Re-Cycle : Des Pochettes Censurées…

Dans le rock, on parle souvent de textes dérangeants qui finissent même parfois par être censurés, voire remplacés par des " Biip " qui ne font rien d’autre que de donner envie d’entendre le texte censuré. Mais les pochettes de disque ont parfois subi des modifications, elles aussi. Et donc, vous avez peut-être des disques avec des pochettes originales devenues très rares !

Et là, les recordmen toutes catégories des pochettes modifiées sont sans doute les métalleux allemands de Scorpions. Puisqu’au moins trois albums ont dû changer de pochette. Il y a d’abord le " Virgin Killer " de 1976. A la base la photo représentait une très jeune fille nue dont les parties intimes étaient cachées par des bandeaux noirs, mais quand même. Et donc, les pressages suivants ont vu arriver une simple photo du groupe qui prend des airs de voleur de mobylette pour avoir l’air méchant. Rebelote un an plus tard avec " In Trance " et son image en noir et blanc d’une fille qui se donne du plaisir avec une guitare. Là, sur les pressages suivants, le bout de sein qui dépassait dans la première version a disparu. Et puis, rebelote, encore, cette fois en 1979 avec " Lovedrive ". A la base, on voit l’image d’un couple sur la banquette arrière d’un taxi, où l’homme palpe le sein de la femme, sein qui se désintègre en une sorte de slime rose. Là aussi, un peu plus tard, l’image sera remplacée. Cette fois par la photo du logo métallisé d’un Scorpion.

Questions seins toujours : avant sa pochette très connue de gouttes de pluie sur fond noir, le disque " Slippery When Wet " de Bon Jovi avançait celle des attributs d’une miss t-shirt mouillé et même déchiré juste où il ne fallait pas. Encore une fois, très mauvais buzz. Et c’était mérité !

Et puis, plus près de nous, la pochette du disque des Strokes, " Is this it " avec la célèbre main gantée sur une paire de fesse sera remplacée par l’image de ce que l’on croit être un vitrail d’église. Comme quoi, d’un extrême à l’autre, le pas est vite fait…

Et parfois, l’art ne change rien à l’affaire.

De fait ! En témoigne la pochette du " Diamond Dogs " de David Bowie signée du graphiste belge Guy Peellaert. Sur la première version de cette image de Bowie transformé en chien, on voit un testicule de l’animal. Qui disparaîtra de l’image dès les éditions suivantes.

Autre exemple de l’art qui n’aide pas : la pochette originale du " Appetite for Destruction " des Guns’n’Roses. Puisqu’elle reproduisait un tableau de l’artiste Robert William. On y voit une charmante jeune femme blondinette, avachie dans un sale état contre la palissade, en socquettes blanches, culotte baissée, un sein à l’air, sur le point de se faire violer, ou sans doute même est-ce déjà fait, vu son état. Tout ça par un robot libidineux en imper de voyeur, piétinant des roses, roses que la jeune femme devait sûrement vendre vu l’espèce de 'comptoir' ambulant posé au sol sur la chaussée. Un autre robot saute de par-dessus la palissade, pour s’occuper aussi de la fille, probablement.

 

L’histoire de la pochette originale de « Appetite for Destruction » !

Bref, ce n’est pas très frais. Résultat : l’image se retrouvera dans le livret intérieur des éditions suivantes du disque. Dont la pochette originale sera remplacée par une image sur fond noir d’une belle croix latine, avec le bas plus étendu que le haut, avec, à chaque extrémité et au centre, un des membres du groupe en tête de mort chevelue, avec lunettes, chapeau (Slash pour le haut-de-forme, Duff pour le béret…), ou bandana (pour Axl Rose). Encore une fois, on imagine la réaction des ligues de vertu. Qui ont dû se dire " A quoi ça sert d’avoir viré la première pochette pour avoir ça à la place… " Il fallait oser faire presque aussi dérangeant. Les Guns l’ont fait !

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