Media 21 : FEMM, près de 700 femmes dénoncent le sexisme dans l'industrie musicale

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C’est un manifeste sans précédent qui a défrayé la chronique musicale cette semaine, celui signé par près de 700 femmes qui dénoncent le sexisme de l’industrie musicale.

Le magazine français Télérama a publié cette semaine un manifeste qui dénonce le sexisme de l’industrie musicale. Parmi les signataires on trouve notamment Zazie, Jeanne Added, Clara Luciani ou encore Chris de Christine and the Queens. Pas seulement des chanteuses : près de 700 femmes actives dans le secteur, réunies sous la bannière des Femmes Engagées des Métiers de la Musique, en abrégé FEMM. Un nombre impressionnant pour une démarche inédite !

« Nous, artistes, musiciennes, techniciennes, productrices, éditrices, compositrices, manageuses, attachées de presse, juristes […] avons toutes été victimes ou témoins du sexisme qui règne au quotidien : les propos misogynes, les comportements déplacés, les agressions sexuelles qui atteignent en toute impunité la dignité des femmes »

C’est un réquisitoire très dur qui ne vise pas que des comportements :

Pour les signataires, c’est tout le système qui est en cause : son fonctionnement ou plutôt son dysfonctionnement : les disparités salariales, l’invisibilité des femmes aux postes à responsabilité, les préjugés et les non-dits qui bloquent le développement et les carrières de professionnelles pourtant compétentes et investies.

C’est donc un changement radical que veulent les signataires !

Elles affirment que " le temps est venu pour le monde de la musique de faire sa révolution égalitaire : " Les comportements discriminants ne sont plus tolérables et doivent être dénoncés et sanctionnés. Trop longtemps, ils ont été passés sous silence. Nous prenons le micro aujourd’hui pour crier haut et fort que nous n’avons plus peur de les refuser ". Fin de citation.

Leur démarche s’inspire du collectif 5050 lancé fin février par 300 personnalités du cinéma français qui ne se contentent pas de dénoncer le harcèlement et les violences sexuelles. Selon elles, le mouvement #MeToo n’est qu’un point de départ pour remettre en question la répartition du pouvoir et garantir ainsi l’égalité et la diversité des métiers et au-delà, le renouvellement de la création.

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