Ozark Henry nous propose de nous "rencontrer à nouveau"

"We will meet again", c’est le titre du nouveau single qu’Ozark Henry propose à son public ce vendredi 22 mai. Nous recevrons l’artiste par téléphone à 13h15 dans l’émission "Lunch around the Clock" pour l’occasion.

Ozark Henry devait prendre la route en avril pour une nouvelle tournée internationale qui l’emmènerait à New-York, Paris, Tokyo et Londres, mais tous les projets ont été annulés, comme pour le reste de cette année 2020.

Alors qu’il est resté en sécurité chez lui avec sa famille, il a pu réaliser la situation catastrophique de la famille artistique à laquelle il appartient, mais aussi les difficultés économiques, liées à l’activité touristique de Wulpen, un petit village côtier de la commune de Coxyde, dans lequel il vit.

Henry insiste pourtant sur le fait que cela ne détruira pas le moral des gens qui y vivent : "… Les gens sont en difficulté, les entreprises sont en baisse. Le village est en mode survie. Mais les gens d’ici sont durs et ont une fierté commune. La convivialité n’a jamais été aussi présente et nous gardons donc espoir : nous nous reverrons !"

C’est cette double réalité qui l’a mené à composer ce magnifique titre, plein d’espoir et fédérateur.

A propos de la chanson « We Will Meet Again »

Dans un communiqué de l'artiste, on peut lire : "" We Will Meet Again " n’est pas simplement née pour me permettre de rester occupé pendant le confinement, mais pour capturer ce moment charnière que nous vivons, comme le ferait un photographe."

"Début janvier, je me préparais pour une tournée internationale qui devait commencer en avril et m’amener à New York, Tokyo, Paris et Londres. Je suis resté confiné à la maison depuis le début du mois de mars, et à la fin du mois, j'ai assisté non seulement à l’annulation de mes dates de tournée, mais aussi à tout ce qui était prévu en 2020 !"

"J’habite dans un petit village côtier. Ma famille va bien et est en bonne santé tandis qu'à l’extérieur, des gens de notre communauté, des gens que nous connaissons, se battent pour leur vie, et certains sont déjà décédés. Mais vu la beauté et la tranquillité de mon village, cette crise est malheureusement aussi invisible que réelle. Néanmoins, pour ma communauté, ce lockdown fait très mal. Le village vit de ses visiteurs et des touristes, et personne n'est autorisé à y entrer avant la fin août, soit avant la fin de la saison estivale et la fin des vacances. Nous savons tous que c'est la meilleure chose à faire, bien sûr, mais cela ne change pas l'impact catastrophique. Nous ne sommes que fin avril et les gens sont déjà en difficulté, les entreprises sont en baisse. Le village est en mode survie. Mais les gens d'ici sont durs et ont une fierté commune. L'unité n'a jamais été aussi forte et nous gardons donc espoir : nous nous reverrons ! We will meet again !"

Si les projets de ce début de décennie sont postposés, espérons qu’il n’en soit pas de même pour ceux de l’année prochaine, qui verra le vingtième anniversaire de la sortie de l’album "Birthmarks", mais aussi les 25 ans de carrière d’Ozark Henry.

 

Parmi les lives que nous vous avons proposés sur antenne pendant ce confinement, Ozark Henry figurait en belle place avec le concert enregistré par nos soins en mars 2015 au Bozar, en compagnie du Belgian National Orchestra. Il y présentait alors son album "Paramount".

Piet Goddaer a souvent poussé la porte de notre studio pour y offrir à nos auditeurs des formules diverses permettant d’apprécier son univers musical, comme en 2010 lors d’un concert privé donné dans les locaux de la police de Charleroi, en compagnie d’une poignée d’auditeurs chanceux, ou lors des 30 ans de l’émission Les Classiques de Marc Ysaye. On pense aussi au showcase privé animé par Eric Laforge pour un petit-déjeuner particulier il y a trois ans et au final du défilé militaire il y a deux ans, lors duquel il avait interprété un titre de David Bowie, son idole de toujours. David Bowie avait même désigné son premier album, en 1996, comme l’un de ses favoris… une consécration inespérée pour Ozark Henry.

"Au début de ma carrière, j’ai rencontré David Bowie. Il m’a appris que l’ego n’a pas d’importance. C’est le travail qui nous relie – la musique que nous laissons – qui compte le plus. Je n’ai jamais oublié cette leçon", explique Ozark Henry en interview.

 

Ozark Henry fait partie de ces artistes intemporels qui savent mieux que personne capter leur audience avec des titres sincères qui nous touchent profondément dès les premières notes. Pour preuve, depuis la sortie de ''I’m Seeking something That Already Found Me'' en 1996, il n’a eu de cesse de proposer une musique riche, envoûtante et par-dessus tout avant-gardiste.