Linkin Park saisit Donald Trump d'une ordonnance de cesser et de s'abstenir

Linkin Park saisit Donald Trump d’une ordonnance de cesser et de s’abstenir
Linkin Park saisit Donald Trump d’une ordonnance de cesser et de s’abstenir - © Junko Kimura - Getty Images

Le management du groupe a demandé à "censurer" un tweet de la Maison Blanche qui utilisait le titre "In The End" sans autorisation dans une vidéo partagée sur le réseau social.

Il s’agissait d’une promotion pour la campagne du président, postée par Dan Scavino, le directeur des réseaux sociaux de la Maison Blanche. Seulement quelques heures plus tard, elle a été retirée de Twitter avec la notification : "Ce média a été désactivé en réponse à une demande du propriétaire des droits d’auteur."

Il s’agit d’une plainte déposée par Machine Shop Entertainment, la société de management qui appartient à Linkin Park.

Un porte-parole de Twitter a expliqué au Guardian : "Nous répondons à des demandes valides qui nous sont envoyées par un propriétaire de droits d’auteur, ou par les représentants autorisés."

Un peu plus tard, le groupe a partagé un communiqué en ligne : "Linkin Park n’a jamais soutenu Trump, et n’autorise pas son organisation à utiliser notre musique. Un ordre de cesser et de s’abstenir a été envoyé."

En 2017, le défunt chanteur du groupe, Chester Bennington, avait déjà fait part de son opinion au sujet du président des USA : "Je le répète… Trump est une plus grande menace aux Etats-Unis que le terrorisme !!! Nous devons nous faire entendre et nous mobiliser pour ce en quoi nous croyons."

Linkin Park n’est pas le premier groupe à refuser l’usage de sa musique au président. Neil Young a récemment écrit une lettre à Donald Trump pour lui signaler son désaccord et lui dire qu’il ne lui fera pas de procès car il ne veut pas perturber les efforts du gouvernement dans sa lutte actuelle contre le coronavirus.

Le Président ne semble pas attacher beaucoup d’importance aux autorisations de diffusion, ce qui a suscité le mécontentement de bon nombre d’artistes, tels que les héritiers de Tom Petty, qui ont émis un ordre légal pour empêcher Donald Trump d’utiliser le titre de 1989 "I Won’t Back Down", diffusé sans autorisation ce 20 juin lors d’un rallye à Tulsa, dans l’Oklahoma. Les Rolling Stones ont aussi prévenu le président des Etats-Unis que s’il utilisait encore leur musique lors de ses rallyes, ils lui infligeraient un procès.

R.E.M., les héritiers de Prince, Steven Tyler ou encore Axl Rose, se sont aussi indignés sur les chemins détournés utilisés par le président américain afin de diffuser leurs titres de manière illégale.

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