Pete Townshend n'a pas que de bons souvenirs avec les Who

Pete Townshend a expliqué qu’il était franchement soulagé de ne plus devoir travailler avec ses anciens collègues des Who, Keith Moon et John Entwistle.

Dans une nouvelle interview au Rolling Stone, le guitariste a évoqué l’apparition de Keith Moon et de John Entwistle, en projections vidéos, pendant leurs concerts actuels. A la question: " êtes-vous nostalgique de cette époque?", il a répondu: "les fans des Who ne vont pas beaucoup apprécier mais, Dieu merci, ils ne sont plus là! C’était terriblement difficile de jouer avec eux. Ils n’ont jamais été capables d’avoir leur propre groupe. Je pense que c’est ma discipline musicale, et mon efficacité musicale qui ont maintenu le groupe ensemble." 

"Le son de basse de John ressemblait à un orgue de Messiaen. Chaque note, chaque harmonie dans le ciel. Quand il est décédé et que j’ai joué pour la première fois avec Pino [Palladino] à la basse, sans toutes ces fioritures, je me suis dit 'ça y est, j’ai un boulot'".

"Avec Keith, je devais garder l’horloge à l’œil parce qu’il était incapable de gérer le temps. Donc quand il est parti, je n’ai plus eu à m’occuper de ça!"

Le batteur Keith Moon est décédé à 32 ans en 1978 d’une overdose d’une substance utilisée pour se sevrer de l’alcool. En 2002, le bassiste John Entwistle mourrait d’un malaise cardiaque induit par sa consommation de cocaïne.

UPDATE: suite à la parution de l'interview au Rolling Stone Magazine, Pete Townshend a publié ceci:

Par contre, Pete Townshend a expliqué que son "incroyable relation d’amitié de plus en plus forte avec Roger Daltrey" est l’explication de la longévité du groupe.

Les musiciens jouent ensemble depuis 1964, sortiront " Who ", leur 12e album, le 6 décembre.

Dans une interview au the Yorkshire PostPete Towshend explique "quand je repense à nos débuts, nous avions peu en commun. Aujourd’hui, nous n’avons pas beaucoup plus en commun, mais nous tenons énormément l’un à l’autre." Et c’est pour lui une des raisons de ce succès.

"C’était à la fois une surprise et un plaisir pour nous deux, parce que nous ne nous y attendions pas ! Aujourd’hui, tout est facile entre nous. Il me dit 'tu as ton bic et ta guitare, j’ai ma voix.' On se retrouve quelque part à mi-chemin et on laisse les choses prendre naturellement."

Dans une autre interview récente, Pete Townshend des Who regrette certains comportements de l’époque.

Le chanteur et guitariste avait pour habitude de massacrer ses instruments sur scène et il estime aujourd’hui que c’était "une perte de temps", même si cela a contribué à la notoriété de son groupe.

"J’étais assez prétentieux envers le rock and roll", déclare-t-il. Et se souvenant d’un regrettable incident dans le cadre duquel le batteur Keith Moon avait passé une télévision par la fenêtre d’un hôtel, il explique "je me souviens de l’avoir regardé et d’avoir pensé que c’était complètement crétin. Mais après, je l’ai fait moi-même deux ou trois fois, et c’est moi-même que j’ai traité de crétin."

Pete Townshend concède pourtant que cela a permis d’attirer l’attention sur son groupe, et il a parfois considéré ces agissements comme une "forme d’art", lui qui était étudiant en Arts à l’époque.

"Cette autodestruction venait en ligne droite du Collège. Même si les gens me disaient de ne pas casser mes instruments. Mais je m’en foutais complètement, ça les faisait écouter ma musique".

Il regrette d’ailleurs que sa génération "ait manqué le coche du changement social". "Ma génération s’est sentie privée de son droit de vote. On n’avait pas de leitmotiv pour lequel se battre, on n’était pas vraiment en colère. Et avec les drogues psychédéliques, on est complètement passés à côté. Cette période hippie aurait pu être beaucoup plus fondatrice qu’elle ne l’a été".

Les Who ont sorti un titre à la fin de la semaine dernière : "I Don’t Wanna Get Wise".

Il suit le morceau "All This Music Must Fade" et tous deux paraîtront sur le prochain album "Who", qui arrivera ce 6 décembre.

Newsletter Classic 21

Recevez chaque jeudi matin un aperçu de la programmation à venir.

OK