Neil Young s'adresse à nouveau à Donald Trump

Neil Young
Neil Young - © Kevin Winter - Getty Images

Avant le speech de Donald Trump la semaine passée au Mont Rushmore, quelques titres de Neil Young ont été diffusés sans autorisation.

Il s’agissait de "Like a Hurricane", "Cowgirl in the Sand" et "Rockin’in the Free World".

Neil Young avait déjà fait part de son mécontentement sur Twitter et écrit maintenant une lettre ouverte au président en expliquant qu’il ne lui fera pas de procès car il ne veut pas perturber les efforts du gouvernement dans sa lutte actuelle contre le coronavirus.

"Bien que je vous ai déjà demandé plusieurs fois de ne plus utiliser ma musique car cela donne à penser que je vous soutiens, vous continuez à la diffuser lors de vos rassemblements, sans vous soucier de mes droits, et même en m’injuriant sur Twitter," écrit-il.

"Et parce que vous êtes en charge de la lutte contre le Covid-19 ici aux USA, je ne vous poursuivrai pas en justice (alors que c’est clairement mon droit) pour ne pas déranger potentiellement votre travail important pour protéger et sauver des vies d’Américains," continue-t-il.

"Avec l’énorme pouvoir dont vous jouissez en notre nom, je vous souhaite le meilleur dans cette lutte critique pour sauver les citoyens américains de cette menace. Je sais que vous ferez de votre mieux pour tous, peu importent les penchants politiques. Je vous donne tous mes encouragements pour réunir l’Amérique."

Neil Young lui parle également de sa nouvelle chanson "Lookin’For A Leader 2020," : "Je pense que cela pourrait être intéressant à utiliser lors de vos prochaines campagnes."

Ce combat de Neil Young face à Trump dure depuis 2015, lors de la première campagne de ce dernier. En 2018, à mi-mandat, Trump avait encore utilisé ces titres sans autorisation.

Le Président ne semble pas attacher beaucoup d’importance aux autorisations de diffusion, ce qui a suscité le mécontentement de bon nombre d’artistes, tels que les héritiers de Tom Petty, qui ont émis un ordre légal pour empêcher Donald Trump d’utiliser le titre de 1989 "I Won’t Back Down", diffusé sans autorisation ce 20 juin lors d’un rallye à Tulsa, dans l’Oklahoma. Les Rolling Stones ont aussi prévenu le président des Etats-Unis que s’il utilisait encore leur musique lors de ses rallyes, ils lui infligeraient un procès.

R.E.M., les héritiers de Prince, Steven Tyler ou encore Axl Rose, se sont aussi indignés sur les chemins détournés utilisés par le président américain afin de diffuser leurs titres de manière illégale.

En mars dernier, Neil Young avait annoncé qu’il ferait une apparition avec sa femme, l’actrice Daryl Hannah, à un rallye de campagne de Bernie Sanders, le candidat démocrate à la présidentielle américaine. Peu de temps avant, il témoignait son respect au candidat dans un long post publié sur son site web. "Chaque point qu’il soulève représente quelque chose en quoi je crois. Chacun d’eux. Si Bernie avait affronté Trump à la place d’Hillary Clinton, nous ne serions pas dans un tel chaos", avait affirmé Neil Young. En février dernier, il avait également écrit une lettre ouverte à Trump, critiquant vivement l’actuel président. Toujours sur son site web, il le décrit comme "une honte" à son pays et il l’accuse de "destruction aveugle de nos ressources naturelles partagées, de notre environnement et de nos relations avec des amis du monde entier."

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