Nous y étions: ZZ Top à Forest National

Nous y étions: ZZ Top à Forest National
Nous y étions: ZZ Top à Forest National - © Tous droits réservés

Même si la saison, normalement estivale, ne nous permet pas de profiter à loisir des terrasses et de bien des plaisirs extérieurs, une chose est sûre, hier soir à Forest National, l’ambiance était aux Bar-B-Q.

Après une quête relativement longue pour trouver une place de parking, chose décidément trop rare autour du site du concert et finalement rituel habituel lorsqu’on se rend dans cette salle renommée, on commence à apercevoir des t-shirts frappés du fameux double "Z".

Bref, aux alentours de 20h, après une fouille sommaire par quelques vigiles rassurants qui nous rappellent que nous sommes toujours au niveau trois de la menace terroriste, arrivée dans une salle réduite en mode "club" et où le public semble très clairsemé. Pour un concert dont le début est prévu à 20h30, cela semble même inquiétant. Cela dit, je ne fus pas alarmé très longtemps car la densité de population a doublé, voir même triplé en à peine un quart d’heure.

C’est là aussi que l’on prend plaisir à retrouver quelques connaissances avec lesquelles échanger l’un et l’autre commentaire sur la prestation décevante que nous avait offerte le trio texan l’année dernière.

La ponctualité étant la politesse des rois, c’est donc de manière royale, qu’à 20h30 précise, le groupe de première partie monte sur scène. Bonne surprise, il s’agit de Ben Miller Band, les mêmes que l’année précédente. Autant vous dire que ce "combo" du Missouri est un véritable régal et d’autant plus agréable avec la présence additionnelle d’une charmante violoniste-chanteuse dont la chevelure est aussi longue que le fleuve Mississippi.

Après un set de plus ou moins trois quarts d’heure dans la plus pure tradition "Roots", la salle est bien chaude pour accueillir le Révérend Gibbons, son frère de barbe Dusty Hill, et le batteur Franck Beard. Une arrivé sans chichi qui se fera, elle aussi, pile à l’heure, soit, à 21h30.

C’est avec un très rugueux Got Me Under Pressure que le trio entame les festivités, ce qui me rassure sur la qualité du son de guitare du sieur Gibbons. Un élément qui m’avait semblé suraigu il y a un an. Cette fois, le son a des "cojones" et grosse surprise, Dusty Hill, de son côté, ne tapote pas sa basse mais un clavier. Il alterna d’ailleurs plusieurs fois entre l’un et l’autre durant un show de grosso modo une heure vingt.

Sur les quatre fois où j’ai eu l’occasion d’assister à un concert de ZZ TOP, c’est la première fois que je vois ainsi Dusty Hill au clavier. L’avantage de cela s’entend, et donne une plus-value aux titres emblématiques des années 80 tel que, Gimme All You Lovin, le pré-cité, Got Me Under Pressure, Rough Boy, Sharp Dressed Man, et Legs.

Parmi les bonnes surprises, on peut noter un savoureux "Rythmeen" qui m’a donné envie de ressortir l’album homonyme, ainsi qu’un étonnant "Foxy Lady" nous rappelant que le Révérend et le Voodoo Child se sont fréquentés et avaient une estime mutuelle l’un pour l’autre.

La dernière surprise réside dans le double rappel. Chose inhabituelle depuis les débuts de la tournée car en général, après l’enchaînement de "La Grange" et de "Tush", les lumières se rallument invitant ainsi le public à se diriger vers la sortie.

Ici, que nenni! La salle reste dans le noir alors que l’éclairagiste accompagne les "Whohowohohoo" par des petites interventions éclair. Quelques minutes après, revoilà nos trois gaillards qui donneront un coup de barouds avec deux reprises dont une de "Jailhouse Rock" tombant à point nommé pour rendre un hommage à Scotty Moore dont nous venions d’apprendre la disparition.

Pour conclure, certes, le trio texan n’a peut-être pas la vivacité d’un Paul McCartney sur scène, mais pour une moyenne d’âge oscillant entre les 66 et les 68, pas besoin d’artifices pour que ZZ soit au TOP!