Les guitares de Robert Smith, épisode 3

Cette année, The Cure a plusieurs commémorations à son actif, dont le trentième anniversaire de l’album ''Disintegration''. Tout au long des 40 ans de carrière avec The Cure, et même durant son 'intérim'' parmi The Siouxsie And The Banshees, Robert ''Fat Boy'' Smith s’est servi d’un grand nombre de guitares, et souvent des modèles de prestige. Avec, par exemple, l’importance qu’eut la guitare baryton Fender Bass-VIsur sur des titres majeurs tel que, ''Pictures Of You'', ou encore, ''Plainsong''(encore qu’en live cette partie de guitare est reprise par la basse de Simon Gallup) de l’album ''Disintegration''. Néanmoins, depuis 2005, le leader des Cure arbore un vrai modèle signature réalisé par la maison Schecter, à savoir l’Ultracure.

Schecter, est une marque très répandue chez les guitaristes de métal mais dont on peut aussi recenser différents modèles célèbres : on pense notamment à la Télécaster rouge que Mark Knopfler faisait claquer dans ''The Walk Of Life'' à l’époque de Dire Straits, tout comme l’inoubliable Love Symbol Guitar de Prince dont les différents exemplaires sortaient, eux aussi, des ateliers Schecter.

L’Ultracure, comme son nom l’indique, est probablement davantage destinée aux guitaristes Curistes encore que, la polyvalence dont fait preuve cet instrument lui permet également de s’illustrer dans bien d’autres registre. En effet, l’Ultracure est une guitare surprenante par les sonorités qu’elle peut rendre mais aussi pour son look. Cette apparence est certainement ce qui surprend le plus lors d’une première approche : une forme loin d’être conventionnelle, une taille très encombrante et le poids de l’acajou dont est constitué le corps, font de cet instrument une 'bête' pour laquelle il faut prévoir un certain temps afin de pouvoir la dompter. Le manche, quant à lui, est plutôt à l’opposé avec un profil ni trop fin ni trop large et qui se termine avec une tête, elle aussi, surdimensionnée.

Par contre, c’est au niveau électronique que réside toute la polyvalence qu’offrent les Ultracures, une paire de humbuckers Seymour Duncan 59’qui sonneront très ''Les Paul'' et dont les réglages se font via, un sélecteur trois positions sur la corne supérieure, un potard de volume ''master'' sur la corne inférieure – comme sur les  gretsch – et deux autres boutons de volume indépendants, à la fois ''push-pull'' afin de splitter les humbuckers en simples bobinages. Équipe de la sorte, il faudra des heures pour explorer toutes les possibilités sonores que permet une telle configuration.

Les Ultracures sont également déclinables en version baryton ou encore équipées d’un vibrato de type ''Bigsby'' et sachez que, à l’occasion des 40 ans du groupe, un modèle spécial est sorti l’année dernière avec la mention ''1978-2018'' affiché sur la table et ''Citizen Not Subjects'' inscrite entre les deux micros, une référence à l’aversion notoire de Robert Smith envers la royauté britannique.

Ajoutez-y des effets de Chorus, Flanger, Delay, et Reverb, de chez Boss pour la plupart, additionnés d’un Roland Cube 80 GX et d’un Supro Black Magic, branchés en stéréo pour les amplis, et les sonorités Curiènnes commenceront très vite à se profiler à condition de respecter le ''feeling'' du maître.

 

Cure en concert, avec Classic 21, pour le Rock Werchter Festival, le vendredi 28 juin 2019.

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