Les Rita Mitsouko à propos de l'accueil anglosaxon de nos productions en Français: sans clip, impossible !

Quel bonheur de retrouver côte à côte Catherine Ringer et Fred Chichin, heureux, épanouis par la tournure que prend la carrière des Rita Mitsouko. Ils sont encore si jeunes et pourtant tellement clairvoyants sur le fonctionnement de l'industrie musicale (de l'époque...en 1987 mais tout ça reste encore bien d'actualité), sur la démesure du temps consacré à la promo d'un album par rapport au temps dédiée à l'écriture, la composition, le jeu sur scène… Pour une télé de 5 minutes avec une prestation scénique de quelques minutes elle aussi, il faut consacrer une journée entière !

C'est Jean Louis Sbille qui présente l'émission Cargo de Nuit dans laquelle est diffusée cette interview, nous sommes le 4 mars 1987. Les radios, les télés tournent en boucle le titre "C'est comme ça".

Les Rita Mitsouko sont en pleine gloire avec leur 2ème album "The No Comprendo" sous le bras mais Catherine Ringer a la tête sur les épaules et sait que ça n'a qu'un temps. Sa philosophie à ce sujet ? Profitons-en tant que le succès est là !!!

Au delà de la qualité, de l'originalité et de la modernité du titre "C'est Comme Ca", le succès tient peut-être aussi de la mise en scène et la réalisation du clip signé Jean-Baptiste Mondino.

Il faut dire que Mondino est au sommet de son art. Avant de s'attaquer à "C'est Comme Ca", dans un mouchoir de poche (entre 1984 et 1985), il réalise les clips de "Cargo de Nuit" pour Axel Bauer (1er clip en Français diffusé sur MTV aux Etats Unis), puis "Un Autre Monde" pour Téléphone, "The Boys of Summer" de Don Henley, "Russians" de Sting ou encore "Slave to Love" de Bryan Ferry.

Et le choix du réalisateur du clip de "C'est Comme Ca" a toute son importante pour Catherine Ringer. Selon elle, si vous faites écouter une chanson en Français à un Anglo-saxon, il y a peu de chances qu'il accroche. Par contre, si vous lui montrez le clip, les images prennent le dessus et "traduisent" l'esprit de la chanson et là, ça fonctionne !

Les Rita Mitsouko font donc appel à Jean-Baptiste Mondino pour ce titre. Pas de script pour ce tournage. Il a eu lieu en 1 journée et intégre 3 éléments chers au Rita: un singe zappeur, des mômes qui jouent des instruments de musique et un peu de traitement d'images.

Il aura fallu en tout et pour tout 3 prises, 3 profondeurs de champs et c'était dans la boite,... le talent  a fait le reste !

 

 

Une séquence réalisée avec la complicité de la Sonuma.

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