Quand tweets présidentiels et jets privés donnent des indications boursières…

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Les investisseurs boursiers sont toujours à la recherche d’indicateurs originaux pour réaliser des gains rapides. La dernière mode consiste à suivre les tweets de Donald Trump ou les vols des jets privés !

Suivre et comprendre les mouvements de la Bourse n’a jamais été un exercice simple. Si le grand public pense que c’est une histoire de maîtrise des informations économiques et de capacité de raisonnement, rien n’est cependant plus faux. En effet, à ce rythme, tous les experts économiques seraient milliardaires et cela se saurait… D’autres plus futés, ou pensant l’être, ne jurent que par les informations privilégiées ; autrement dit, les informations que les autres n’ont pas encore et qui font la différence. Mais généralement, cette voie-là conduit à la case prison lorsqu’elle se transforme en délit d’initiés…

Finalement, ceux qui, comme mes confrères de l’hebdomadaire français « Investir », pensent qu’il n’y a qu’une personne qu’il faut suivre pour comprendre la Bourse et cette personne, c’est Donald Trump. Ils ont même indiqué en UNE de leur hebdomadaire que Donal Trump est devenu « le nouveau gourou de la Bourse ».

Je dois avouer qu’ils n’ont pas tout à fait tort : la preuve, via ses Tweets, il peut provoquer l’euphorie ou la gueule de bois en Bourse. La semaine dernière, avec seulement 130 mots, le président des États-Unis a fait perdre 1.300 milliards de dollars de capitalisation boursière dont 900 milliards rien que pour la Chine, a calculé un expert. Ce qui n’est pas mal pour quelques tweets !

Mais les investisseurs en mal de gains rapides ne se contentent jamais d’un seul indicateur même si c’est un indicateur présidentiel. Mes confrères de l’Echo ont également révélé qu’une autre manière, de savoir si les affaires vont bien ou pas, consiste à surveiller les vols d’avion. Oui, vous avez bien lu… les vols d’avion. Mais attention, pas n’importe lesquels : uniquement les vols des jets privés. Selon l’agence d’informations Reuters, des investisseurs paient jusqu’à 100.000 dollars par an pour connaître les vols de l’aviation d’affaires. Ils tentent ainsi de savoir où se posent ces jets privés et essaient de trouver les signes de futurs rachats d’entreprise, les fameuses OPA comme on dit dans le jargon de la finance. Il semblerait que ce suivi des jets privés aurait permis à des fonds spéculatifs de prévoir le rachat de la société Actelion par le groupe Johnson & Johnson.

Bien entendu, cet indicateur n’est pas fiable à 100% Mais cette volonté de savoir ce que les autres ignorent, via des moyens détournés, et plus ou moins originaux, démontre au moins une chose : le monde bouge, se transforme et change à vive allure, mais l’appât du gain reste, lui, une constante !

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