoucit pas toujours la vérité.

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