Maintenant que les concessionnaires automobiles sont ouverts, est-ce le moment d'acheter une voiture ?

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Il semblerait que cela soit le bon moment pour acheter une voiture, du moins si c’est vraiment nécessaire, car c’est l’instant idéal pour obtenir une ristourne importante. Et c’est normal, il ne faut pas être un grand économiste pour comprendre qu’on a d’un côté des acheteurs frileux et puis de l’autre des concessionnaires qui ne savent plus quoi faire de leurs stocks.

En clair, la demande est plus basse que l’offre et donc l’acheteur d’une voiture est aujourd’hui en position de force pour négocier. Les concessionnaires le savent et jouent la carte des ristournes pour les uns, du report du paiement de 3 mois pour les autres ou encore de ventes flash. A titre d’exemple, chez Citroën Belgique, les avantages peuvent aller jusqu’à 8900 euros et jusqu’à 8200 euros chez Renault.

J’ai démarré cette chronique en disant que c’est la bonne période pour acheter, mais je n’ai pas dit que c’était la meilleure non plus ! Pour la simple raison que personne n’a de boule de cristal. Si la reprise économique devait être plus lente, il ne faudrait pas exclure que des offres de rabais, encore plus importantes, aient lieu dans quelques mois. C’est possible mais personne n’en sait rien à vrai dire.

Et justement, les concessionnaires intelligents le savent et éviteront ce déplacement d’achat vers un avenir incertain en proposant dès maintenant de vraies ristournes pour éviter que l’acheteur ne reporte son achat.

Pour les particuliers, ce sont surtout les modèles de stock sur lesquels il sera possible de faire de bonnes affaires. Bien entendu, un modèle de stock empêche la personnalisation et le choix des options, mais c’est le prix à payer pour obtenir une énorme remise de la part du concessionnaire ou du garage en question. Pour ces derniers, toutes ces voitures en stock, c’est du cash immobilisé et il leur faut absolument les sortir du parking pour retrouver de la trésorerie.

Les marques premium comme BMW par exemple ont mieux résisté à la crise du confinement (-21,7% contre -36,6% pour le marché) et les promotions seront sans doute moins fortes pour protéger la valeur résiduelle de la marque, selon Jeroen Lissens, l’attaché de presse de BMW.

Mais dans ce rapport de force, globalement en faveur des acheteurs, il faut noter quand même que grâce au Salon de l’Auto, le secteur auto a pu limiter un peu la casse car ce salon représente souvent le quart des commandes annuelles. Heureusement donc que le coronavirus n’est pas arrivé un mois plus tôt dans l’année, sinon les dégâts en termes de ventes auraient été encore plus graves pour la distribution automobile.

 

Comme quoi on se rassure comme on peut…