Neil Young pense qu'il poursuivra peut-être Donald Trump en justice

Neil Young pense qu'il poursuivra peut-être Donald Trump en justice
Neil Young pense qu'il poursuivra peut-être Donald Trump en justice - © Frazer Harrison - Getty Images

Rappel des faits : avant le speech de Donald Trump en juin dernier au Mont Rushmore, quelques-uns de ses titres ont été diffusés sans autorisation.

Il s’agissait de "Like a Hurricane", "Cowgirl in the Sand" et "Rockin’in the Free World".

Neil Young avait déjà fait part de son mécontentement sur Twitter et avait ensuite écrit une lettre ouverte au président en expliquant qu’il ne lui fera pas de procès car il ne voulait pas perturber les efforts du gouvernement dans sa lutte actuelle contre le coronavirus : "Parce que vous êtes en charge de la lutte contre le Covid-19 ici aux USA, je ne vous poursuivrai pas en justice (alors que c’est clairement mon droit) pour ne pas déranger potentiellement votre travail important pour protéger et sauver des vies d’Américains," avait-il écrit.

On dirait qu’il change aujourd’hui d’avis dans un nouvel article posté sur son site web.

"Je reconsidère ma position quant à poursuivre ou non le président Donald Trump," déclare-t-il. "J’y repense. Il y a beaucoup d’éléments à prendre en compte, et j’y avais déjà réfléchi, décidant que je ne le poursuivrais pas. Mais par la suite, le président Trump a placé des voyous en uniforme dans les rues. C’est son idée. Il les a choisis lui-même."

Il poursuit : "Trump n’a aucun respect pour nos soldats. On les utilise maintenant dans les rues d’Amérique contre les citoyens respectueux de la loi, tout cela pour une mascarade politique orchestrée par un président contesté."

"Imaginez-vous ce que cela fait d’entendre 'Rockin' in the Free World' après le speech d’un tel président, comme si c’était son hymne. Je ne l’ai pas écrite pour cet usage."

Ce combat de Neil Young face à Trump dure depuis 2015, lors de la première campagne de ce dernier. En 2018, à mi-mandat, Trump avait encore utilisé ces titres sans autorisation.

Le Président ne semble pas attacher beaucoup d’importance aux autorisations de diffusion, ce qui a suscité le mécontentement de bon nombre d’artistes, tels que les héritiers de Tom Petty, qui ont émis un ordre légal pour empêcher Donald Trump d’utiliser le titre de 1989 "I Won’t Back Down", diffusé sans autorisation ce 20 juin lors d’un rallye à Tulsa, dans l’Oklahoma. Les Rolling Stones ont aussi prévenu le président des Etats-Unis que s’il utilisait encore leur musique lors de ses rallyes, ils lui infligeraient un procès.

R.E.M., les héritiers de Prince, Steven Tyler ou encore Axl Rose, se sont aussi indignés sur les chemins détournés utilisés par le président américain afin de diffuser leurs titres de manière illégale.

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