Re-Cycle : Les jeux vidéo adaptés au cinéma

Rêve ou cauchemar, on ne sait pas encore. Mais ce mercredi, c’est la sortie du film inspiré du jeu vidéo Sonic, avec Jim Carrey dans le rôle de l’ennemi du hérisson qui avait été inventé par Sega.

L’idée de réaliser des films suite à des jeux vidéo n’est évidemment pas neuve. Voilà en fait près de 40 ans que le cinéma s’inspire des jeux vidéo. Mais la tendance s’est accélérée depuis quelques années. Et Hollywood va de plus en plus piocher dans l’univers vidéoludique pour adapter sur grand écran des histoires et des personnages que les gamers connaissent bien. De multiples adaptations sont en préparation pour le moment, parmi lesquelles Tetris, Super Mario Bros, Minecraft, The Last of Us et Sonic, qui arrive, donc !

Ce ne sont pas toujours de franches réussites, il faut bien l’avouer. Le jeu vidéo porté au cinéma c’est même très souvent, sinon tout le temps, un désastre. En matière de calamité, certains jeux ont même parfois atteint des bas-fonds insoupçonnés. En fait, la malédiction de nanars du jeu vidéo remonte à 1993, avec ''Super Mario Bros'', film de série B fleurant le cyberpunk, très loin de l’univers du jeu de Nintendo. Depuis, les adaptations se sont succédées. ''Street Fighter'', ''Mortal Kombat'', ''True Lies'', ''Prince of Persia'', ''Silent Hill'' ou ''Angry Birds'' y sont passés. Toutes des échecs artistiques, exception faite des ''Tomb Raide''r et des ''Resident Evil''. Dont les succès tiennent plus à leurs héroïnes, incarnées par Angelina Jolie et Milla Jovovich, qu’à leurs qualités cinématographiques, il faut hélas bien l’admettre.

Mais pourquoi tous ces jeux vidéo, souvent de haute volée, finissent-ils en immondes nanars ? D’abord parce que la fidélité au jeu original n’est pas la priorité les scénaristes, qui ambitionnent surtout de rendre le sujet accessible au plus grand nombre. Ensuite, parce que le film ne peut pas vivre que sur sa base de fans, et doit donc attirer les non-experts du sujet. Et bien souvent, les fans du jeu se sentent floués, souvent à juste titre. Et puis, bien souvent, les adaptations de jeux se font avec des budgets de faible envergure, c’est-à-dire moins 100 millions de dollars. Ce qui, dans le milieu du cinéma, s’apparenterait presque à de l’argent de poche. Ces films se voient donc, d’entrée, relégués au rang de la série B.

Pourtant, des gens vont encore les voir en masse. C’est le syndrome du " on ne sait jamais ". Un peu comme quand vous retournez dans un resto où ce n’était pas bon, en vous disant : " On ne sait jamais que le chef ait changé. " Mais c’est assez rare. Hé bien, ici, c’est la même chose. Car bon nombre de films tirés de jeux vidéo, même s’ils se sont faits exploser par la critique ou les fans à la sortie des salles, restent des affaires très rentables.

Par exemple, le premier ''Resident Evil'' avec Milla Jovovich avait coûté 33 millions de dollars, et en avait rapporté 104. Tandis que ''Street Fighter'' avec Jean-Claude Van Damme avait coûté 35 millions de dollars, et en avait rapporté 99. Il n’y a donc pas de raison pour que les producteurs ne continuent pas à considérer les adaptations de jeux vidéo comme de simples vaches à lait. Une seule solution pour ne pas vous faire flouer et ne pas ressortir complètement déprimé du cinéma : méfiez-vous ! On vous dira bientôt tout le bien, ou le mal, qu’il faut penser du passage de Sonic sur grand écran ! Ayez confiance !

Newsletter Classic 21

Recevez chaque jeudi matin un aperçu de la programmation à venir.

OK